“Je n’ai aucun talent” – Faut-il du talent pour réussir ? La réponse.

“Je n’ai aucun talent” – Faut-il du talent pour réussir ? La réponse.

Je discutais avec une amie l’autre jour. À un moment, elle me parlait de ce rêve qu’elle avait étant petite de faire de la gymnastique à haut niveau.

Je lui ai alors demandé pourquoi elle n’avait pas poursuivi dans cette voie…

Et c’est là qu’elle m’a sortie cette phrase : “J’aurais bien aimé, mais je n’avais pas le talent.”

Selon elle, pour réussir dans ce domaine, il fallait avoir des aptitudes innées que seuls certains ont… Et que d’autres n’ont pas.

Et elle était persuadée de ne pas les avoir.

Elle a donc décidé de ne même pas essayer, à cause de cette barrière.

De votre côté, cette situation vous est sans doute déjà arrivée également.

Vous avez certainement déjà voulu vous lancer dans un domaine (apprendre une nouvelle langue, faire un sport, une activité artistique, un certain cursus d’études, lancer un projet personnel…), mais vous étiez persuadé de ne pas avoir ce qu’il fallait pour réussir dans ce domaine.

Vous regardiez ceux qui réussissent en vous disant quelque chose du style : “C’est facile pour eux, ils ont du talent. Moi j’en ai pas, je ne peux pas le faire.”

Vous aviez alors décidé de ne pas vous lancer, persuadé de ne pas être à la hauteur.

Mais cette barrière était-elle réelle ou simplement dans votre tête ?

Le talent inné, est-ce qu’un mythe ou une réalité ?

Dans cet article, vous allez avoir les réponses en détail à ces questions.

Le but est d’opérer un changement profond dans votre état d’esprit, pour que vous puissiez arrêter de vous laisser limiter par cette idée du talent inné.

Il y a 3 grands niveaux d’état d’esprit concernant le talent qu’on retrouve chez les gens, allant du niveau 1 (le plus basique) au niveau 3 (le plus avancé).

Ici, je vais vous détailler ces 3 grands niveaux, pour que vous puissiez évoluer vers le niveau 3, le plus avancé.

Mais tout d’abord, définissons ce qu’est le talent.

Le talent, qu’est que c’est concrètement ?

Ici, en parlant du talent, je parlerai de l’ensemble des aptitudes innées que vous avez dans une certaine activité.

Par exemple, lorsque vous étiez à l’école, il y avait forcément des matières dans lesquelles vous étiez naturellement meilleur que d’autres. Dans ces matières, vous aviez déjà un certain niveau de base, sans rien faire. Et pour une même quantité d’efforts, vous appreniez plus vite que les autres. C’est ça, le talent.

Et c’est à ne pas confondre avec la compétence, qui correspond à une aptitude que vous avez développée (par le travail, l’entraînement, la répétition…).

Par exemple, au lycée, il y avait une élève dans ma classe qui travaillait beaucoup, et qui avait de bonnes notes (en fait, elle était tout le temps première de la classe). La plupart des gens pensaient qu’elle était naturellement douée (qu’elle avait du talent), alors qu’en réalité, elle passait juste la majorité de son temps libre en dehors des cours à réviser, et c’est ce qui lui permettait d’avoir ces résultats.

C’est très important de faire la distinction entre les deux, parce qu’on va beaucoup jouer sur ces deux notions dans cet article.

Bien. Maintenant cette précision faite, passons sans plus attendre aux 3 grands niveaux de compréhension du talent. L’idée, c’est que vous identifiez à quel niveau vous êtes, pour pouvoir passer au(x) niveau(x) suivant(s).

Allez, c’est parti !

Niveau 1 – “Le talent joue un rôle majeur dans la réussite”

C’est l’état d’esprit dont je viens de parler dans l’introduction avec l’exemple de mon amie, et dans lequel sont la majorité des gens.

À ce niveau, vous pensez que la réussite dans un domaine est essentiellement due au talent. Vous regardez ceux qui réussissent, et vous vous dites : “Ces personnes ont des facultés innées que seuls certains ont la chance d’avoir et que d’autres non pas.”

Pour vous, le travail, l’implication et l’entraînement ne jouent qu’un rôle mineur dans la réussite.

Par exemple, lorsque vous voyez un artiste réaliser une magnifique prestation sur scène (un chanteur par exemple), vous vous dites qu’il est naturellement doué.

Selon vous, peu de personnes pourraient reproduire une telle prestation, puisque pour y arriver, il faut avoir la chance d’avoir un talent inné.

Le problème à ce niveau, c’est que dans la majorité des cas, vous êtes persuadé de ne pas avoir ce talent.

Vous vous dites donc : “À quoi bon essayer, puisque dans tous les cas je n’ai pas ce qu’il faut pour y arriver ?”

Vous vous mettez une limitation avant même de vous lancer. Avant même d’avoir essayé, vous avez déjà abandonné.

Et cet état d’esprit, c’est bien souvent un état d’esprit de confort que vous avez développé pour éviter d’avoir à fournir les efforts, le travail et l’implication nécessaires pour progresser.

Lorsque vous n’avez pas le niveau que vous souhaitez dans un domaine, il est plus facile de vous dire que c’est dû au manque de talent. Cela sous-entend que vous ne pouvez rien y faire, et que la seule raison pour laquelle vous n’avez pas les résultats que vous souhaitez, c’est à cause de ce critère inné sur lequel vous n’avez pas de contrôle.

Le problème, c’est que si vous gardez cette mentalité, vous n’allez jamais progresser.

Vous allez toujours vous résigner à votre situation actuelle, sans jamais vous donner les moyens de développer les compétences et les aptitudes que vous désirez.

Si vous voulez progresser dans votre vie, vous devez donc absolument lâcher cette mentalité.

Vous allez alors passer au niveau 2.

Niveau 2 – “Le talent n’existe pas, tout ce qui compte c’est le travail”

À cette étape, vous comprenez que l’idée du talent inné est toxique, et qu’elle vous empêche de progresser.

Vous arrêtez donc d’y croire, et désormais, vous comprenez qu’il y a des choses sous votre contrôle que vous pouvez faire pour vous améliorer.

Vous intégrez à la place des valeurs de travail, de discipline, de détermination, d’engagement et de dépassement de soi.

Et vous êtes convaincu que si vous mettez les efforts nécessaires, vous pouvez tout atteindre… Et que rien n’est impossible.

Par exemple, si vous souhaitez obtenir de meilleurs résultats dans vos études, vous savez qu’il ne tient qu’à vous de fournir le travail nécessaire pour y arriver.

Si vous désirez atteindre le haut niveau dans un sport, vous savez que par l’entraînement, la discipline et le dépassement de soi, vous pouvez y arriver aussi.

Si vous avez envie d’apprendre une nouvelle langue, pareil.

Si vous souhaitez vous lancer dans l’entrepreneuriat, de même.

Etc.

Vous sentez qu’en vous entraînant suffisamment (et de la bonne manière), tous vos objectifs sont possibles.

Ce nouvel état d’esprit vous permet de reprendre une posture de leader dans votre vie, et d’arrêter de subir votre situation.

Vous n’êtes plus à la merci des aptitudes innées que vous avez eu la chance d’avoir ou pas, et vous reprenez le contrôle de votre vie.

Désormais, selon vous, tout le monde est sur un pied d’égalité… Et c’est celui qui travaille le plus et le mieux qui arrive à obtenir les meilleurs résultats.

L’idée du talent inné sonne dorénavant comme une excuse que seuls ceux qui n’ont pas envie de fournir les efforts nécessaires pour progresser se trouvent.

Pour vous, si on prenait 2 personnes qui veulent apprendre une discipline (à jouer de la guitare par exemple), et que les deux suivent exactement le même entraînement, avec la même intensité, mais que l’une pratique 2 heures par jour, alors que l’autre pratique 4 heures par jour, alors celle qui pratique 4 heures par jour progressera toujours plus vite que celle qui pratique 2 heures.

Dans votre vision des choses, les grands athlètes (comme Roger Federer, Michael Phelps, Michael Jordan, Conor McGregor…) n’ont aucun talent particulier. La seule chose qui les distingue de la plupart des gens est qu’ils ont travaillé plus que les autres.

Selon vous, tout le monde pourrait atteindre leur niveau. Mais très le font, parce que 99,9999% des gens ne sont pas prêts à fournir la quantité de travail nécessaire pour y arriver.

D’ailleurs, certains de ces grands sportifs le disent eux-mêmes :

Par exemple, il y a cette citation désormais bien connue de McGregor (ex double champion en arts martiaux mixtes), qui dit : “Il n’y a pas de talent ici, c’est du travail acharné. C’est une obsession. Le talent n’existe pas, nous sommes toujours égaux en tant qu’êtres humains. Tu peux devenir qui tu veux, si t’y mets le temps et les efforts. T’atteindras le sommet, et c’est tout. Je ne suis pas talentueux, je suis obsédé.”

Et il n’est pas un cas à part, de nombreux autres athlètes de haut niveau semblent partager cette même vision des choses…

Et si vous vous intéressez un minimum au développement personnel, vous avez d’ailleurs sans doute pu remarquer que c’est un état d’esprit qui est également très mis en avant dans ce milieu.

Le fait est que la plupart des gens sont au niveau 1, dans une posture où ils subissent leur vie, et ont besoin d’entendre ce type de discours responsabilisant.

C’est ce qui va leur permettre de revenir au contrôle de leur vie et mettre en place les changements qu’ils désirent.

Et de votre côté, si vous vous êtes un minimum avancé dans votre développement personnel, vous êtes certainement déjà arrivé à ce niveau 2.

Et c’est déjà une excellente première étape.

Il vaut 100 fois mieux être à ce niveau 2 (quitte à être un peu trop extrême dans la mentalité “le talent n’existe pas, seul le travail compte”), plutôt que d’être au niveau 1, et rester bloqué dans une mentalité du type “Je ne peux pas réussir parce que je n’ai pas le talent”.

Cependant, à un niveau un peu plus avancé, vous vous rendrez compte que ce niveau 2 a aussi ses limites.

C’est là que vous passerez au niveau 3.

Niveau 3 : “Le talent occupe une place dans la réussite, mais ne doit pas être utilisé comme une limitation”.

Parfois, vous rencontrerez des personnes qui fournissent beaucoup moins d’efforts que vous, et qui obtiennent pourtant plus de résultats.

Et si vous gardez cette idée que seuls votre travail, vos efforts et votre implication feront la différence, alors vous risquez de très vite vous décourager. Puisque même en étant à votre maximum personnel, vous aurez toujours l’impression qu’il vous manque quelque chose par rapport à ces personnes.

Et plus vous vous rapprocherez du très haut niveau dans votre domaine (où tout le monde travail/s’entraîne plus ou moins à son maximum, à quelque chose près), plus cette différence se fera ressentir.

À ce stade, vous prendrez alors conscience que le talent existe et joue une part dans la réussite, au même titre que d’autres critères.

Et vous l’accepterez pour ce qu’il est, ni plus ni moins.

Je lisais récemment un livre biographique sur McGregor, qui n’a pas été écrit par lui, mais par quelqu’un qui est allé interviewer bon nombre de personnes qui l’ont connu étant plus jeune.

Et l’un de ses anciens entraîneurs de boxe le disait : lorsque les élèves “lambdas” apprenaient une nouvelle technique, ils mettaient plusieurs jours avant de bien la maîtriser. Ils devaient la répéter encore et encore pour y arriver. Pour McGregor, il ne lui fallait que quelques minutes. À quantité de travail égale, il progressait beaucoup plus rapidement que les autres. Il avait un talent naturel certain.

Pourquoi ce même McGregor disait-il alors qu’il n’avait pas de talent, et que sa réussite était uniquement due à son travail acharné ?

Et bien, les grands sportifs n’ont pas toujours conscience de leur talent, puisque c’est quelque chose qu’ils ont naturellement, de manière innée. Cependant, ils ont beaucoup plus conscience du travail qu’ils fournissent (souvent énorme). Il est beaucoup plus facile pour eux de réaliser les efforts fournis, que leur talent inné.

Ne vous méprenez pas : pour devenir l’un des meilleurs au monde dans un domaine, le travail acharné est nécessaire. Cependant, il n’est pas suffisant. Le talent inné joue aussi un rôle, au même titre que de nombreux autres critères.

Et de votre côté, vous devez en avoir conscience sans pour autant vous laisser décourager par cette idée.

Et justement, c’est ce qui fait la différence entre le niveau 3 et le niveau 1 : au niveau 3, vous n’avez pas cet esprit de résignation associé à cette idée de talent inné, comme vous pouvez l’avoir au niveau 1.

Ici, vous comprenez que tout le monde peut atteindre un très bon niveau dans un domaine. Même si vous êtes très mauvais au départ et que vous n’avez aucun talent inné, par le travail, l’entraînement et les efforts, vous pouvez devenir très bon. Et ce, quel que soit le domaine.

Vous ne vous mettez pas de limitations. Vous savez que s’il vous manque une compétence, vous pouvez la développer.

Par exemple, vous savez que si vous voulez atteindre un très bon niveau dans un sport ou un art, vous pouvez le faire.

Vous savez que si vous voulez faire un cursus d’études qui vous plait vraiment, vous pouvez y arriver.

Vous êtes convaincu que si vous voulez apprendre une nouvelle langue, vous pouvez le faire, même l’anglais était votre point faible tout au long de votre scolarité.

Votre manque de compétences ou de connaissances n’est plus un obstacle pour vous.

Cependant, vous gardez une vision réaliste des choses (ce qui ne veut pas dire pessimiste, attention) : vous comprenez que le talent joue aussi un rôle dans la réussite, et que certains progresseront peut-être mieux que vous pour moins d’efforts.

Et justement, puisque vous en avez conscience, vous n’êtes plus découragé par cette idée.

Vous avez désormais une mentalité qui vous permet de rester motivé et de continuer de donner le meilleur de vous, même si vous n’avez pas la garantie d’avoir le talent pour devenir le meilleur des meilleurs dans votre domaine.

Vous arrêtez de valoriser les résultats, et vous valorisez à la place l’implication.

Vous êtes beaucoup plus admiratif de quelqu’un qui part de loin et qui arrive à atteindre un bon niveau en s’impliquant à 100%, que de quelqu’un qui s’implique à moitié mais qui est très bon naturellement.

À ce stade, vous arrêtez également de vous comparer aux autres. Vous n’êtes plus en compétition avec eux puisque vous comprenez que vous ne jouez pas avec les mêmes armes. Vous êtes seulement en compétition avec vous-même. Votre but est d’atteindre le maximum de votre potentiel personnel, avec les cartes que vous avez en main.

En atteignant le maximum de votre potentiel, vous atteindrez peut-être l’élite mondiale dans votre domaine. Ou peut-être pas. Au final, ça a relativement peu d’importance pour vous, puisque vous restez concentré essentiellement sur les choses qui sont sous votre contrôle : donner le meilleur de vous, travailler, vous entraîner, vous remettre en question, mettre en place les bonnes habitudes, apprendre de vos erreurs, développer le meilleur état d’esprit possible, etc.

De plus, vous n’utilisez jamais le manque de talent comme une excuse. Vous avez conscience que même si le talent existe, lorsque quelqu’un réussit mieux que vous, ça ne veut pas nécessairement dire qu’il a plus de talent. Parfois ce sera le cas, parfois ça ne le sera pas. Vous ne pourrez jamais vraiment le savoir. Et donc vous ne tombez pas dans le piège de justifier votre manque de résultats par le manque de talent à la moindre occasion. Il y a toujours des choses sur lesquelles vous pouvez agir pour vous améliorer, et vous vous concentrez dessus.

En résumé : vous reconnaissez le talent pour ce qu’il est, ni plus ni moins. Vous ne l’utilisez pas comme une limitation. Vous vous concentrez sur le fait de donner le meilleur de vous, indépendamment de votre talent de base.

Conclusion

Vous avez découvert dans cet article les 3 grands états d’esprit au sujet du talent. À vous d’identifier à quel niveau vous êtes actuellement, pour passer au niveau suivant.

Cherchez à être au moins au niveau 2, c’est déjà une très bonne première étape. Cela vous permettra de revenir au contrôle de votre vie, plutôt que de la subir.

Comme vous avez pu le voir, le niveau 3 est à l’équilibre entre les deux premiers, où vous prenez le talent pour ce qu’il est, sans pour autant en faire une limitation.

Vous devez toujours chercher à exprimer le maximum de votre potentiel personnel, sans vous comparer aux autres (exception faite si c’est une comparaison saine, qui vous pousse à vous améliorer et donner le meilleur de vous).

Accordez toujours plus de valeur à votre niveau d’implication qu’à vos résultats, parce que votre niveau d’implication ne dépend que de vous. Vos résultats non (d’autres critères rentrent aussi en jeu, – entre autres – le talent).

Je conclurai cet article par une citation qui résume bien l’état d’esprit de ce niveau 3 :

“Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être, mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.”

Marc-Aurèle

Laissez-moi un commentaire ci-dessous pour me dire auquel de ces 3 niveaux vous êtes actuellement ! Je suis curieux de savoir.

À très vite !

– Sanjay

Ce cercle vicieux détruit votre motivation – [PARTIE 6]

Ce cercle vicieux détruit votre motivation – [PARTIE 6]

Note importante : Cet article fait partie d'une série en plusieurs parties sur la motivation. Si vous n'avez pas lu les articles précédents, je vous invite à le faire avant de lire celui-ci.

Tous les articles de la série sont regroupés ici : https://deep-advices.com/serie-motivation/

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Articles précédents de la série :

Dans les derniers articles, nous avons vu les 4 fondamentaux à maîtriser pour suivre au mieux cette série et en tirer partie au maximum.

Dans l’article d’aujourd’hui, nous allons enfin commencer à rentrer dans le vif du sujet en découvrant le cercle vicieux dans lequel sont pris la plupart des gens, et qui les pousse à manquer de motivation. Puis, à partir de là, on va comment sortir de ce cercle vicieux et véritablement développer votre motivation.

Commençons sans plus attendre en découvrant…

Le cercle vicieux qui vous empêche d’avoir la motivation

Imaginons une personne. On va l’appeler Tiago.

Tiago a 30 ans, et son principal problème dans la vie est le manque de motivation.

Il remet tout à plus tard et se sent incapable de mettre en place les changements qu’il désire dans sa vie.

Pourtant, il aimerait pouvoir changer des choses. Quand il est honnête avec lui-même, il sait que sa situation ne lui correspond pas.

Mais il est pris dans un cercle vicieux. Le même schéma se reproduit, encore et encore.

Voici ce qu’il se passe à chaque fois :

Tout d’abord, il décide de mettre en place une action, un changement dans sa vie.

Il a toujours plein d’idées de choses qu’il pourrait mettre en place :

  • une nouvelle routine matinale
  • se mettre au sport
  • changer son alimentation
  • travailler sur son projet personnel
  • lire
  • se former
  • apprendre l’anglais
  • sortir de sa zone de confort
  • développer une nouvelle compétence qu’il aimerait acquérir…

Mais au moment d’agir, il reporte toujours au lendemain.

Il se dit : “Si je le fais plus tard, ça ne va pas changer grand-chose…”

Mais en réalité, il n’a jamais plus de motivation plus tard. Il manque toujours autant de motivation.

Au final, il ne fait jamais ce qu’il décide de faire.

Et le problème, c’est qu’en n’agissant pas, il vient prouver à son cerveau qu’il est incapable de mettre en place les changements qu’il désire dans sa vie.

Il faut savoir que notre cerveau est très réceptif à la preuve. Vous pouvez l’imaginer comme quelqu’un qui regarde 24h sur 24 ce que vous faites, et qui en tire des conclusions. Il n’écoute pas ce que vous lui dites, il regarde ce que vous faites.

Et lorsque vous lui démontrez par l’expérience que vous n’êtes pas capable de mettre en place les changements que vous désirez dans votre vie, alors il développe la croyance : “Je suis incapable de mettre en place les changements que je désire dans ma vie”.

Qu’est-ce qu’une croyance ?

C’est tout simplement une idée à laquelle croit votre cerveau, la plupart du temps inconsciemment.

En fonction des expériences que vous vivez, vous développez différentes croyances.

Et en fonction des croyances que vous développez, cela impacte vos pensées, vos émotions et vos actions du quotidien.

Par exemple, ici, quand Tiago développe la croyance “Je suis incapable de mettre en place les changements que je désire dans ma vie, ça l’amène à perdre confiance en ses capacités. Il développe un état d’impuissance, de découragement.

Désormais, quand il se lèvera le matin, il aura encore moins la motivation, sans même comprendre pourquoi…

Il aura donc tendance à agir encore moins.

Mais le problème, c’est que puisqu’il aura tendance à agir encore moins, alors il viendra encore plus renforcer la croyance “Je suis incapable de mettre en place les changements que je désire dans ma vie“.

Son manque de motivation se développera donc encore plus, et il deviendra encore plus difficile d’agir pour lui.

Au final, moins il agit, moins il a de motivation. Et moins il a de motivation, moins il agit. C’est un cercle vicieux.

Et en répétant le cycle 100, 200, 500, 1 000 fois, alors il développe une très forte croyance qui le limite.

La petite action qu’il a remise à plus tard au départ a, en réalité, été le début d’une énorme boucle descendante dans sa vie.

Et c’est de cette manière que la très grande majorité des gens deviennent naturellement démotivés.

Sans même s’en rendre compte, ils se sont pris dans cette spirale négative.

Et arrivés à un certain stade, l’état d’impuissance et de découragement est tellement fort qu’ils ne cherchent alors même plus à mettre en place le moindre changement dans leur vie… Ils abandonnent avant même d’essayer.

Ils se disent des choses comme :

  • “J’y arriverai jamais”
  • “J’ai pas les capacités de le faire”
  • “Je suis nul, incapable”
  • “j’ai pas ce qu’il faut pour réussir…”
  • Etc.

Mais ces phrases ne sont que la partie visible de l’iceberg. Elles reflètent une croyance beaucoup plus profonde, ancrée dans leur cerveau. Depuis des années, ils ont échoué à mettre en place les changements qu’ils voulaient dans leur vie, et se sont prouvées à eux-mêmes qu’ils en sont incapables.

Désormais, ils sont emprisonnées dans cette situation. Et petit à petit, ils voient les années défiler et culpabilisent de ne pas y arriver.

Au final…

😔 Ils n’auront jamais le corps en forme qu’ils souhaitaient avoir…
😖 Ni la liberté financière qu’ils voulaient tant…
😫 Ni la confiance en eux qui les faisait rêver…
😪 Ni la vie sociale qui leur aurait fait dire “wouah”…
😭 Ni le couple avec la personne dont ils auraient été fiers…

Et ils devront vivre avec ce poids pour le reste de leur vie… (et c’est avec la gorge serrée qu’ils se regarderont dans le miroir le matin).

Pourtant, ils ont envie de changer…

Ils ne rêvent même que de ça !

Mais leur état d’impuissance est tellement fort qu’ils n’y arrivent pas.

Ce phénomène, les psychologues lui ont donné un nom : l’impuissance apprise.

L’IMPUISSANCE APPRISE

Imaginez un petit éléphant dans la nature, avec ses parents et ses frères et soeurs.

Un jour, il est arraché à sa famille par des hommes, pour en faire un éléphant de cirque.

Il est ramené au camp, puis attaché par une chaîne à un piquet de bois.

Les premiers jours, il passe tout son temps à tirer sur son piquet pour essayer de l’arracher.

Il y va de toutes ses forces, et essaie des centaines de fois.

Mais celui-ci ne s’arrache pas.

Il finit par se rendre à l’évidence : il est impossible pour lui d’arracher ce piquet. Il abandonne.

Petit à petit, les semaines, les mois et les années passent…

Et le petit éléphant qu’il était au départ devient un énorme éléphant adulte…

Mais il est toujours attaché au même petit piquet.

Désormais, il pourrait l’arracher d’un simple mouvement de la patte et partir.

Mais il ne le fait pas.

Pourquoi ?

Non pas parce qu’il ne peut pas, mais parce qu’il a cette croyance dans son esprit qui lui dit qu’il en est incapable.

Il a développé une impuissance apprise.

De votre côté, vous êtes exactement comme ce petit éléphant.

Lorsque vous êtes pris dans le cercle vicieux que je vous ai décrit, vous êtes emprisonné dans vos barrières mentales.

Vous vous êtes prouvé à vous-même que vous êtes incapable d’arracher votre piquet, et vous êtes bloqué.

Et si vous ne changez rien, alors le cercle vicieux s’empirera de plus en plus.

Les conséquences de ce cercle vicieux

Plus les mois et les années passeront, plus l’impuissance apprise prendra de la place dans votre vie.

Prenez bien le temps de réaliser ce que cela implique :

Si vous vous laissez aller en pilote automatique et que vous ne prenez pas véritablement votre situation, alors vous faites le choix de laisser les choses s’empirer. Cette voie est déjà toute tracée devant vous. Vous avez toutes les chances de la prendre.

Si je devais parier de l’argent, je parierais sur le fait que vous passerez à côté de votre vie et de la plupart des choses qui vous tiennent vraiment à cœur. Non pas que je ne crois pas en vos capacités. Si vous vouliez, vous pourriez le faire. Mais la voie pour passer à côté de votre vie est déjà tellement creusée devant vous, qu’il est extrêmement facile de la prendre… Et vous avez statistiquement toutes les chances de l’emprunter. C’est une simple réalité.

Si vous ne faites rien, votre manque de motivation deviendra de plus en plus grand avec le temps. Et au bout d’un moment, il arrivera à un stade si avancé qu’il sera extrêmement difficile pour vous de réaliser le moindre changement dans votre vie.

Maintenant, vous avez donc le choix :

  • Soit ne rien faire et continuer de descendre (le choix par défaut)
  • Soit mettre un terme définitif à ce cercle vicieux, et remonter

Encore une fois, c’est à vous de savoir ce que vous voulez. Je ne peux pas faire le choix à votre place.

Comment interrompre le cercle vicieux ?

J’ai une bonne nouvelle : tout n’est pas fichu.

Il y a une possibilité de vous en sortir. Une seule.

C’est de construire un nouveau cercle vertueux, qui va venir remplacer le cercle vicieux.

Cela vous permettra de retrouver un nouvel élan positif dans votre vie, de reconstruire une véritable motivation et de reprendre confiance en vos capacités.

Comment le faire ?

Et bien ce sera le sujet du prochain article.

Conclusion

Lorsque vous remettez à plus tard une petite action, les conséquences sont en général beaucoup plus importantes que ce que vous l’imaginez. Vous développez un énorme cercle vicieux qui vous emprisonne et détruit votre motivation.

La solution à ce problème est de développer un cercle vertueux, et on va voir comment le faire dans le prochain article.

Soyez donc bien présent.

À très vite !

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Les 4 fondamentaux – Série motivation [PARTIE 5]

Les 4 fondamentaux – Série motivation [PARTIE 5]

Note importante : Cet article fait partie d'une série en plusieurs parties sur la motivation. Si vous n'avez pas lu les articles précédents, je vous invite à le faire avant de lire celui-ci.

Tous les articles de la série sont regroupés ici : https://deep-advices.com/serie-motivation/

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Précédemment, nous avons vu les 3 premiers fondamentaux à maîtriser pour suivre cette série sur la motivation.

Pour rappel, les voici :

1- Avoir un état d’esprit propice à recevoir les enseignements. Vous devez mettre de côté vos convictions et être ouvert aux informations qui vous sont partagées. (cf. Article 3)

2- Avoir une forte envie d’apprendre. Vous devez être déterminé dans votre démarche, et être totalement impliqué pour apprendre ces informations et les mettre en pratique. (cf. Article 3)

3- Utiliser les 4 niveaux de maîtrise pour atteindre le plus grand niveau de compétence possible vis-à-vis de ces enseignements. (cf. Article 4)

Et aujourd’hui, nous allons voir le 4ème fondamental : l’état d’esprit de responsabilité.

Pour vous l’introduire, j’aimerais vous raconter une histoire qui m’est arrivée il y a quelques années…

Histoire – Un conférencier peu conventionnel

Un jour, alors que j’avais 18 ans, je suis allé assister à une conférence (sur le développement personnel, vous l’imaginez bien).

Le conférencier nous a fait sa prestation, et à la fin il nous a parlé de son séminaire qui avait lieu 3 semaines plus tard. De mémoire, le prix pour y assister était de 600€, ce qui était largement hors budget pour moi.

Une fois l’événement terminé, je suis resté un peu plus longtemps dans la salle. J’échangeais avec un des participants en attendant de pouvoir poser une question au conférencier.

Dans le fil de la conversation, la personne avec qui j’échangeais m’a demandé si je comptais participer à ce séminaire.

Je lui ai répondu que j’aimerais bien, mais que je n’avais pas l’argent.

C’est là que le conférencier, situé non loin de nous, m’a entendu.

Il est intervenu

“C’est des conneries ça.”

Je l’ai regardé avec une mine interloquée. Oui, c’était bien à moi qu’il parlait !

Il a alors surenchéri de manière très sèche : “Quand tu dis que t’as pas d’argent, c’est n’importe quoi.”

Je suis resté scotché pendant quelques secondes. Je m’y attendais pas. Puis j’ai répliqué un triste : “Non mais j’ai vraiment pas les moyens pour venir au séminaire…”

Après tout, que savait-il de ma situation financière ? Comment pouvait-il savoir si j’avais l’argent ou pas ?

Il a alors enfoncé le clou : “Tu dis que t’as pas les moyens, mais tu vois ta veste ? Ça vaut de l’argent. Tu vois ton téléphone (que j’avais dans la main) ? Ça vaut de l’argent aussi. Donc de l’argent, t’en as. C’est juste toi qui choisis de l’investir dans certaines choses plutôt que d’autres. Si tu viens pas au séminaire, c’est pas parce que t’as pas d’argent, mais parce que tu choisis de ne pas venir. T’as le droit de ne pas venir, mais sache que c’est un choix que tu fais.”

Je portais effectivement une veste à 50€, et j’avais un téléphone à 100€ dans la main. Mais que voulait-il que je fasse ? Que je vienne à poil à sa conférence et que je fasse le choix de vivre sans téléphone, tout ça pour avoir l’argent de venir assister à son fichu séminaire ? Bon sang, j’avais l’impression de rêver les yeux ouverts !

J’ai alors décidé de lui en dire un peu plus sur ma situation pour qu’il comprenne…

J’ai été élevé par une mère seule et aux revenus modestes. J’étais étudiant en prépa maths, je travaillais plus de 80 heures par semaine sur mes cours et j’avais en aucun cas le temps pour faire un travail à côté… Je touchais juste 550€ de bourse par mois et c’est tout ce que j’avais pour payer mon loyer et ma nourriture… Et je venais de dépenser 50€ pour assister à une conférence d’un mec qui ne connait rien à ma situation, et qui vient me juger en me disant que je raconte des “conneries” quand je dis que je n’ai pas d’argent ! (bon ok, ça je lui ai pas dit)

Et alors que je croyais avoir tout entendu, il m’a sorti une nouvelle pépite :

“Mais l’argent ça se trouve partout ! Tu peux demander à tes proches de t’en prêter, faire un travail, rendre des services… Rien qu’en aidant les personnes âgées à traverser la rue par exemple, tu peux gagner de l’argent. C’est juste toi qui choisis de te dire que t’as pas d’argent, et avec cette mentalité c’est certain que t’en auras pas.”

Il voulait donc que je gagne 600€ en 3 semaines, en allant aider des personnes âgées à traverser la rue ?

À ce stade, je me demandais comment il était possible qu’un être humain puisse avoir un tel niveau de déconnexion avec la réalité !

Puis je suis parti.

Le comble, c’est que je suis rentré chez moi en fraudant le tram, parce que je n’avais pas l’argent pour payer mon abonnement !

Et sur le trajet du retour, je n’arrivais pas à me sortir de la tête cet échange.

Durant les jours et semaines qui s’en sont suivis, j’ai continué de repenser à tout ça.

Et aujourd’hui, vous savez ce que j’en pense ?

Eh bien…

Il avait raison.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, j’ai réalisé que cette personne me disait la vérité ce jour-là.

Toutes les raisons qui justifiaient que je n’avais pas d’argent étaient vraies dans une certaine mesure, mais ne devaient pas se transformer en excuses.

J’avais aussi fait des choix dans ma vie qui m’avaient conduit à cette situation financière. Mais je refusais de le voir…

J’avais par exemple fait le choix de faire des études très prenantes, qui laissaient peu de place pour un travail à côté. J’avais également fait le choix de parfois dépenser mon argent dans certaines choses plutôt que d’autres : habits, dépenses du quotidien, etc. Rien que le matin même de cette conférence, je m’étais acheté un croissant par exemple… Non pas que cette dépense soit mauvaise en soi, mais c’était un CHOIX. Si je le souhaitais, j’aurais pu l’investir différemment.

J’avais donc une part de responsabilité vis-à-vis de ma situation financière

Et si je voulais VRAIMENT trouver ces 600€ en 3 semaines, j’aurais pu m’en donner les moyens : j’aurais pu appeler tous les membres de ma famille pour demander à me prêter de l’argent, j’aurais pu trouver un arrangement pour faire un travail à côté de mes études en m’organisant mieux, j’aurais pu demander à faire décaler mon loyer… En bref, j’aurais pu au moins essayer de trouver activement des solutions. Si je ne participais pas à ce séminaire, c’était donc un choix de ma part, et non une situation que je subissais.

Mais je préférais me comporter en victime, en me persuadant que je ne l’avais pas choisi. Dans mon esprit, si je manquais d’argent, ce n’était en aucun cas de ma faute.

M’en rendre compte a été une grande réalisation pour moi…

Ce jour-là, j’ai compris que JE suis au contrôle de ma vie, et que je n’ai pas à subir les circonstances extérieures, sur lesquelles je n’ai pas d’influence.

J’ai réalisé que ma vie est faite de choix. J’en fais des milliers par jour, allant des plus banals aux plus importants, sans même m’en rendre compte. Et chaque choix entraîne des conséquences. Toute cause a un effet.

Et si une situation ne me plait pas, alors il ne tient qu’à moi de faire des choix différents pour la changer.

J’ai toujours une part de responsabilité vis-à-vis de ce qui m’arrive.

Je ne subis rien.

À partir de là, de nombreux changements s’en sont suivis dans ma vie :

  • Je n’étais pas satisfait de mon manque d’aisance et de confiance en moi sur le plan social : je l’ai changé.
  • Je n’étais pas satisfait de ma situation dans mes études puis sur le plan professionnel : je l’ai changée.
  • Je n’étais pas satisfait de mes habitudes en termes de santé : je les ai changées.
  • Je manquais énormément de motivation dans tout ce que je faisais : je l’ai changé.
  • J’ai voulu développer une expertise dans le développement personnel et la psychologie humaine : je l’ai développée (et je continue de le faire).
  • Etc.

Bien entendu, ça n’a pas toujours été facile. Au contraire, ça a été encore plus difficile qu’avant…

Mais j’ai repris le contrôle de ma vie. J’ai arrêté d’être victime des circonstances. (Et je n’ai pas fini d’y travailler bien entendu, c’est le travail de toute une vie.)

Cet état d’esprit, c’est ce qu’on appelle la responsabilité.

C’est un indispensable lorsqu’on souhaite entreprendre une transformation personnelle (quelle qu’elle soit), et c’est pourquoi j’en ai fait le 4 ème fondamental à maîtriser pour cette série sur la motivation.

Voyons donc plus en détail ce qu’est cet état d’esprit, et comment l’utiliser concrètement dans votre vie et notamment dans le cadre de cette série.

La responsabilité, qu’est-ce que c’est ?

C’est un état d’esprit qui consiste à assumer que VOUS êtes au contrôle de votre vie, et non les circonstances extérieures (sur lesquelles vous n’avez pas de contrôle), comme :

  • Votre éducation
  • Votre génétique
  • La chance
  • Votre couleur de peau
  • Le hasard
  • Le milieu social dans lequel vous avez grandi
  • Les autres
  • Etc.

Quelqu’un de responsable admet qu’il a provoqué, au moins en partie, toute chose qui lui arrive dans sa vie.

Il comprend que depuis sa naissance, il fait des choix (consciemment ou non), et que ce sont avant tout ces choix qui influencent son destin.

Lorsqu’il veut obtenir quelque chose dans la vie, il compte donc peu sur l’aide des autres ou les circonstances favorables. Il compte avant tout sur lui-même : ses actions, son implication, ses habitudes, ses compétences et ses choix du quotidien. Il crée sa propre chance.

Et lorsqu’il échoue, il l’assume pleinement. Il reconnait ses erreurs, ne se trouve pas d’excuses et ne remet pas la faute sur les autres.

À l’inverse, quelqu’un qui ne prend pas ses responsabilités a tendance à penser que sa vie est déterminée par des facteurs extérieurs, sur lesquels il n’a pas de contrôle.

Il se comporte la plupart du temps en victime, et a peu d’influence sur sa vie.

Lorsqu’il se retrouve dans situation ne lui plait pas, il blâme les autres, le manque de chance, une mauvaise éducation…

Il a toujours de bonnes raisons qui justifient son échec.

Cet état d’esprit, c’est celui dans lequel j’étais lors de ma rencontre avec ce conférencier dans mon histoire précédente.

Et c’est l’état d’esprit dans lequel sont la plupart des gens que vous croisez au quotidien…

Par exemple, on voit beaucoup de personnes qui ne sont pas satisfaites de leur situation sur le plan professionnel : elles font un travail qui ne leur plait pas et qui ne leur permet pas d’avoir les finances qu’elles désirent. Mais plutôt que d’en assumer la responsabilité, elles préfèrent justifier leur situation par des circonstances défavorables :

“Si j’en suis arrivé là, c’est parce que j’avais des difficultés à l’école et je n’ai pas pu faire d’études après le bac” (comme si les études étaient indispensables pour réussir)

“C’est la faute du gouvernement : il vole l’argent du peuple !” (mais oui le méchant)

“Il est impossible de trouver du travail de nos jours, tout est bouché…” (si c’était le cas, on aurait 70 millions de chômeurs en France)

“J’ai grandi dans un milieu social défavorisé, et on ne peut pas réussir quand on vient de ce milieu.” (comme si le milieu duquel on vient choisissait notre carrière à notre place)

“Ceux qui réussissent ont été pistonnés. Moi je n’ai pas eu cette chance…” (le piston c’est des relations, et les relations ça se développe)

Etc.

Bien entendu, toutes ces raisons que donne une personne pour justifier sa situation sont en général vraies dans une certaine mesure. Elles ne les inventent pas : certains ont effectivement plus de facilités que d’autres à l’école, le contexte politique favorise certains plus que d’autres, il est plus facile de trouver du travail dans certains domaines que d’autres, certains grandissent dans un milieu social plus aisé que d’autres, d’autres ont la chance d’être pistonnés par des proches…

Mais au final, toutes ces choses sont des PRIVILÈGES pour ceux qui les ont… Mais ne doivent en aucun cas devenir des EXCUSES pour ceux qui ne les ont pas.

Justifier son échec par les circonstances extérieures, une posture de facilité

Justifier son échec par les circonstances extérieures permet de totalement se déculpabiliser, et nier que notre situation est AUSSI due à certaines de nos actions, de notre implication, de nos habitudes, de nos compétences et de nos choix du quotidien.

Prendre ses responsabilités, c’est accepter l’idée qu’il y a des choses sur lesquelles on a du contrôle, et se concentrer essentiellement dessus pour influencer la situation à notre avantage.

Cependant, ce n’est pas non plus de vouloir tout contrôler. C’est aussi accepter qu’il y a des choses sur lesquelles on a pas d’influence, et lâcher prise dessus.

“Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé. Le courage de changer ce qui peut l’être. Mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.”

Marc Aurèle

Lorsque vous vous concentrez sur les choses que vous pouvez changer, vous adoptez une posture de meneur dans votre vie. Plutôt que d’être un simple passager qui suit le mouvement, vous revenez aux commandes de votre situation.

Vous savez que vous avez une influence sur vos échecs comme sur vos réussites, et vous gagnez en pouvoir. Vous pouvez donc agir pour vous créer la vie que vous désirez, indépendamment des circonstances.

Laissez-moi vous partager une métaphore qui l’illustre bien…

La métaphore du kayak

Imaginez deux personnes en kayak, en pleine mer.

Les deux veulent arriver à un point bien spécifique sur une île déserte.

Le temps est agité, il y a une forte houle.

L’une se sent responsable de sa direction. Mentalement, elle est persuadée qu’indépendamment du courant, du vent et des aléas, rien ne l’empêchera d’arriver à son cap. Elle est convaincue qu’il ne tient qu’à elle de faire le nécessaire pour y parvenir. Même si ce n’est pas facile, elle pagaie du mieux qu’elle le peut, et cela lui permet de garder le contrôle et maximiser ses chances d’y arriver.

À l’inverse, l’autre a une mentalité différente : elle est persuadée de n’avoir aucun contrôle sur sa direction, et se laisse porter par le courant en espérant que celui-ci l’emmène à bon port. Mentalement, elle se dit : “À quoi bon faire des efforts, puisque dans tous les cas c’est le courant qui choisit mon cap ?”. Elle se sent impuissante face à la situation, et subit les circonstances.

Au final, laquelle des deux a le plus de chances d’arriver à sa destination selon vous ?

Bien entendu, c’est la première.

En prenant vos responsabilités, vous maximisez vos chances d’arriver à votre destination. Plutôt que de laisser le hasard choisir pour vous, vous prenez les rênes et exercez un certain contrôle sur votre direction.

Bien entendu, cela ne vous garantit par d’y parvenir à chaque fois. Mais ça en augmente les probabilités.

La responsabilité : principe utilisé dans le sport de haut niveau

Étant passionné de psychologie de la performance, j’ai étudié la manière dont les sportifs de haut niveau sont accompagnés sur le plan mental.

Ce ne fut pas une surprise lorsque j’ai réalisé que la responsabilité était l’un des principes fondamentaux qui leur étaient enseignés.

Lors d’une préparation à une compétition, les sportifs apprennent à se concentrer uniquement sur les choses sur lesquels ils ont du contrôle, et lâcher prise sur les choses sur lesquelles ils n’en ont pas.

Par exemple, lorsqu’un joueur de tennis se fait accompagner sur le plan mental, il apprend que lors d’un match il a le plein contrôle sur :

  • Le fait de délivrer la meilleure performance possible avec ses capacités du moment
  • Sa préparation avant l’événement
  • Ses rituels entre les points
  • Sa respiration (pour gérer le stress)
  • Sa manière de se parler à lui-même mentalement
  • Ce qu’il visualise dans son esprit
  • Etc.

En revanche, il n’a pas le plein contrôle sur :

  • Les réactions du public
  • La performance de son adversaire
  • Les blessures qu’il peut avoir pendant le match
  • Les décisions de l’arbitre
  • Les points joués précédemment
  • Le fait de gagner le match à la fin (puisque ça dépend aussi de la performance de son adversaire)
  • Etc.

Il apprend donc à se concentrer uniquement sur les actions de la première liste, et à lâcher prise sur les facteurs de la seconde liste. Ça lui permet de toujours avoir des actions concrètes auxquelles se raccrocher, et d’optimiser sa performance le plus possible.

Ce basique est un pilier dans la préparation mentale des sportifs, quel que soit le sport…

Il ne s’agit pas d’un simple concept, mais un véritable état d’esprit qui s’applique à tous les domaines.

Voyons son impact sur la motivation.

La responsabilité : un fondamental pour ce travail sur la motivation.

Bien souvent, lorsqu’une personne manque de motivation, c’est parce qu’elle est convaincue (consciemment ou non) qu’elle n’a pas de contrôle sur sa situation. Elle se sent impuissante, et est persuadée que ses actions n’ont pas ou peu d’impact.

Par exemple, c’était mon cas dans l’histoire que je vous ai racontée précédemment.

J’étais convaincu de ne pas avoir de contrôle sur ma situation financière…

J’entretenais un discours du type :

Si j’ai pas d’argent…

…C’est parce que j’ai été élevé par une mère qui n’avait pas beaucoup d’argent.

…C’est parce que mes études sont trop prenantes, et je n’ai pas le temps de faire un travail à côté.

Etc.

Et forcément, je ne pouvais pas avoir de motivation pour gagner plus d’argent, puisque je pensais que ça ne dépendait pas de moi.

Mais à l’instant où j’ai réalisé que c’était mes choix, bien plus que les circonstances, qui étaient responsables de ma situation financière, alors j’ai retrouvé de la motivation : j’ai compris qu’il ne tenait qu’à moi de faire ce qui était nécessaire pour en gagner plus.

Lorsque vous réalisez que vous avez de l’influence sur votre situation, vous gagnez donc en motivation.

Une étude a d’ailleurs été faite à ce propos.

Etude : Cette chercheuse a fait une découverte surprenante

Cette étude a été faite à l’Université de Columbia aux États-Unis par une chercheuse du nom de Claudia M. Mueller. Je vous partage ici une version vulgarisée de cette étude, par soucis de simplification. Si vous souhaitez consulter la version originale, vous pouvez le faire ici (en anglais) : https://pdfs.semanticscholar.org/25ab/297c17a87c8a0f79e109be531fe9c7da97b8.pdf

Cette chercheuse a organisé une série d’études regroupant en tout et pour tout 412 élèves, à qui elle a demandé de résoudre des puzzles. Les enfants âgés de 10 à 12 ans se sont attelés à la tâche, et se sont vu évalués sur leurs capacités.

Certains étaient évidemment meilleurs que d’autres, mais au moment de leur révéler leurs résultats, on leur a fait croire à tous qu’ils s’en étaient très bien sortis. De plus, une remarque a été ajoutée à chaque élève.

C’est là qu’ils ont été divisés en 2 groupes :

  1. Pour le 1er groupe, on leur a dit qu’ils avaient réussi grâce à des qualités comme leur intelligence, un talent naturel, des facilités pour ce genre d’exercices… (autrement dit, des qualité sur lesquelles ils n’avaient pas de contrôle).
  2. À l’inverse, pour le 2ème groupe, on leur a dit qu’ils avaient réussi grâce à des qualités comme leurs efforts, leur implication, leur concentration pendant l’exercice… (des qualités sur lesquelles ils avaient du contrôle)

Ensuite, les élèves ont eu une nouvelle session de puzzles à résoudre, et ont été évalués une nouvelle fois.

Et c’est là que les résultats ont été intéressants : les étudiants du 1er groupe avaient tendance à être bien moins motivés dans la résolution des puzzles lors de cette deuxième session. Ils se reposaient beaucoup plus sur leurs capacités naturelles, innées, sur lesquelles ils n’avaient pas d’influence. Ils étaient donc moins impliqués, faisaient moins d’efforts et ont naturellement obtenu de bien moins bons résultats.

À l’inverse, les étudiants du 2ème groupe avaient tendance à être bien plus motivés dans la résolution des puzzles la deuxième fois. Ils étaient convaincus que leur réussite dépendait de leurs efforts, de leur implication et de leur concentration ; ils faisaient donc naturellement plus d’efforts, étaient plus impliqués et concentrés. Au final, leurs résultats étaient bien meilleurs.

La leçon à tirer de cette étude

Lorsque vous êtes persuadé que votre réussite dépend de choses sur lesquelles vous avez du contrôle, alors vous gagnez en motivation.

Vous développez ce que les psychologues appellent un “locus interne”.

Ce terme quelque peu technique signifie simplement que votre point de référence est à l’intérieur de vous. Ce dernier contraste avec le “locus externe”, qui signifie que votre point de référence est à l’extérieur de vous.

Pour faire simple :

Locus interne = vous avez le contrôle.

Locus externe = l’extérieur a le contrôle.

Et en développant votre locus interne, vous développez votre capacité d’agir. Vous savez que vos résultats dépendent de vous, et de vos actions. Vous avez donc tendance à vous impliquer davantage pour obtenir les résultats que vous désirez.

Être en locus interne et avoir le contrôle

Vous devez chercher à revenir au contrôle de toutes les situations de votre vie :

  • De votre situation sur le plan professionnel
  • De vos finances
  • De vos relations amicales, sentimentales et familiales
  • De votre forme physique
  • De votre santé
  • De vos habitudes
  • De votre bien-être
  • De votre état d’esprit
  • Des compétences que vous choisissez ou non de développer
  • Et d’une manière générale de tous les résultats que vous obtenez dans votre vie…

Cela ne signifie évidemment pas que vous cherchez à atteindre le plus haut niveau de réussite possible dans tous ces domaines. Cela signifie simplement que vous ne laissez pas l’extérieur choisir pour vous.

Par exemple, si on pousse l’idée jusqu’au bout : vous avez le droit d’être en surpoids, de peser 150 kilos, de manger des pizzas toute la journée et ne jamais faire de sport si vous le voulez (ce n’est pas un comportement que j’encouragerais, mais vous avez le droit). Peut-être que votre forme physique n’est pas votre priorité pour le moment…

Cependant, ça doit être un choix de votre part (locus interne), et vous devez pleinement en assumer les conséquences : potentiels problèmes de santé, moins d’énergie au quotidien, regard des autres différent…

Si vous assumez pleinement ces conséquences, alors personne ne peut vous dire quoi que ce soit.

En revanche, c’est différent d’une personne dans cette même situation, mais qui la subit en se disant par exemple : “J’aimerais bien perdre du poids mais j’y arriverai jamais, avec ma génétique c’est impossible, j’ai déjà essayé un régime et ça ne marche pas…”. Dans ce cas, la personne aimerait changer, mais elle est persuadée qu’elle ne peut pas en raison de facteurs externes (sa génétique, les régimes qui ne marchent pas, etc.). Elle se retrouve donc dans une posture d’impuissance, où son surpoids n’est pas un choix mais une situation qu’elle endure (locus externe).

De votre côté, vous ne devez jamais vous retrouver dans ce deuxième cas.

Lorsqu’une situation ne vous plait pas, vous devez toujours faire l’une de ces deux choses :

  • Soit apprendre à accepter pleinement la situation telle qu’elle est et sans vous plaindre (comme la première personne dans cet exemple).
  • Soit changer la situation directement : Votre surpoids ne vous plait pas ? Vous le changez. Vos finances ne vous plaisent pas ? Vous les changez. Vos relations ne vous plaisent pas ? Vous les changez. Vous comprenez l’idée.

Mais en aucun cas vous devez subir une situation qui ne vous correspond pas…

Vous devez apprendre à vous construire une vie de choix.

C’est une mentalité qui est difficile à adopter, puisqu’elle ne vous offre plus d’excuses derrière lesquelles vous cacher : si vous échouez, c’est de votre responsabilité.

Mais c’est aussi la mentalité nécessaire pour vous créer la vie que vous désirez.

Comment cela s’applique-t-il à cette série sur la motivation ?

Tout d’abord, comprenez que vos résultats dans le cadre de cette série dépendent en très grande partie de vous.

La motivation n’est pas innée. Elle ne dépend pas non plus de votre éducation, des personnes autour de vous ou du temps qu’il fait… Elle dépend de vous, et en particulier de votre implication pour la développer.

C’est une compétence que tout le monde peut acquérir, indépendamment de son point de départ.

Bien entendu, certains partent d’un peu plus loin que d’autres, mais il n’y a aucune excuse : en appliquant les bonnes méthodes, vous avez la garantie de pouvoir la développer.

Le problème, c’est que lorsque les gens suivent une formation ou une série (comme celle-ci), ils ont tendance à remettre toute la responsabilité de leurs résultats sur le formateur. C’est un état d’esprit qui leur plait tout simplement parce qu’ils espèrent que les solutions viennent de l’autre, plutôt que d’eux-mêmes.

Ils font donc très peu d’efforts, obtiennent peu de résultats, et viennent se plaindre que “l’enseignant n’était pas bon” ou que “les méthodes partagées n’étaient pas bonnes”.

Mais ils oublient bien souvent que leurs résultats dépendent très peu de l’enseignant et de ses méthodes, mais avant tout de leur niveau d’implication pour appliquer ces méthodes.

Il est plus important d’être un bon apprenti, que de trouver un bon formateur.

Un bon apprenti sera capable, à partir d’un minimum d’informations, de passer énormément à l’action et d’obtenir d’excellents résultats.

En revanche, un mauvais apprenti pourra lire des dizaines de livres, passer des années à se former, il n’appliquera que très peu les enseignements en question et obtiendra de faibles résultats.

Bien entendu, mon propos n’est pas de nier l’importance de trouver un bon formateur. Si le formateur est mauvais, il sera difficile d’obtenir des résultats. Mais dans une série comme celle-ci, dans laquelle vous avez la garantie d’avoir d’excellentes méthodes, la responsabilité est avant tout entre les mains de l’apprenti. Autrement dit, entre vos mains.

Et ne serait-ce qu’avec ces 4 fondamentaux, vous avez déjà de l’excellent matériel sur lequel travailler. De votre côté, si vous vous donnez les moyens d’atteindre un haut niveau de maîtrise de ces derniers, alors vous pouvez déjà avoir de très bons résultats : vous acquerrez un état d’esprit bien différent de celui de la plupart des gens, et vous aurez des bases solides pour ensuite entreprendre une transformation personnelle plus avancée.

Vous avez déjà les connaissances qu’il vous faut entre les mains. Maintenant, c’est à vous de faire le choix de revenir sur ces fondamentaux, et d’en faire de véritables règles de vie qui régissent tous vos comportements du quotidien.

Je ne peux pas le faire à votre place. C’est de votre responsabilité de le faire.

Les 3 manières de suivre cette série

Imaginons 3 personnes qui suivent cette série. L’une qui ne prend pas du tout ses responsabilités, une autre qui les prend moyennement, et une autre qui les prend très bien.

Voyons ensemble ce qui les différencie.

1 – La personne qui ne prend pas ses responsabilités

Elle compte uniquement sur mes enseignements pour lui changer la vie.

Elle lit la série une seule fois et de manière très peu impliquée, en sautant régulièrement des articles.

Aussi, elle a une lecture très passive, comme si elle lisait un roman. Elle ne prend pas de notes, et reste à un niveau de compréhension très superficiel des méthodes partagées.

Elle ne met d’ailleurs en application aucune de ces méthodes, et a cette idée (assez folle) que les informations à elles seules lui permettront d’obtenir les résultats qu’elle désire. Bien entendu, cette personne n’aura aucun résultat.

Et finalement, elle finira par blâmer les enseignements pour justifier ce manque de résultats (mais en aucun son manque d’implication).

2 – La personne qui prend moyennement ses responsabilités

Elle a compris que ses actions ont un impact sur ses résultats, mais elle compte encore beaucoup sur les enseignements pour changer sa vie.

Elle est en recherche permanente de “secrets” ou de “nouvelles méthodes” pour obtenir les résultats qu’elle désire.

Pourquoi ?

Parce qu’elle a cette idée dans son esprit (et à laquelle elle croit pertinemment) que ce sont avant tout les “secrets” ou les “nouvelles méthodes” qui lui permettront de changer de vie, plutôt qu’elle-même. Elle attend que la solution vienne de l’extérieur.

Elle est cependant un peu plus engagée dans sa démarche que la première personne, mais elle manque de régularité et d’implication. Elle passe à l’action seulement de temps en temps, quand elle en a envie. Elle a une attitude de loisir, et manque de sérieux dans sa démarche.

Elle se trouve beaucoup d’excuses pour justifier qu’elle n’y arrive pas, et à la moindre difficulté, elle a tendance à se décourager.

Tout cela la conduit à avoir des résultats limités.

3 – La personne qui prend très bien ses responsabilités

Elle ne compte que sur elle-même pour changer sa vie, et non sur les enseignements.

Elle comprend que c’est elle qui est au contrôle de ses résultats. Elle ne blâme rien ni personne, et ne se trouve aucune excuse lorsqu’elle n’obtient pas les résultats qu’elle désire.

Bien entendu, il lui arrive de rencontrer des difficultés, comme tout le monde. Mais elle accepte ces difficultés, et concentre toute son attention sur ce qu’elle peut faire pour avancer, avec les cartes qu’elle a en main.

Elle a arrêté de croire que la solution viendra de nouvelles méthodes, secrets, stratégies… Ça ne l’intéresse plus. Elle sait que rien d’extérieur à elle ne lui apportera la solution. Elle préfère être en locus interne : elle compte avant tout sur elle-même.

Une fois qu’elle a trouvé des enseignements prouvés et qui tiennent la route pour obtenir les résultats qu’elle désire, elle est prête de son côté à faire sa part du travail. Elle revient régulièrement sur les informations partagées, jusqu’à les maîtriser parfaitement.

Elle cherche à être la meilleure apprentie possible, pour tirer le meilleur parti des méthodes qui sont mises à sa disposition.

Elle est capable de passer à l’action des dizaines et des dizaines d’heures pour mettre en pratique un simple enseignement, parce que son but est d’atteindre le niveau de maîtrise le plus élevé possible.

Au final, elle obtiendra d’excellent résultats, et pourra être fière d’elle-même.

Comme vous pouvez le voir avec ces 3 exemples, plus la personne prend ses responsabilités :

  • Moins elle compte sur les enseignements
  • Plus elle compte sur elle-même
  • Plus elle est impliquée pour obtenir les résultats qu’elle désire
  • Plus elle est fière d’elle-même à la fin

Bien entendu, de votre côté, vous devez essayer de vous rapprocher le plus possible de l’attitude de la 3ème personne, celle qui prend très bien ses responsabilités.

Développer votre motivation est un choix

Durant cette série, vous avez le choix :

  • De votre niveau d’implication pour lire les articles de la série
  • Du nombre de fois que vous allez relire ces articles, pour développer le plus grand niveau de maîtrise possible
  • De votre niveau d’engagement dans ce processus
  • Des choix que vous allez faire suite à cette série
  • Des changements concrets que vous allez mettre en place grâce à ce que vous aurez appris
  • De votre régularité et engagement pour appliquer les méthodes enseignées

Toutes ces choses sont sous votre contrôle. Et en fonction des choix que vous allez faire, vous n’allez pas obtenir les mêmes résultats en termes de motivation.

C’est donc à vous de décider : quels résultats désirez-vous obtenir ?

Vous seul avez la réponse.

Ici, l’idée est d’apprendre à faire ce choix de manière consciente.

Vous avez le droit de ne pas lire tous les articles, et de ne pas vous impliquer autant qu’il le faudrait pour appliquer les méthodes enseignées.

Cependant, vous devez être prêt de votre côté à assumer ces choix de votre côté…

Si vous choisissez de ne rien changer, alors dans quelques années, votre vie sera très certainement toujours la même.

En revanche, si vous choisissez de développer votre motivation (puis d’utiliser cette motivation pour mettre en place les changements que vous désirez dans votre vie), alors c’est une vie totalement différente qui s’offre à vous.

Vous avez donc conscience que vos choix auront de grandes conséquences pour la suite, dans un sens comme dans l’autre.

À vous de faire les choix qui vous semblent justes pour vous.

Conclusion

Nous avons vu dans cet article le 4ème et dernier fondamental : l’état d’esprit de responsabilité.

Maintenant que vous avez pris connaissance de ces 4 fondamentaux, nous allons pouvoir passer à la suite.

Vous allez enfin bientôt pouvoir découvrir le processus exact à utiliser pour développer votre motivation.

Dans le prochain article, nous allons commencer par voir le cercle vicieux dans lequel sont enfermés la plupart des gens (et dans lequel vous êtes très certainement enfermé également, sans même vous en rendre compte). Celui-ci les plonge dans un état de découragement et de manque de motivation constant, et les empêche de mettre en place les changements qu’ils désirent dans leur vie.

Puis, nous allons voir comment sortir de ce cercle vicieux, et mettre en place un cercle vertueux qui va vous permettre de développer une grande motivation, jusqu’à en faire un automatisme.

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LES 4 FONDAMENTAUX – SÉRIE MOTIVATION [PARTIE 4]

LES 4 FONDAMENTAUX – SÉRIE MOTIVATION [PARTIE 4]

Note importante : Cet article fait partie d'une série en plusieurs parties sur la motivation. Si vous n'avez pas lu les articles précédents, je vous invite à le faire avant de lire celui-ci.

Tous les articles de la série sont regroupés ici : https://deep-advices.com/serie-motivation/

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Dans l’article précédent, nous avons vu qu’il est essentiel de maîtriser 4 fondamentaux avant d’aller plus loin dans cette série. Ces derniers vous permettent d’acquérir une base solide sur laquelle vous reposer pour la suite.

Pour rappel, nous avons déjà vu les 2 premiers, qui sont :

1- Avoir une grande ouverture d’esprit face aux informations qui vous sont enseignées. Vous devez vous mettre dans une posture d’apprenti, mettre de côté vos convictions et être réceptif aux enseignements qui vous sont partagés.

2- Avoir une forte envie d’apprendre. Vous devez être déterminé dans votre démarche, et être prêt à vous impliquer totalement pour apprendre ces informations, et surtout les mettre en pratique par la suite.

Si vous n’avez pas lu le dernier article qui vous détaille ces 2 fondamentaux, je vous invite à aller le lire avant celui-ci en cliquant ici.

Dans l’article d’aujourd’hui, nous allons continuer en voyant le 3 ème fondamental.

Allons-y sans plus attendre !

Fondamental 3 – Les 4 niveaux de maîtrise

Dans le cadre de cette série, je vais vous inviter à considérer votre motivation comme une compétence.

Qu’est-ce qu’une compétence ?

C’est tout simplement une aptitude, un savoir-faire qui se développe par l’entraînement.

Dans la vie, il y a certaines compétences qui nous semblent évidentes. On sait tous par exemple qu’en s’entraînant, on peut apprendre à peindre, à parler anglais ou à jouer aux échecs…

Mais qu’en est-il de la motivation ?

Pour la plupart des gens, il ne leur vient même pas à l’esprit qu’on puisse la développer. Beaucoup pensent qu’elle est innée, et que si on ne l’a pas naturellement alors on ne peut pas l’acquérir.

Alors qu’en réalité, même s’il y a une petite part d’inné à la motivation (certains ont parfois tendance à être un peu plus motivés que d’autres naturellement), c’est avant tout une compétence qui se développe. Et absolument tout le monde peut l’acquérir… Même ceux qui partent de très loin à ce niveau-là au départ. J’en suis la preuve.

Mais pour y arriver, comme vous le savez maintenant, il va vous falloir maîtriser certains enseignements bien spécifiques, que je vous partage dans cette série.

Plus vous maîtriserez les enseignements de cette série, et plus vous développerez un grand niveau de motivation.

Mais pour cela, vous allez devoir passer par un processus en 4 phases.

Ces 4 phases sont la voie royale pour développer une motivation de très haut niveau, similaire à celle de sportifs internationaux, d’artistes qui sont capables de s’entraîner 12 heures par jour pendant plusieurs années, ou d’entrepreneurs qui arrivent à avoir un engagement total dans ce qu’ils font.

Bien entendu, cela ne signifie pas que vous devrez chercher à reproduire les résultats de ces personnes. Cela signifie simplement que vous aurez un niveau de motivation similaire au leur, et que vous pourrez l’utiliser pour les projets qui vous tiennent à cœur.

Mais pour y parvenir, vous allez devoir développer une maîtrise des enseignements partagés dans cette série. Le problème, c’est que la plupart des débutants, lorsqu’ils découvrent ces enseignements, restent à un niveau débutant… Ils ne cherchent pas à les maîtriser en profondeur, et en tirent au final très peu de résultats.

De votre côté, vous ne devez pas faire cette erreur. Comme je vous l’ai dit dans l’article précédent, plutôt que de chercher à maîtriser plein d’enseignements en surface, vous devez plutôt chercher à en maîtriser quelques-uns en profondeur. Vous devez vous imaginer comme un maître en arts martiaux, qui va essayer d’atteindre le plus haut niveau de maîtrise possible.

C’est le seul moyen d’atteindre de très hauts niveaux de motivation, et c’est ce qu’on va faire ici.

Voyons donc sans plus attendre les 4 phases par lesquelles vous devrez passer pour atteindre un niveau de maîtrise avancé des enseignements de cette série !

Phase 1 – L’incompétence inconsciente

Quand j’étais un peu plus jeune, avec mon meilleur ami on voulait se mettre au skate (skateboard).

On avait vu des vidéos sur YouTube de personnes qui faisaient des figures incroyables.

Du style, ça :

Quand on regardait les vidéos, ça paraissait facile… On était sûrs qu’avec un peu d’entraînement, on arriverait à le faire aussi !

Mais quand on s’est retrouvés quelques jours plus tard avec nos skates, on s’est confrontés à la réalité. On a passé 2 heures à essayer de faire la figure la plus basique, le “ollie”. Cette figure consiste simplement à faire décoller la planche du sol par un saut basique, sans figure. Tout skateur qui se respecte sait la faire les mains dans les poches.

Normalement, elle ressemble à ça :

Mais nous, quand on la faisait, ça ressemblait plutôt à ça :

Jusque là, on ne se rendait pas compte qu’on ne savait pas la faire. C’est seulement là qu’on a réalisé notre incompétence. On était inconscients de notre incompétence. C’est pourquoi on dit qu’on était “inconsciemment incompétents”.

C’est une phase d’ignorance, où on ne sait pas qu’on ne sait pas faire.

Concernant la motivation, c’est exactement la même chose.

Lorsque vous êtes à cette phase, vous manquez de motivation, mais vous ne vous en rendez pas compte…

Et c’est le niveau le plus bas auquel vous pouvez être dans le développement de votre compétence.

Lorsque vous y êtes, vous ne réalisez même pas que vous avez besoin de travailler sur votre motivation. Vous ne pouvez donc entreprendre aucune action pour vous en sortir, et vous agissez comme s’il n’y avait aucun problème. Vous êtes dans un état d’ignorance.

Et c’est le stade où en sont la plupart des gens que vous croisez au quotidien… Ils passent leur temps à remettre à plus tard leurs projets et les choses importantes pour eux, mais n’en ont même pas conscience.

Ceci dit, de votre côté, vous pouvez vous rassurer. À ce stade, vous avez normalement déjà franchi cette phase. Le simple fait que vous suiviez cette série montre que vous avez un minimum pris conscience de votre besoin de développer votre motivation, et vous êtes déjà dans une démarche de recherche de solutions. Vous êtes donc à une des 3 phases suivantes.

2 – L’incompétence consciente

La phase 2 consiste à prendre conscience de votre incompétence, pour devenir “consciemment incompétent“.

Arrivé à ce stade, vous êtes toujours incompétent… Mais vous l’avez réalisé. Vous vous êtes confronté à la réalité. Vous savez qu’il y a une compétence que vous devez développer.

Pour reprendre mon exemple précédent avec le skate, cette prise de conscience s’est faite au moment où on est arrivés sur le terrain et qu’on a essayé de reproduire les figures qu’on voyait en vidéo, mais qu’on n’y arrivait pas du tout.

On s’est rendu compte qu’on était nuls (disons les choses comme elles sont) et qu’on devrait s’entraîner si on voulait devenir meilleurs… (Mais à cette époque on était jeunes et ça nous a vite découragés parce qu’on avait pas l’état d’esprit idéal pour progresser. On a arrêté après quelques séances…)

Et c’est l’erreur à ne pas faire à cette étape : vous ne devez pas vous décourager lorsque vous prenez conscience de votre incompétence. Au contraire, c’est une phase qui devrait être très motivante. Pourquoi ? Parce qu’en réalisant votre incompétence, vous vous rendez compte que vous pouvez progresser. Vous ne vous voilez plus la face sur vos zones de progrès. Au contraire, vous osez les regarder en face. Et à partir de là, vous pouvez vous entraîner et développer une par une les compétences qu’il vous manque.

Si la première étape était une phase d’ignorance, cette deuxième étape est une phase de prise de conscience. Vous acquérez une certaine lucidité sur votre situation.

Pour bien que vous compreniez cette phase, voici quelques exemples de prises de conscience dans différents domaines :

Vous êtes avec des amis, et l’un d’entre eux vous présente un ami à lui qui n’est pas français. Lorsque vous vous retrouvez face à lui, vous réalisez que vous êtes incapable d’échanger deux mots avec lui, à cause de la barrière de la langue.

À ce moment, vous avez un déclic : vous prenez conscience que vous ne savez pas du tout parler anglais. C’est là que vous devenez consciemment incompétent. Et cette réalisation va alors vous pousser à vous inscrire à des cours d’anglais pour apprendre la langue.

Mais à cet instant, même si vous avez eu l’impulsion de départ, votre prise de conscience n’est pas terminée. En travaillant avec votre prof, vous allez vous rendre compte petit à petit de toutes vos incompétences de manière plus spécifique : vous ne savez pas conjuguer les verbes, vous avez très peu de vocabulaire, votre prononciation des mots est très mauvaise, vous ne maîtrisez pas la liste des irréguliers, vous manquez de fluidité quand vous parlez… Et chacun de ces points correspond à lui seul à une incompétence sur laquelle vous allez pouvoir travailler. Et c’est en mettant votre attention sur ces incompétences que vous allez progresser, parce qu’elles correspondent à vos zones d’amélioration.

Un autre exemple : des amis vous invitent à sortir quelque part un soir, suffisamment tard pour qu’il n’y ait plus de transports en commun de disponibles. Vous réalisez alors que vous aimeriez pouvoir vous déplacer quand vous le voulez et où vous le voulez, sans compter sur les transports en commun. À ce moment, vous prenez conscience qu’il vous manque une compétence : le permis de conduire.

Vous vous inscrivez donc au code, et par la suite, durant votre apprentissage, vous allez réaliser de manière plus spécifique toutes vos incompétences : il y a certains panneaux que vous ne connaissez pas, vous avez du mal avec les règles de priorités au niveau des carrefours, certaines informations sur la sécurité vous échappent, vous ne maîtrisez pas certains chiffres comme la dose d’alcoolémie maximale autorisée, etc. À mesure de votre apprentissage, vous allez pouvoir prendre conscience de toutes les compétences qu’il vous manque, ce qui va vous permettre de travailler dessus pour les développer.

Un dernier exemple ? Allez ! Des amis vous invitent à une soirée avec un certain nombre de personnes que vous ne connaissez pas. Vous y allez, mais une fois sur place, vous réalisez que êtes incapable d’engager la conversation avec des inconnus.

Vous êtes bloqué dans vos ruminations :

“Mais qu’est-ce que je vais leur dire ?”

“Je vais être ridicule”

“Je sais pas comment engager la conversation, ça ne va pas être naturel…”

C’est à ce moment que vous prenez conscience de votre manque d’aisance sociale. Vous réalisez votre incompétence.

Vous allez donc, à partir de là, pouvoir faire des recherches sur internet pour savoir comment développer vos compétences relationnelles. Et en faisant vos recherches, vous allez réaliser de manière plus spécifique les compétences qu’il vous manque : le fait d’oser engager la conversation, votre répartie, votre humour, votre capacité à raconter de manière intéressante vos anecdotes, le fait de maintenir le contact visuel, votre écoute, votre langage corporel… Et en prenant conscience de toutes ces incompétences de manière spécifique, vous allez pouvoir travailler dessus et développer la “grande” compétence d’être à l’aise socialement.

Vous comprenez l’idée.

Comme vous l’avez remarqué, il y a souvent d’abord une grande prise de conscience générale, qui est suivie par des prises de conscience plus spécifiques.

Comment cela s’applique à cette série sur la motivation ?

Et bien c’est très simple : La “grande” prise de conscience, à ce stade, vous l’avez normalement déjà eue (comme je vous l’ai dit précédemment). Vous vous êtes par exemple peut-être rendu compte que vous remettez trop souvent à plus tard vos projets, ou que vous avez du mal à vous motiver pour faire vos séances de sport, ou encore que vous n’arrivez pas à tenir votre nouvelle routine matinale… En bref, vous avez réalisé que vous manquez de motivation dans certains contextes de votre vie (quels qu’ils soient), et qu’il vous serait utile de la développer.

C’est ce qui vous a ensuite poussé à chercher des solutions à ce problème sur internet, et c’est là que d’une manière ou d’une autre, vous avez découvert cette série.

Vous n’êtes donc plus à un stade d’ignorance totale. Vous avez déjà franchi la première étape. Et aussi bête que cela puisse paraître, c’est déjà un très grand palier de franchi, puisque la majorité des gens n’ont pas encore eu cette prise de conscience.

Maintenant, pour acquérir cette motivation, comme vous le savez désormais, vous allez devoir maîtriser certains enseignements bien spécifiques. Et chacun des enseignements de cette série (à commencer par les fondamentaux que nous sommes en train de voir) est une compétence à part entière à maîtriser. Et c’est en maîtrisant un par un ces enseignements spécifiques que vous allez petit à petit développer la “grande” compétence de la motivation. C’est comme un puzzle : vous devez assembler une par une toutes les pièces pour réussir à obtenir le résultat final.

Le problème, c’est que beaucoup de débutants réalisent très peu leurs incompétences vis à vis de ces enseignements spécifiques…

Leur enthousiasme les pousse à penser qu’ils maîtrisent tout suite à leur première lecture, alors que ce n’est pas du tout le cas.

De votre côté, ne faites pas cette erreur. Il est impossible d’atteindre un niveau de maîtrise avec cet état d’esprit.

C’est ce dont je vous parlais dans le dernier article : vous ne savez pas ce que vous ne savez pas. Vous n’avez pas connaissance de toutes les compétences qu’il vous manque…

Et tant que vous ne ferez pas l’effort de concentrer volontairement votre attention sur vos zones d’incompétences pour en prendre conscience, vous ne pourrez pas travailler dessus.

Vous vous dites peut-être : “Oui c’est bon j’ai compris maintenant, tu l’as déjà dit dans le dernier article : il faut se mettre dans posture de l’apprenti qui a l’esprit ouvert aux choses qu’il doit apprendre, tu répètes juste la même chose différemment…”

Mais si vous vous faites cette remarque, ça montre que vous n’avez pas encore bien intégré ce dont je vous parle ici, et c’est sans doute vous qui avez le plus besoin que je le répète.

Au moment où vous lisez ces lignes, vous êtes encore au tout début de votre apprentissage. Ce dont je vous parle ici, vous ne le maîtrisez pas du tout, et vous devez avoir la lucidité de vous en rendre compte… Sinon, vous resterez bloqué à cette phase d’ignorance en étant persuadé de maîtriser ces enseignements (alors que ce n’est pas le cas).

À partir du moment où êtes persuadé d’“avoir compris” ou de “maîtriser” quelque chose, vous redevenez inconscient de votre incompétence, et vous ne pouvez plus rien apprendre.

Vous devez prendre l’habitude vous comporter comme un sportif de haut niveau qui va toujours se concentrer sur les choses qu’il peut améliorer, indépendamment de son niveau.

Lorsque vous êtes persuadé d’avoir tout compris d’un enseignement, demandez-vous :

  • Combien de fois l’ai-je lu pour être persuadé de l’avoir compris ?
  • Est-ce que je le mets déjà en pratique concrètement dans ma vie ?
  • Si oui, est-ce que je le mets en pratique régulièrement ?
  • Si oui, est-ce qu’il y a des contextes dans lesquels je pourrais le mettre encore davantage en pratique ?

En réalité, vous n’atteindrez jamais un niveau de maîtrise parfait. Il y aura toujours des zones d’incompétence sur lesquelles vous pourrez travailler, et vous devrez vous concentrer dessus pour progresser. C’est de cette manière qu’on atteint la maîtrise dans un domaine.

Cet exercice n’est pas facile, puisqu’il vous demande de vous remettre en question et d’accepter que vous soyez incompétent sur certains points. Et accepter qu’on soit incompétent, ce n’est pas quelque chose d’agréable… Ça vous demande de mettre votre ego de côté. Mais c’est la première étape du changement.

Et en franchissant cette première étape, votre apprentissage sera par la suite beaucoup plus rapide et facile.

Vous pourrez alors passer à la phase 3 du processus :

3 – La compétence consciente

Pour bien que vous compreniez cette phase, commençons par un exemple. C’est plus parlant.

Imaginons que vous soyez en soirée avec des amis. Vous êtes assis sur votre chaise et vous voyez un de vos amis faire un mouvement de danse. À ce moment, vous vous dites “Facile, je suis sûr que je sais le faire aussi !”. Vous êtes à la phase 1 : vous ne vous rendez pas compte que vous ne savez pas le faire.

Puis vous vous levez, et vous essayez de faire le mouvement… Et c’est là que vous réalisez que vous ne savez pas le faire. Vous prenez conscience de votre incompétence. Vous arrivez à la phase 2.

Jusqu’ici, rien de nouveau. Ce sont les deux premières phases qu’on vient de voir.

Maintenant, la question que vous vous posez sans doute est : “Une fois arrivé à ce stade, comment est-ce je fais pour passer à la 3 ème phase du processus ?”

Et bien c’est très simple : vous demandez à votre ami de vous apprendre à faire son mouvement.

Il vous explique étape par étape la façon dont il le fait, et de votre côté, vous l’écoutez attentivement.

Vous comprenez alors techniquement comment réaliser la compétence. C’est là que vous atteignez cette phase 3.

Pourquoi parle-t-on de “compétence consciente” ? Tout simplement parce que vous savez désormais mentalement comment faire le mouvement. Vous avez conscientisé ce qu’il faut faire.

Mais cette connaissance mentale ne veut pas dire que vous le maîtrisez dans la pratique…

Lorsque vous essayez de mettre en application les explications de votre ami, vous avez encore beaucoup de mal : vous devez vous concentrer pour le faire, le mouvement n’est pas encore naturel pour vous, et vous avez l’impression de ne pas y arriver malgré vos efforts et votre bonne volonté…

Pourtant, en théorie, ça semblait facile… Mais en pratique, c’est une tout autre histoire.

La compétence consciente, c’est donc quand vous savez ce qu’il faut faire consciemment, mais que vous n’avez pas encore développé les automatismes nécessaires pour y arriver naturellement, sans y penser.

Je vais vous donner quelques exemples pour que vous compreniez bien cette phase.

Exemples

Vous vous rappelez sans doute de ce moment où vous appreniez à faire vos lacets quand vous étiez petit.

Même si vous saviez mentalement comment il fallait faire, dans la pratique, c’était une tout autre histoire… Vous n’aviez pas encore les automatismes mis en place. Et vous avez dû vous entraîner, encore et encore, avant d’y arriver naturellement.

Si vous avez passé votre permis de conduire, vous vous souvenez certainement de vos premières séances de conduite : vous deviez penser à tout, parce que vous n’aviez encore aucun réflexe installé.

Il vous fallait une concentration de tous les instants pour ne rien oublier : les pédales, le volant, les vitesses, les limitations, les rétros, le clignotant, les autres personnes sur la route… Une horreur !

Et c’est pourquoi le moniteur vous a fait y aller progressivement : dans un premier temps, vous aviez juste le volant, puis ensuite le volant et les pédales, puis le volant et les pédales et les vitesses… Et ainsi de suite. S’il vous avait tout donné d’un coup, votre cerveau aurait eu trop de nouvelles informations à traiter en même temps, et vous auriez été débordé. La partie consciente de votre cerveau ne peut traiter qu’un certain nombre d’informations à la fois.

Si vous faites un sport en club, c’est quelque chose auquel vous devez être habitué aussi.

Lorsque votre entraîneur vous explique comment faire un nouveau mouvement, au début vous passez toujours par cette phase de compétence consciente. Vous comprenez mentalement les explications de votre coach… Mais ce n’est pas pour autant qu’en pratique, vous les maîtrisez. Vous devez ensuite répéter encore et encore le mouvement pour développer des automatismes.

Et d’une manière plus générale, cette phase de compétence consciente, vous y êtes passé pour tous les domaines que vous maîtrisez aujourd’hui : marcher, parler, écrire (rappelez-vous la galère au CP), lire, vous brosser les dents, vous habiller, écrire sur un clavier d’ordinateur, et ainsi de suite…

Pour chacune de ces compétences, vous avez traversé une phase où vous ne la maîtrisiez pas encore, et vous avez dû l’apprendre consciemment.

Pourquoi cette phase est-elle importante ?

Parce qu’ici, vous construisez le fondement sur lequel va s’appuyer votre compétence par la suite. Vous développer le savoir théorique qu’il vous faut pour ensuite développer les bons automatismes.

Mais dans beaucoup de domaines, les gens ont tendance à négliger cette phase…

Par exemple, dans les arts martiaux, c’est une erreur commune chez les débutants : ils sont trop impatients et négligent les instructions de leur professeur, et répètent des centaines de fois un mouvement qui n’est pas le bon. En croyant s’entraîner, ils développent en réalité de mauvaises habitudes qui seront très difficiles à changer par la suite.

Il ne sert à rien de foncer tête baissée pour monter sur une échelle, si vous ne vous êtes pas assuré au préalable que cette échelle est placée sur le bon mur.

C’est pourquoi il est essentiel d’apprendre les bonnes informations dans un premier temps. Ça vous permettra de placer votre échelle sur le bon mur, ou autrement dit de développer votre compétence sur de bonnes fondations.

Et c’est justement le but de cette série : vous partager les bonnes informations, pour que vous puissiez développer correctement votre compétence et apporter les changements que vous désirez à votre vie.

De votre côté, vous devez donc d’abord prendre le temps d’assimiler correctement ces enseignements, pour acquérir cette compétence consciente. Et par “assimiler correctement ces enseignements”, je ne vous parle pas ici de lire une seule fois cette série d’articles puis la mettre de côté. Je vous parle ici de la relire, encore et encore, jusqu’à la maîtriser par cœur. Relisez-là 5, 10, 20, 50 fois s’il le faut ! Vous devez connaître sur le bout des doigts ces informations.

C’est de cette manière que vous acquerrez une excellente compétence consciente.

Pourquoi est-ce qu’il faut relire plusieurs fois les informations ?

Il vous est certainement déjà arrivé de lire un livre sur un sujet, et quelques mois ou années plus tard, de le relire une seconde fois.

Que s’était-il passé lors de votre seconde lecture ?

Vous aviez l’impression de lire un nouveau livre ! Vous découvriez plein de nouvelles informations sur lesquelles vous n’aviez pas porté d’attention la première fois…

Quand on lit quelque chose une fois, on ne retient pas tout.

Suite à votre première lecture de cette série, vous allez sans doute oublier plus de 90% des informations que vous aurez lues. Vous ne retiendrez qu’un petit nombre d’informations.

Et si vous vous limitez qu’à une seule lecture, vous passerez à côté de beaucoup d’enseignements. Autrement dit, votre compétence consciente sera incomplète. Vos actions seront donc basées sur de mauvaises fondations, et vous serez comme le débutant d’arts martiaux qui n’a pas pris le temps d’apprendre à réaliser son mouvement correctement, et qui va développer de mauvais réflexes en répétant un geste qui n’est pas le bon.

Relire ces informations plusieurs fois est donc essentiel à cette phase.

À chaque nouvelle lecture, vous serez dans un état d’esprit différent, dans un contexte différent, à un moment différent, et vous ne serez pas marqué par les mêmes passages.

Il serait d’ailleurs intéressant pour vous de relire cette série d’articles à différents stades de votre progression. En évoluant, votre état d’esprit changera. Votre façon de voir les choses ne sera plus la même. Et si vous revenez lire cette série dans 3 mois par exemple, vous intégrerez ces informations d’une manière différente comparée à aujourd’hui. Et si vous revenez dans 6 mois, votre façon d’intégrer ces informations sera encore différente. De même dans 1 an. Et ainsi de suite…

Rappelez-vous : le but n’est pas de connaître plein d’informations en surface, mais de maîtriser les quelques “bonnes” informations en profondeur.

Il vaut mieux maîtriser un seul principe et atteindre un très haut de maîtrise dans celui-ci, que de connaître 1 000 principes en surface.

Une fois que vous aurez développé cette compétence consciente, vous pourrez passer à la dernière phase du processus :

4 – La compétence inconsciente.

C’est la phase de maîtrise la plus élevée.

Vous y parvenez en mettant en pratique ce que vous avez appris de manière régulière et disciplinée, jusqu’à en faire un automatisme. À ce stade, vous avez tellement répété votre compétence que vous pouvez la réaliser sans même avoir besoin d’y penser. Tout se fait naturellement. Votre compétence n’est plus “dans votre tête”, mais “dans votre corps”. D’où le terme de compétenceinconsciente.

Par exemple, si votre avez votre permis de conduire depuis un certain temps et que vous avez conduit régulièrement, aujourd’hui vous avez atteint cette phase : vous pouvez conduire sans y penser. C’est devenu comme une seconde nature, tout se fait automatiquement.

Lorsque vous passez les vitesses par exemple, votre bras fait le mouvement, mais votre esprit n’a pas besoin d’être concentré dessus. La tâche ne vous demande plus d’attention. Vous pouvez d’ailleurs même faire autre chose en même temps : parler à la personne à côté de vous, penser à autre chose… Sans que ça ne pose problème. Ce n’est plus la partie consciente de votre cerveau qui agit, mais la partie inconsciente.

Il vous est d’ailleurs sans doute déjà arrivé cette situation où vous prenez la route, puis vous parlez avec la personne à côté de vous et tout à coup… vous réalisez que vous êtes arrivé à destination ! Vous avez fait tout votre trajet sans même vous en rendre compte. C’est vos automatismes qui ont agi, pendant que la partie consciente de votre cerveau était concentrée sur autre chose.

Lorsque vous êtes arrivé à ce stade, vous avez un grand niveau de maîtrise de votre compétence.

Et ce niveau de maîtrise, vous l’avez déjà atteint sans même vous en rendre compte pour bon nombre d’habitudes du quotidien, à commencer par celles que je vous ai citées précédemment : parler, marcher, écrire, lire, vous laver les dents, faire vos lacets…

Même si ces habitudes vous semblent banales aujourd’hui, vous avez répété chacune d’elles suffisamment de fois pour pouvoir la faire inconsciemment, sans avoir besoin d’y penser.

Pourquoi est-ce que vous devez chercher à atteindre cette phase avec la motivation ?

Parce que la partie inconsciente de votre cerveau est beaucoup plus puissante que votre partie consciente.

Elle peut traiter beaucoup plus d’informations en même temps.

Selon des chiffres que j’ai trouvés sur internet, notre partie consciente ne peut traiter au maximum que 2 000 bits d’informations par seconde. C’est ce qui fait par exemple que vous ne pouvez pas écouter 2 personnes parler en même temps. Votre cerveau conscient atteint sa limite de capacité de traitement.

En revanche, notre partie inconsciente peut traiter jusqu’à 400 000 000 000 (400 milliards) de bits par seconde. C’est 200 millions de fois plus !

(Je précise que je n’ai pas trouvé les études exactes d’où proviennent ces chiffres. À prendre avec des pincettes, donc.)

Mais par du simple bon sens, on réalise aisément que notre partie inconsciente est capable de prouesses que notre partie consciente ne saurait reproduire : c’est par exemple elle qui gère notre pression sanguine, notre respiration, la température de notre corps, le rythme des battements de notre cœur, notre taux d’acidité dans le sang, et des centaines d’autres choses essentielles à votre survie…

Imaginez si vous deviez penser consciemment à faire toutes ces choses en même temps. Ce serait un beau bazar, n’est-ce pas ?

Le nombre d’informations que peut traiter votre partie consciente est très limité, tandis que celui que peut traiter votre partie inconsciente est presque illimité.

Pour atteindre un haut niveau de maîtrise, vous avez donc tout intérêt à développer au maximum votre compétence inconsciente.

Et c’est bien entendu la phase que vous devez viser dans le cadre de cette série. Votre but est d’atteindre ce stade 4 avec votre motivation. Vous devez en faire un automatisme, un réflexe. Elle doit devenir votre nouvel état de base au quotidien, presque une seconde nature.

Lorsque vous aurez atteint ce stade, vous pourrez vous lever le matin, et être naturellement motivé. Ce sera votre état par défaut, sans que vous n’ayez rien à faire.

Mais pour cela, il n’y a pas de secret : Vous y parviendrez par la pratique. L’entraînement. La répétition. Encore et encore…

C’est de cette manière que vous allez développer les automatismes qu’il vous faut.

Je vais vous donner un exemple personnel, pour bien que vous compreniez.

Exemple personnel

Lorsque je suis arrivé en terminale au lycée, j’ai compris que tout mon avenir se jouait en une année (du moins c’est l’impression que j’en avais à l’époque) et je me suis fixé l’objectif de rentrer en prépa maths. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont des études scientifiques poussées pour ensuite intégrer une école d’ingénieur.

Et pour y parvenir, il fallait donc que je travaille les maths (logique).

Le concours d’entrée à l’école que je voulais était très exigeant, et le seul moyen d’y arriver était de développer de bons automatismes.

À cette époque, je n’avais aucune idée des 4 phases du développement de compétences dont je vous parle ici. Je voulais juste avoir mon concours.

J’ai donc commencé à faire des exercices, encore et encore. Beaucoup plus que ce que le prof nous demandait en cours…

Au début, j’avais juste la compétence consciente : je connaissais les cours… Mais je ne savais pas comment les appliquer dans les cas pratiques.

J’avais beaucoup de mal à faire les exercices. Ça me demandait beaucoup d’efforts, de réflexion, et j’étais régulièrement bloqué… Je prenais peu de plaisir à la tache.

Mais j’ai pratiqué, encore et encore…

Il m’arrivait parfois de faire 40 ou 50 exercices pour appliquer un même théorème.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que mon but n’était pas de simplement connaître les cours, mais de développer les bons réflexes, pour que le jour du concours je n’ai même plus à réfléchir pour trouver les réponses. Il fallait que j’automatise ma compétence.

Et par des heures de répétition, j’ai petit à petit développé les automatismes qu’il me fallait.

À chaque nouvel exercice, je construisais un peu plus ma compétence. C’était un entraînement quotidien.

Et après quelques mois de pratique intensive, je suis passé premier de ma classe en maths (alors que je partais de loin), et presque tous les exercices qui me paraissaient difficiles auparavant étaient devenus faciles.

Finalement, ça m’a permis d’intégrer cette école que je voulais (que j’ai finalement arrêtée par la suite, pour me lancer dans une autre voie qui me correspondait mieux…), et j’ai pu finir l’épreuve de maths du bac qui durait normalement quatre heures, en seulement une heure. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’avais tellement développé mes réflexes qu’à l’instant où je lisais l’énoncé d’un exercice, je savais automatiquement tout le raisonnement que je devais faire pour le résoudre. Je n’avais pas besoin de réfléchir, tout se faisait inconsciemment. J’avais même la sensation que mon stylo n’écrivait pas assez vite par rapport à la vitesse à laquelle se faisait le raisonnement dans mon esprit !

Pourquoi est-ce que je vous raconte cette histoire ?

Pas pour que vous ayez les yeux ébahis devant mes prouesses en maths (j’ai d’ailleurs surement déjà tout perdu depuis le temps), mais tout simplement parce que…

De votre côté, vous allez devoir faire exactement la même chose avec les enseignements de cette série.

Vous allez devoir les pratiquer, encore et encore, pour développer de nouveaux automatismes.

Apprendre la théorie ne suffira pas. Vous devrez aussi et surtout la mettre en pratique. Et pas seulement une fois, mais régulièrement… Exactement comme je l’ai fait avec les maths. C’est la seule manière d’atteindre cette compétence inconsciente.

Et si vous pensez que cette pratique régulière est difficile, vous avez raison. Ce n’est pas toujours facile.

C’est la différence entre quelqu’un qui fait cette démarche en loisir, et quelqu’un qui fait cette démarche pour atteindre un haut niveau de maîtrise.

La personne qui est fait cette démarche en loisir s’entraîne uniquement quand elle en a envie.

La personne qui fait cette démarche pour atteindre un haut niveau de maîtrise s’entraîne tous les jours, indépendamment de ses états d’âme.

Et c’est à vous de savoir quel niveau vous souhaitez atteindre avec votre compétence. C’est un choix personnel à faire, et personne ne peut le faire à votre place.

Personnellement, je vous encourage évidemment à atteindre le plus haut niveau de maîtrise possible, parce que je sais que le simple fait de VRAIMENT (et j’insiste sur le mot “VRAIMENT” parce qu’il est important) développer votre motivation a le pouvoir de changer l’entièreté de votre vie. C’est l’élément clé qui débloque le passage à l’action, et le passage à l’action est l’élément clé qui vous permettra de réussir dans tous les projets et futurs projets qui vous tiennent à cœur, quels qu’ils soient. On en a déjà parlé plus en détail dans l’article 2 de la série.

Mais au bout du compte, je ne peux pas vous forcer à faire les choses. Vous êtes libre de faire ce que vous voulez.

Et je l’ai dit dès le début : cette démarche n’est pas faite pour tout le monde.

C’est donc à vous de faire votre choix.

Mais si vous faites le choix d’être sérieux dans votre démarche et d’atteindre un haut niveau de maîtrise, faites-le à fond. Mettez en pratique ce que vous apprenez de manière régulière et disciplinée jusqu’à atteindre la compétence inconsciente. Ne vous arrêtez pas avant.

Comme je vous le disais dans l’article précédent, n’hésitez pas à revenir régulièrement sur les raisons pour lesquelles vous souhaitez développer votre motivation. C’est ce qui va vous permettre de rester pleinement engagé dans votre démarche.

Conclusion

Cet article touche à sa fin. Vous venez de découvrir comment atteindre un haut niveau de maîtrise en termes de motivation grâce à ces 4 phases. Si vous suivez minutieusement ces étapes, il n’y a aucune raison pour que vous n’y arriviez pas.

À ce stade vous êtes déjà au minimum au stade 2 (puisque comme je vous je disais, vous avez déjà pris conscience que vous devriez développer votre motivation). En apprenant les informations de cette série vous arriverez au stade 3, et en les mettant en pratique régulièrement vous allez petit à petit arriver au stade 4.

N’hésitez pas à relire cet article pour bien comprendre comment passer d’une phase à l’autre.

Vous devez connaître par cœur ces 4 phases, et surtout vous devez savoir à tout moment à quelle phase du processus vous êtes pour savoir ce que vous devez faire pour passer au niveau suivant.

Dans le prochain article, nous allons voir le 4 ème et dernier fondamental.

Même si ce processus de maîtrise des fondamentaux peut vous paraître un peu long, soyez patient : faites les choses dans l’ordre, et prenez le temps de construire de solides fondations.

Ces fondamentaux ne sont pas une simple préparation aux enseignements qui vous seront partagés par la suite…

Ils font partie des enseignements en eux-mêmes. Et comme tout le reste, vous devez les maîtriser.

Je vais finir en vous laissant un petit exercice très simple pour vérifier si vous avez bien compris ce que nous avons vu dans cet article :

Exercice

Voici une citation d’Einstein : “La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.”

La première phrase résume bien une des 4 étapes du processus que je vous ai présenté ici. La deuxième phrase résume bien une autre des 4 étapes.

Dites-moi en commentaires à quelle étape correspond selon-vous chacune de ces 2 phrases.

C’est tout pour aujourd’hui, pour être averti lorsque les prochains articles sont publiés, laissez-moi simplement votre mail dans le formulaire ci-dessous. Je vous enverrai un petit mail pour vous avertir 😉

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Les 4 fondamentaux – Série Motivation [PARTIE 3]

Les 4 fondamentaux – Série Motivation [PARTIE 3]

Note importante : Cet article fait partie d'une série en plusieurs parties sur la motivation. Si vous n'avez pas lu les articles précédents, je vous invite à le faire avant de lire celui-ci.

Tous les articles de la série sont regroupés ici : https://deep-advices.com/serie-motivation/

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Dans les 2 premiers articles, nous avons vu :

  • À qui s’adresse cette série, comment la suivre, des infos pratiques…
  • Pourquoi développer votre motivation est l’une des meilleures solutions pour changer votre vie
  • Ce que vous risquez si vous continuez de remettre au lendemain les choses importantes pour vous
  • Les résultats que j’ai obtenus grâce à ce travail sur ma motivation
  • Les 7 résultats spécifiques auxquels vous pouvez vous attendre en appliquant ces méthodes

Et en conclusion du dernier article, je vous disais que nous allions voir aujourd’hui l’état d’esprit à adopter pour tirer le maximum parti des enseignements de cette série.

C’est quelque chose de très important, puisque si vous n’êtes pas dans un état d’esprit disposé à recevoir ces enseignements… ils n’auront que très peu d’impact !

Vous pouvez imaginer que dans cette série, je vous mets à disposition les oranges sur le buffet. Mais c’est à vous d’être capable de les presser au maximum pour en extraire le jus…

Si vous ne savez pas le faire, vous vous retrouverez avec les meilleures oranges entre les mains, mais qui ne vous servent tout simplement… À RIEN !

Et c’est pourquoi, dans l’article d’aujourd’hui et les 2 suivants, on va se concentrer sur les 4 fondamentaux à maîtriser pour extraire le maximum des informations que je mets à votre disposition.

Ce travail de préparation est essentiel. Il vous permettra d’extraire la substantifique moelle de ces enseignements.

Si vous disposiez de 3 heures pour abattre un arbre, vous devriez en utiliser au moins 2 pour aiguiser votre hache. Avec une hache mal aiguisée, tous vos efforts seraient vains.

La préparation est aussi sinon plus importante que le travail en lui-même.

Notez que :

Certaines personnes sont capables, à partir de seulement quelques informations, de changer l’entièreté de leur vie. Elles prennent un petit bout de connaissance, l’intègrent en profondeur, passent à l’action massivement et mettent en place des changements importants grâce à cela.

À l’inverse, d’autres personnes passent leur temps à lire de nouvelles informations sans mettre en place le moindre changement dans leur vie (ou alors des changements très limités).

La différence entre les deux ?

Leur état d’esprit face aux informations qui leur sont enseignées.

Voyons donc sans plus attendre comment vous mettre dans un état d’esprit propice pour tirer le meilleur parti des enseignements de cette série !

Fondamental n°1 – Avoir une ouverture d’esprit radicale

Je pense qu’au moins 95% des personnes qui lisent ces lignes n’ont pas une ouverture d’esprit suffisante pour intégrer convenablement les informations de cette série. Et il y a de fortes chances pour que vous ne fassiez pas exception !

Le problème, c’est que vous avez actuellement une certaine façon de voir les choses bien ancrée.

Cette façon de voir les choses, elle vous l’avez renforcée avec les années…

Elle a notamment été influencée par votre culture, votre éducation familiale, vos professeurs à l’école, vos lectures, les films & séries que vous avez vus…

Petit à petit, vous avez développé des croyances sur vous-même, sur les autres et sur le monde qui vous entoure.

Et même si vous pensez être quelqu’un d’ouvert d’esprit, vous gardez malgré tout de fortes convictions que vous n’êtes pas prêt à remettre en question.

Si quelqu’un venait vous partager des informations qui remettaient en question ces convictions, alors vous les rejetteriez (ou les réinterpréteriez d’une manière à ce qu’elles ne contredisent pas ce en quoi vous croyez).

Vous seriez prêt à vous battre pour ces convictions. Vous êtes y accroché comme si votre vie en dépendait.

Il est plus important pour vous de défendre votre vision des choses, plutôt que de voir la réalité objectivement.

C’est un mécanisme de défense qu’on a tous en tant qu’être humain…

D’ailleurs, les psychologues parlent de “biais de confirmation”…

Le biais de confirmation

Le biais de confirmation, c’est tout simplement cette tendance naturelle qu’on a à accorder plus d’importance aux informations qui viennent confirmer notre façon de voir les choses, et moins d’importance aux informations qui entrent en contradiction avec notre façon de voir les choses.

Je vais vous donner un exemple très simple, qu’on a tous vécu…

Quand j’étais petit, comme tout le monde, je croyais beaucoup au père Noël.

Puis un jour, vers l’âge de 6 ans, un ami de ma classe m’a appris qu’il n’existait pas.

À ce moment-là, j’avais 2 options :

  • Soit remettre en question mes convictions en me disant qu’effectivement il n’existe pas
  • Soit me dire que c’est lui qui a tort et garder ma façon de voir les choses

Devinez laquelle j’ai choisie ?

Bien entendu, la deuxième. Je me suis dit que c’est lui qui avait tort. C’était beaucoup plus facile pour moi de me dire ça plutôt que de remettre en question mes convictions.

Et plus il essayait d’argumenter, moins il arrivait à me convaincre.

Je l’avais tourné dans ma tête d’une manière à ce que ma vision des choses ne soit jamais remise en question…

Je me disais :

“Mais comment il peut être aussi bête ? C’est évident…”

À la pause récré, on avait même demandé à d’autres élèves de notre classe leur avis sur la question. Quasiment tous essayaient de me convaincre qu’il n’existe pas… Mais je refusais de voir la vérité. J’avais trouvé le moyen de me dire que c’est eux qui ont tous tort et moi raison !

Ce n’est que le soir, quand ma mère m’a avoué la vérité, que j’y ai finalement cru. Et encore, il m’a fallu au moins 10 minutes sur le moment pour réaliser ! Mon cerveau devait traiter une information nouvelle, qu’il avait rejetée, et il lui fallait du temps pour la prendre en compte.

Cet événement, c’est quelque chose qu’on a tous déjà vécu sous une forme ou sous une autre.

Bien entendu, quand on est enfant on a moins de discernement… En grandissant, on comprend que notre façon de voir les choses est subjective et que nos convictions ne sont pas toujours des vérités absolues.

MAIS…

Même si on le comprend logiquement, on est pas pour autant libéré de ce biais. Loin de là…

Il est même souvent plus fort une fois adulte, puisqu’on a eu beaucoup plus de temps pour se construire nos convictions. Elles sont donc beaucoup plus ancrées et difficiles à changer.

Et il suffit de regarder les débats politiques aux repas de famille pour s’en rendre compte…

En général quand vous argumentez avec une personne qui a des convictions différentes des vôtres, même si vous lui donnez vos meilleurs arguments, elle va soit :

  • Totalement les nier
  • Les discréditer
  • Les interpréter d’une manière à confirmer ce en quoi elle croit déjà

Par exemple :

Vous donnez un fait factuel : “Ah tien, untel a mis en place une réforme pour améliorer l’éducation, il y aura moins d’enfants par classe apparemment !”

Et la personne, qui n’aime pas le parti politique en question, y ajoute directement son interprétation pour le discréditer : “Mouais, il a juste fait cette réforme pour redorer son image..”

Parmi l’infinité de manières d’interpréter l’information qui lui est donnée, elle choisit LA manière qui remet le moins en question ses convictions.

Elle n’a pas considéré ce que vous lui avez dit de manière objective. Elle avait son parti pris d’avance. Son raisonnement a été biaisé par ses convictions.

(Et au passage, ça ne veut même pas dire qu’elle a forcément tort : pour reprendre cet exemple, à votre avis, est-ce qu’un parti politique a déjà pu mettre en place une réforme pour redorer son image ? Évidemment, c’est forcément déjà arrivé. Mais ce qu’il est intéressant de constater, c’est qu’elle choisit son interprétation en fonction de son appréciation pour le parti politique en question, et non d’un raisonnement objectif.)

L’explication : Quand vous remettez en question les convictions d’une personne, vous touchez ses émotions. Elle se sent attaquée. La partie la plus raisonnée de son cerveau (le néo-cortex) s’éteint et c’est la partie la plus primitive de son cerveau (le cerveau reptilien) qui prend le relais. Le rôle de cette partie est d’assurer sa survie. Autrement dit, quand vous vous attaquez aux convictions d’une personne, pour son cerveau, vous vous attaquez à sa survie. Sa capacité de raisonnement est alors réduite, et la priorité est de défendre ses convictions.

Tous vos arguments logiques n’ont alors aucun effet. La personne est dans l’émotionnel, et non dans le rationnel.

Pourquoi je vous parle de ça ?

Pas pour vous apprendre à mieux argumenter dans les débats politiques avec votre oncle Michel, évidemment. Mais tout simplement parce de votre côté, vous êtes également victime de ce biais.

Bien qu’il soit plus facile à observer chez les autres, vous n’êtes pas épargné (et moi non plus d’ailleurs).

Si je me mettais par exemple à remettre en question vos opinions politiques, votre religion (ou votre athéisme si vous êtes athée), votre vision de l’argent… Vous seriez pris aux émotions et votre seul but serait de défendre vos convictions. Vous ne considéreriez même pas ce que j’ai à vous dire. Toute réflexion rationnelle serait coupée.

Bien entendu, dans cette série, je ne vais pas vous parler de politique, de religion ou d’argent, mais il se peut que je vous partage des idées en rapport avec la transformation personnelle qui remettent en question votre vision des choses.

Et le problème, c’est que vous risquez :

  • D’accorder moins d’importance aux informations qui viennent en contradiction avec ce que vous pensez…
  • D’accorder plus d’importance aux informations qui viennent confirmer ce que vous pensez…
  • Et réinterpréter certains de mes propos pour qu’ils remettent le moins possible en cause vos convictions.

La manière dont vous recevrez mes enseignements risque donc d’être fortement biaisée par votre filtre personnel.

Entre ce que j’écris, ce que vous allez lire, ce que vous voudrez comprendre et ce que vous comprendrez réellement, il y a toutes les chances pour qu’on se comprenne mal !

Et c’est pourquoi il est fondamental pour vous d’apprendre à recevoir mes enseignements tels qu’ils sont, et non tel que vous les interprétez.

Pour cela, vous devez appliquer 2 principes :

1 – Adopter l’état d’esprit de l’apprenti

Lorsque vous apprenez quelque chose, vous devez mettre de côté tout votre savoir, vos croyances et vos convictions. Laissez-les derrière vous. Ouvrez-vous totalement aux enseignements que vous recevez.

Ne tombez pas dans le piège du “je le sais déjà”.

C’est l’état d’esprit le moins propice à l’apprentissage.

Lorsque vous vous dites que vous savez déjà quelque chose, vous partez du présupposé que vous n’avez plus rien à apprendre…

Et c’est la meilleure façon de fermer la porte à tout enseignement.

Même s’il se peut que vous ayez parfois l’impression de revoir des choses que vous connaissez déjà, vous aurez toujours quelque chose de plus à apprendre.

Pourquoi ?

Parce qu’il y a différents niveaux d’intégration des choses.

On peut prendre un principe très simple, lire un petit article de 15 lignes dessus, regarder une vidéo de 5 minutes et prétendre qu’on “connait”.

Mais on peut aussi prendre ce même principe, et le creuser beaucoup plus en profondeur. On peut voir tous les exemples de cas concrets dans lesquels il s’applique, des métaphores, des histoires, des études scientifiques, des exercices spécifiques à mettre en place pour l’appliquer et faire en sorte qu’il change, à lui seul, votre vie de manière significative.

L’important n’est pas de connaître les principes, mais de les intégrer avec le plus grand niveau de profondeur possible.

La question n’est donc pas de savoir si vous connaissez déjà ou non les informations qui vous sont enseignées, mais plutôt “À quel point vous les connaissez ?”

Et d’ailleurs beaucoup des personnes qui prétendent connaître un sujet sont en général celles qui le maîtrisent le plus en surface… Pourquoi ? Parce que plus vous en maîtrisez sur un sujet, plus vous vous sentez ignorant. En creusant en profondeur, vous vous rendez compte de tout ce que vous ne connaissez pas encore… Tandis que les débutants n’ont pas suffisamment creusé pour se rendre compte de leur ignorance.

C’est d’ailleurs ce que Socrate disait : “Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien, tandis que les autres croient savoir ce qu’ils ne savent pas.”

Apprenez à adopter une posture humble face aux enseignements.

Imaginez-vous comme un apprenti qui découvre une nouvelle discipline.

Vous arrivez à votre premier jour, et votre but est d’apprendre. Vous adoptez une posture modeste, et vous avez l’esprit extrêmement ouvert à tout ce qu’on vous dit. Vous mettez de côté tout ce que vous connaissez déjà, et vous écoutez. Tout est une découverte. Vous posez des questions. Vous êtes curieux, investi. Votre enthousiasme est à son maximum !

Et bien ça, c’est l’état d’esprit dans lequel vous devez vous mettre à chaque fois que recevez des enseignements.

Vous devez être le plus réceptif possible pour absorber le maximum de ce qui vous est partagé.

Bien entendu, ça ne veut pas dire que vous devez garder tous les enseignements qui vous sont donnés. Si vous jugez que quelque chose ne vous est pas utile ou vous nuit, vous pouvez le mettre de côté.

Mais dans un premier temps, lorsque vous êtes en train de recevoir un enseignement, vous devez totalement vous ouvrir l’esprit à l’information et la laisser rentrer.

Et c’est seulement dans un deuxième temps, lorsque vous ne serez plus en train de recevoir l’information, que vous pourrez prendre du recul et choisir de la garder ou non.

2 – Comprendre les nuances

Les gens ont tendance à sur-simplifier les choses, et faire des raccourcis. Ils ajoutent leur interprétation personnelle à ce que je dis.

Ils me font dire des choses que je n’ai pas dites.

Mais il y a des niveaux de nuances dans mes propos…

Prenez mes enseignements pour ce qu’ils sont, ni plus ni moins.

De mon côté, je fais déjà un grand effort de simplification pour rendre ces méthodes accessibles, ne simplifiez donc pas encore plus ce que je vous partage.

Voici quelques exemples :

  • Ce n’est pas parce que je vous dis que la motivation peut prendre du temps et des efforts à développer, que ça veut dire qu’elle est nécessairement difficile à acquérir. Vous pouvez prendre du plaisir à faire ce travail !
  • Ce n’est pas parce que je pointe du doigt les petites méthodes disponibles à la volée ailleurs sur internet, que ça veut dire qu’il n’y a absolument rien de bon à en retirer, ni même que je suis en guerre contre les personnes qui les partagent.
  • Ce n’est pas parce que je me permets d’enseigner ces méthodes que j’ai la prétention de tout connaître sur le sujet, ni même de les appliquer parfaitement dans ma propre vie (c’est d’ailleurs le travail de toute une vie que d’apprendre à les maîtriser de plus en plus).
  • Ce n’est pas parce que j’ai une approche avancée du sujet qu’on va forcément parler de choses complexes, avec un jargon compliqué et des théories abstraites. L’approche la plus avancée consiste avant tout à revenir sur des fondamentaux, mais qu’on va maîtriser en profondeur.
  • Etc.

Vous comprenez l’idée.

C’est un état d’esprit très débutant que de voir les choses sans nuances : soit tout en noir, soit tout en blanc.

Une personne à un niveau plus avancé est capable de voir les choses de manière plus subtile. Si je vous dis qu’une chose n’est pas noire, ça ne veut pas automatiquement dire qu’elle est blanche. Bien souvent, ce sera une nuance de gris.

Vous devez être raffiné dans votre façon de penser.

Ça vous sera très utile, non seulement pour cette série, mais aussi dans votre vie d’une manière plus générale.

Fondamental n°2 – Développez votre envie d’apprendre

Imaginez la situation suivante : Je vous donne rendez-vous demain matin à 5h sur une plage. On s’y retrouve, et vous me suivez dans l’eau. D’un coup, sans vous prévenir, je vous plonge la tête sous l’eau et je vous la maintiens avec ma main. Rapidement, vous avez plus d’air et vous essayez de sortir. Mais je vous force à garder la tête sous l’eau malgré tout. Vous vous débattez, le manque d’air devient insupportable, vous en pouvez plus… Mais impossible de sortir.

À ce moment précis, à quel point auriez-vous envie de respirer ?

Un peu ? Moyen ? Beaucoup ? Énormément ? Au-delà de toute mesure ?

Oui, je pense aussi qu’on peut dire que votre envie de respirer serait “au-delà de toute mesure”.

Lorsque vous manquez d’air, vous êtes prêt à sacrifier tout ce que vous avez pour en retrouver. Votre volonté est totale.

Et ce niveau de volonté, c’est le même que vous devez avoir pour apprendre les informations qui vont transformer votre vie.

Vous devez être déterminé dans votre démarche.

Vous devez être prêt à investir le temps qu’il faut pour apprendre les méthodes, et faire absolument tous les efforts qui seront nécessaires pour les appliquer. Investissez-vous à fond.

Parce que même si de mon côté je vous accompagne pas à pas, je ne suis pas non plus là pour vous materner. Si vous êtes pas investi de votre côté, je pourrai pas faire grand chose de plus pour vous aider…

C’est à vous de trouver votre volonté.

À quel point avez-vous envie d’apprendre ces informations ?

Par exemple, pour ma part, ma volonté pour apprendre ces enseignements a été (et est toujours) très grande. Comme je vous l’ai dit dans l’article d’intro :

  • J’ai passé 3 000 à 4 000 heures pour les apprendre (environ 2 heures par jour en moyenne depuis plus de 6 ans)
  • J’ai lu plus de 100 livres sur le sujet (rien qu’à mes 18 ans j’avais passé une commande de 500€ de livres sur Amazon)
  • Depuis 3 ans j’apprends l’anglais exprès pour avoir accès aux informations les plus avancées
  • J’ai dépensé certaines sommes d’argent pour me former via des formats plus avancés (plusieurs milliers d’euros)

Pourquoi ai-je fait tout ça ? Tout simplement parce que j’étais déterminé à faire tout ce qu’il faut pour accéder à ces informations. Ma volonté d’apprendre était totale, et je m’en suis donné les moyens.

(Attention, je précise qu’il n’est pas nécessaire d’y passer autant de temps et d’efforts que moi de votre côté. Pour ma part, j’ai fait le choix d’enseigner ces informations à mon tour, il est donc normal que je m’investisse plus que la plupart des gens.)

Mais de votre côté, il vous suffit de trouver la bonne personne pour vous les synthétiser, et apprendre d’elle.

Et c’est justement mon rôle de vous les synthétiser ! Je vous résume les 80% des informations les plus importantes à savoir, de sorte que vous les assimiliez en 100, 500 voire 1 000 fois moins de temps que moi.

Mais c’est à vous de faire également votre part du travail de votre côté, en vous impliquant à 200% pour les apprendre.

C’est un investissement à faire…

Ne serait-ce que pour lire et appliquer les articles de cette série, vous devez :

  • Investir du temps, au moins une trentaine de minutes par article environ.
  • Y mettre de la concentration. Lire les articles ne suffit pas, vous devez être totalement concentré lorsque vous les lisez pour bien assimiler ce qui est dit.
  • Affronter la tentation de faire d’autres activités plus distrayantes à la place : YouTube, Netflix, la télé, les réseaux, etc.
  • Affronter votre résistance et mettre en application les méthodes enseignées
  • Changer certaines de vos habitudes, de vos comportements, sortir de votre zone de confort…

Et la seule manière pour que vous fassiez ces efforts, est d’avoir une raison suffisamment forte d’apprendre et d’appliquer ces méthodes.

Pour quelle raison est-il indispensable pour vous d’accéder à ces enseignements ?

Pourquoi passeriez-vous du temps à étudier ces méthodes plutôt qu’à faire d’autres activités ?

Les réponses à ces questions doivent être claires pour vous.

Ce n’est pas pour rien si dans le précédent article je vous ai listé les 7 principaux résultats que vous pouvez espérer atteindre en effectuant ce travail. Le but était de vous aider à trouver des raisons de vous impliquer dans cette démarche.

N’hésitez pas à retourner sur cet article pour vous remémorer ces 7 résultats, et sélectionner celui ou ceux qui vous donnent le plus envie de vous engager.

Et ajoutez-y vos propres raisons personnelles.

Pour quelle raison voulez-vous changer votre vie ?

  • Souhaitez-vous devenir un exemple pour vos enfants ?
  • Atteindre un objectif bien spécifique grâce à cette motivation retrouvée ?
  • Utiliser cet élan pour enfin vous délivrer d’un problème personnel qui vous pèse sur les épaules depuis des années ?
  • Pouvoir vous regarder dans la glace tout en étant fier de vous ?
  • Prouver à ceux qui n’ont pas cru en vous qu’ils avaient tort ? (Ce n’est pas l’état d’esprit le plus avancé au passage, mais si c’est une raison qui vous donne envie de vous engager, utilisez-là ! Il n’y a aucun problème.)

Trouvez vos raisons.

Et une fois que c’est fait, imbibez-vous-en au quotidien. Pensez-y. Remémorez-vous-les. Réfléchissez à ce que ces raisons représentent pour vous. Écrivez-les sur le papier s’il le faut.

Faites-le tous les jours, plusieurs fois par jour. Brique par brique, construisez votre volonté.

D’ailleurs, une bonne manière de savoir si votre volonté d’apprendre est suffisamment grande est de vous poser ces deux questions :

  1. Quelle est votre activité préférée dans la vie ?
  2. Seriez-vous prêt à arrêter cette activité pour apprendre ces enseignements ?

Prenez le temps d’y réfléchir en détail :

Quelle est votre activité préférée dans la vie ?

Est-ce de regarder la télé ? De jouer au foot ? De faire du tennis de table ? De regarder une bonne série sur Netflix ? De passer la nuit en boite avec vos amis ? D’appeler votre meilleur ami au téléphone ?

Prenez le temps d’y réfléchir…

C’est bon ? Vous l’avez ?

Maintenant, imaginez que je vienne vous voir et que je vous propose un dilemme : Je vous propose de vous partager TOUTES les informations qu’il y a à savoir pour changer votre vie. Si vous les appliquez, vous avez la garantie d’avoir des résultats. Mais la condition pour que je vous donne ces informations est de passer 1 an sans faire votre activité préférée.

Est-ce que vous accepteriez le deal ?

Si vous répondez “oui” à cette question, alors votre volonté d’apprendre est suffisamment grande.

Si vous répondez “non” à cette question, alors votre volonté d’apprendre est insuffisante, et vous devez encore la développer. Pour cela, remémorez-vous les raisons pour lesquelles vous souhaitez apprendre. Et si ça ne suffit pas, trouvez des raisons plus fortes.

Plus votre envie d’apprendre sera grande, plus vous serez prêt à faire des sacrifices pour accéder à l’information.

Bien entendu, je ne vous dis pas ici que vous devrez arrêter votre activité préférée pour apprendre ces informations. C’est juste un exercice mental pour le test…

Conclusion

Nous avons vu aujourd’hui les 2 premiers fondamentaux à maîtriser pour tirer le meilleur parti des enseignements de cette série, à savoir :

  1. Avoir une ouverture d’esprit radicale
  2. Développer votre envie d’apprendre

Dans les 2 prochains articles, nous allons continuer en voyant les 2 autres fondamentaux.

Soyez donc bien présent, et en attendant dites-moi dans les commentaires sur lequel des 2 fondamentaux que je vous ai présentés aujourd’hui vous avez le plus besoin de travailler !

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Les résultats auxquels vous pouvez vous attendre – [Partie 2]

Les résultats auxquels vous pouvez vous attendre – [Partie 2]

Note importante : Cet article fait partie d'une série en plusieurs parties sur la motivation. Si vous n'avez pas lu les articles précédents, je vous invite à le faire avant de lire celui-ci.

Tous les articles de la série sont regroupés ici : https://deep-advices.com/serie-motivation/

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Comme on l’a vu dans l’article d’introduction, la motivation est le moteur de votre changement. C’est elle qui vous permet de passer à l’action pour avancer dans votre vie.

Et si vous prenez le temps de la développer, les résultats que vous obtiendrez vaudront largement les efforts investis !

Mais quels sont ces résultats auxquels vous pouvez vous attendre, plus concrètement ?

C’est la question à laquelle on va répondre aujourd’hui.

Voyons sans plus attendre les 7 résultats que vous obtiendrez en appliquant les méthodes et exercices proposés dans cette série ! (le 5 ème est celui que je préfère)

1 – Moins remettre au lendemain

Comme je vous le disais dans l’article d’introduction, remettre à plus tard est l’une des meilleures manières de passer à côté de votre vie à petit feu…

Petit à petit, vous rentrez dans une spirale négative :

D’abord vous remettez au lendemain…

Puis à la semaine suivante…

Puis à l’année suivante…

Et pendant ce temps, l’horloge tourne.

À mesure que la situation se répète, vous vous prouvez à vous-même que vous êtes incapable de mettre en place les changements que vous désirez dans votre vie…

Vous perdez confiance en vous. Vous culpabilisez. Vous vous en voulez.

L’espoir de voir des changements apparaître devient de plus en plus mince…

Le sentiment de résignation qui reprend le dessus…

Et il devient de plus en plus difficile d’agir.

→ En effectuant ce travail sur votre motivation, vous pouvez vous attendre à interrompre ce cercle vicieux et mettre en place un cercle vertueux à la place.

Là où habituellement vous reportez à plus tard, vous pourrez désormais passer à l’action et mettre en place les choses qui doivent être faites.

Vous aurez alors la sensation de revenir au contrôle de votre vie, et un nouvel élan positif se mettra en place !

2 – Changer vos “mauvaises” habitudes, et les remplacer par des “bonnes”

En tant qu’êtres humains, notre vie est faite d’habitudes.

Il s’agit de comportements qu’on répète régulièrement et qui sont devenus des automatismes.

Parmi ces habitudes, il y en a peut-être certaines que vous aimeriez changer :

  • Diminuer votre consommation de sucre
  • Boire moins de sodas (coca, ice tea, sprite, redbull, etc.)
  • Arrêter la cigarette
  • Réduire votre consommation d’alcool
  • Manger moins souvent aux “fast food” comme les quicks, le Mc Do, KFC, Burger king, etc.
  • Passer moins de temps à :
    • Jouer aux jeux vidéos
    • Lire des sites “actu”
    • Traîner sur les réseaux sociaux
    • Regarder la télé, en particulier les émissions de type télé-réalité
    • Regarder des séries/films sur Netflix
    • Enchaîner les vidéos de distraction sur youtube, facebook ou instagram
    • Consommer du contenu buzz ou polémique
  • Arrêter de reporter constamment votre réveil le matin
  • Etc.

(Bien entendu, je ne dis pas que toutes ces habitudes DOIVENT nécessairement être changées. Je dis simplement que certaines d’entre elles ne vous apportent peut-être pas les résultats que vous désirez, et que vous pourriez avoir ENVIE de les changer. Et dans ce cas, la motivation vous y aidera !)

Et d’un autre côté, il y a peut-être certaines habitudes que vous aimeriez mettre en place :

  • Vous mettre au sport
  • Manger de manière plus équilibrée
  • Lire/vous former au développement personnel (ou à d’autres domaines)
  • Développer de nouvelles compétences
  • Mettre en place une excellente routine matinale
  • Avancer sur vos projets
  • Travailler vos cours (si vous êtes étudiant)
  • Sortir de votre zone de confort régulièrement
  • Développer vos compétences sociales
  • Faire des exercices de conditionnement mental (affirmations, auto-persuasion, visualisation…)
  • Etc.

Qu’il s’agisse d’arrêter une “mauvaise” habitude ou de mettre en place une nouvelle habitude bénéfique, le problème est le même dans les deux cas :

Vous devez affronter la résistance à changer vos comportements.

→ Et grâce à ce travail sur votre motivation, vous serez justement capable d’affronter cette résistance.

Si vous le souhaitez, vous pourrez petit à petit mettre un terme à chacune des habitudes qui ne vous correspondent pas… Une par une.

Et à la place, vous pourrez mettre en place des habitudes qui vous tirent vers le haut.

Bien évidemment, vous ne pourrez pas forcément changer toutes vos habitudes d’un coup (et ce serait une erreur d’essayer de le faire) !

Vous pourrez d’abord vous concentrer sur les habitudes qui sont les plus importantes pour vous, et ensuite petit à petit vous élargir à d’autres… C’est un travail qui se fait progressivement.

Étant donné que notre vie est constituée d’au moins 95% d’habitudes, vous avez là le pouvoir de changer une grande part de votre vie.

3 – Repousser vos limites & optimiser vos performances

Nos limites mentales sont en général bien plus restreintes que nos limites physiques.

David Goggins, un coureur de marathons longue distance et auteur américain, parle de la règle des 40%.

Lorsque vous pensez être arrivé au bout de vos limites, vous n’êtes en réalité qu’à 40% de vos capacités.

Exemple

Imaginons que vous décidiez de courir la plus longue distance possible sans vous arrêter.

Vous enfilez vos baskets, vous sortez de chez vous et votre périple commence !

10 km…

20 km…

30 km…

Arrivé au 40 ème kilomètre, vous êtes à bout. Chaque pas supplémentaire est une torture. La douleur devient insupportable.

À ce moment précis, vous êtes convaincu d’avoir atteint vos limites physiques.

Mais est-ce vraiment le cas ?

Selon la règle de David Goggins, non. Vous n’êtes en réalité qu’à 40% de vos réelles limites. Vous pourriez courir encore 60km de plus !

Mais ce qui vous empêche de continuer, ce sont vos limites mentales.

En apprenant à les dépasser, vous pourriez faire beaucoup plus.

Et selon lui, c’est une règle qui s’applique dans tous les domaines…

Note personnelle : ce chiffre de 40% représente selon moi plus une idée générale qu’un chiffre précis. Je n’ai pas trouvé d’études scientifiques à ce sujet, donc je pense qu’il utilise ce chiffre simplement pour illustrer l’idée que vos limites mentales sont en général bien plus restreintes que vos limites physiques.

En apprenant à vous dépasser, vous serez donc capable d’exploiter beaucoup plus de votre potentiel.

Et justement, ce travail sur la motivation vous aidera à vous dépasser plus qu’à votre habitude.

Vous aurez cette force qui continuera de vous tirer en avant même quand vous pensez être arrivé à bout.

Vous pourrez mettre plus d’intensité dans tout ce que vous faites : vous augmenterez vos performances en sport, au travail, dans vos études si vous êtes étudiant, dans votre business, dans le développement de nouvelles compétences, et d’une manière générale dans tous les projets que vous entreprendrez…

Et plus que d’améliorer vos performances, il y a quelque chose de beau qui se produit à chaque fois que vous allez au bout de vos limites…

Vous avez cette sensation d’avoir mis tout ce que vous aviez sur la table, et n’avoir rien gardé.

Cette fierté est précieuse.

Et si vous ne la cultivez pas, vous passez à côté de quelque chose.

(On en aurait presque la larme à l’œil, non ?)

4 – Créer plus de résultats

C’est la conséquence des 3 points précédents :

  1. En arrêtant de remettre à plus tard…
  2. En changeant vos habitudes…
  3. Et en repoussant vos limites…

…vous serez beaucoup plus apte à créer les résultats que vous désirez dans votre vie.

Il y peu de choses qui ne vous seront pas accessibles.

Vous pourrez être, faire et avoir presque tout ce que vous désirez :

Qu’il s’agisse d’atteindre votre indépendance financière pour être libre de votre temps, de devenir à l’aise en toutes situations socialement et avoir confiance en vous, d’atteindre le haut niveau dans un domaine spécifique (le sport, l’art, l’entrepreneuriat, le développement personnel…), de réussir haut la main vos études, d’apprendre une nouvelle langue, de développer une santé exceptionnelle, d’avoir un corps en forme et dont vous êtes fier…

Toutes ces choses vous seront accessibles.

Vous n’aurez qu’à choisir ce que vous voulez, puis à agir sur vos actions du quotidien pour qu’elles vous conduisent exactement où vous le souhaitez.

Vous reviendrez au contrôle de votre vie, et de vos résultats.

Et ce simple fait vous différenciera de la majorité des personnes…

La plupart des gens dans la vie se laissent guider par les circonstances extérieures, sur lesquelles ils n’ont aucun contrôle.

Ils sont comme un bateau qui se laisse porter par le courant, en espérant qu’il les emmène à bon port…

Si le courant va dans le bon sens, ils sont contents !

Si c’est pas le cas, ils sont malheureux…

Ils n’ont aucune influence sur leur situation.

De votre côté, vous ne ferez pas partie de ces gens-là.

Vous rallumerez vos moteurs, saisirez le gouvernail et conduirez votre vie là où vous le désirez, indépendamment du courant.

5 – Devenir une nouvelle version de vous-même

Ces dernières décennies, un changement majeur s’opéré dans notre compréhension de l’être humain.

Jusqu’aux alentours des années 70, il était admis qu’une fois adulte, une personne ne pouvait plus changer. Elle était vouée à rester comme elle est…

Mais une découverte scientifique est venue bouleverser cette vision des choses : la découverte de la neuroplasticité.

Les scientifiques ont réalisé que le cerveau d’un être humain continue d’évoluer tout au long de sa vie en fonction de ses expériences.

→ Selon ce nouveau modèle, tout peut être appris, entraîné, et vous n’êtes pas voué à rester la même personne tout au long de votre vie.

Beaucoup d’études supplémentaires ont ensuite été faites sur le sujet, et ce nouveau modèle est désormais admis comme une évidence en neurosciences.

C’est un changement majeur dans notre compréhension de l’être humain.

Et pourtant, encore aujourd’hui, on entend souvent des gens dire : “Je suis comme je suis, je peux pas changer…”.

Mais dire cela, c’est rester bloqué dans une vision des choses qui est erronée depuis plus de 50 ans…

(Je détaillerai davantage cette notion de neuroplasticité un peu plus loin dans la série.)

Tout ce que vous êtes aujourd’hui n’est qu’une série d’habitudes : des habitudes de pensées, d’émotions et de comportements.

Et chacune de ces habitudes peut être changée pour construire une nouvelle version de vous.

Et c’est pourquoi le travail que je vous propose dans cette série va bien au-delà du simple fait de changer quelques comportements, habitudes…

Il s’agit ici de vous transformer, brique par brique, en une nouvelle version de vous-même.

Imaginez la situation suivante :

Votre réveil sonne un matin, vous ouvrez les yeux et vous allez dans votre salle de bain. Vous vous arrêtez quelques secondes devant la glace, et là vous réalisez…

Vous n’êtes plus la personne que vous aviez toujours été, mais la personne que vous avez toujours rêvé d’être. La plupart des rêves qui comptaient à vos yeux se sont réalisés. Vous vous sentez parfaitement bien, et vous êtes fier de vous. Vous en avez des frissons dans le dos…

Si ça arrivait, ne serait-ce pas l’un des plus beaux jours de votre vie ?

En devenant cette meilleure version de vous-même, vous développerez une image positive de vous-même, et ça aura pour effet de booster votre estime de vous et votre confiance en vous.

Il en résultera un profond sentiment de bien-être, et vous vivrez votre vie en sachant que vous avez été celui ou celle que vous vouliez vraiment être.

6 – Etre capable de remonter la pente lorsque vous êtes dans une période difficile

La vie n’est pas toujours simple.

Et à un moment où à un autre, on se retrouve tous dos au mur.

Dans ces moments, on a la sensation que les problèmes s’entassent les uns sur les autres :

  • Perte d’un emploi
  • Difficultés financières/dettes
  • Échec scolaire
  • Rupture amoureuse/divorce
  • Décès d’un proche
  • Anxiété sociale
  • Dépression
  • Isolement
  • Problèmes de santé
  • Sensation de passer à côté de sa vie
  • Etc.

Ces événements ne sont pas faciles.

Et bien souvent, c’est un cercle vicieux qui se met en place où chaque problème en attire un autre…

On a alors l’impression de porter un sac de 200 kilos sur le dos qui continue de se remplir toujours plus.

Et notre premier reflex, c’est de se laisser écraser par cette adversité.

On croule sous les problèmes, et on arrive plus à sortir la tête de l’eau.

→ Dans ces moments, le seul moyen de s’en sortir, c’est d’être capable d’aller chercher des ressources dans ses retranchements.

Et c’est là que la motivation va vous aider.

Elle va vous apporter le carburant nécessaire pour mettre en place tout ce qu’il faut pour vous en sortir.

Vous pourrez alors remonter à la surface, sortir la tête de l’eau et retrouver un vent de fraîcheur.

Une nouvelle spirale positive se mettra en place, et vous pourrez affronter un par un vos problèmes.

7 – Aligner vos désirs et vos actes

Comme je vous l’expliquais dans le précédent article, quand vous désirez mettre en place un changement dans votre vie mais que vous ne le faites pas, il se crée un conflit à l’intérieur de vous.

Une partie de vous veut quelque chose, mais une autre partie n’agit pas en cohérence.

Exemples :

Si vous désirez perdre du poids mais que plutôt que de manger votre repas “diète” vous vous retrouvez avec un paquet de chips à la main

Si vous planifiez d’avancer sur votre projet personnel et qu’au moment de vous y mettre vous restez à regarder des vidéos de divertissement sur YouTube…

Ça créé ce que les psychologues appellent une dissonance cognitive.

C’est un sentiment de malaise que vous ressentez quand vos désirs et vos actes ne sont pas alignés.

Lorsque ça arrive, vous trahissez votre intégrité, et vous détruisez votre estime de vous.

Et si ce genre de situations se répètent trop souvent, ça peut même vous conduire à un profond état de mal-être…

Ce n’est donc pas un problème à prendre à la légère.

→ Et justement, en développant votre motivation, vous résoudrez ce problème à la source.

Vous serez capable de mettre en place toutes les actions que vous désirez, et vous réduirez l’écart entre vos désirs et vos actes.

Il en résultera un sentiment d’intégrité et de cohérence dans vos actions.

Votre confiance en vous et votre estime de vous en seront boostées, et vous ressentirez un profond sentiment de bien-être à l’intérieur de vous.

Conclusion

Vous avez maintenant une idée plus claire des résultats que vous pouvez espérer obtenir en effectuant ce travail sur votre motivation.

Bien entendu, ces résultats ne s’obtiendront pas en claquant des doigts ! Il vous faudra appliquer minutieusement les méthodes mises à votre disposition dans cette série pour y parvenir, et entreprendre une véritable transformation personnelle.

Mais si vous êtes prêt à vous engager dans cette voie, alors il n’y a aucune raison que vous ne puissiez pas y arriver ! Et vous vous remercierez d’ici quelques mois de l’avoir fait…

À ce stade, j’imagine que vous avez de plus en plus envie de découvrir ces fameuses méthodes qui vont vous permettre d’obtenir ces résultats.

MAIS…

Le problème, c’est que si je vous les donne tout de suite alors que de votre côté vous n’êtes pas prêt à les recevoir, vous n’allez pas en faire bon usage.

Je veux m’assurer que vous développiez un état d’esprit idéal à l’enseignement avant de vous révéler quoi que ce soit.

Et c’est ce qu’on va voir dans le prochain article !

On va voir comment vous préparer à recevoir les informations enseignées dans cette série, et surtout comment les utiliser pour obtenir des résultats.

On se retrouve donc lundi prochain pour la suite, et en attendant dites-moi dans les commentaires ci-dessous quels sont les résultats, parmi ceux que j’ai cités dans l’article d’aujourd’hui, qui vous intéressent le plus dans ce travail sur votre motivation !

Et si c’est pas déjà fait vous pouvez me laisser votre mail dans le formulaire ci-dessous, comme ça je vous informe quand les nouveaux articles de la série sont publiés !

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