Je discutais avec une amie l’autre jour. À un moment, elle me parlait de ce rêve qu’elle avait étant petite de faire de la gymnastique à haut niveau.

Je lui ai alors demandé pourquoi elle n’avait pas poursuivi dans cette voie…

Et c’est là qu’elle m’a sortie cette phrase : “J’aurais bien aimé, mais je n’avais pas le talent.”

Selon elle, pour réussir dans ce domaine, il fallait avoir des aptitudes innées que seuls certains ont… Et que d’autres n’ont pas.

Et elle était persuadée de ne pas les avoir.

Elle a donc décidé de ne même pas essayer, à cause de cette barrière.

De votre côté, cette situation vous est sans doute déjà arrivée également.

Vous avez certainement déjà voulu vous lancer dans un domaine (apprendre une nouvelle langue, faire un sport, une activité artistique, un certain cursus d’études, lancer un projet personnel…), mais vous étiez persuadé de ne pas avoir ce qu’il fallait pour réussir dans ce domaine.

Vous regardiez ceux qui réussissent en vous disant quelque chose du style : “C’est facile pour eux, ils ont du talent. Moi j’en ai pas, je ne peux pas le faire.”

Vous aviez alors décidé de ne pas vous lancer, persuadé de ne pas être à la hauteur.

Mais cette barrière était-elle réelle ou simplement dans votre tête ?

Le talent inné, est-ce qu’un mythe ou une réalité ?

Dans cet article, vous allez avoir les réponses en détail à ces questions.

Le but est d’opérer un changement profond dans votre état d’esprit, pour que vous puissiez arrêter de vous laisser limiter par cette idée du talent inné.

Il y a 3 grands niveaux d’état d’esprit concernant le talent qu’on retrouve chez les gens, allant du niveau 1 (le plus basique) au niveau 3 (le plus avancé).

Ici, je vais vous détailler ces 3 grands niveaux, pour que vous puissiez évoluer vers le niveau 3, le plus avancé.

Mais tout d’abord, définissons ce qu’est le talent.

Le talent, qu’est que c’est concrètement ?

Ici, en parlant du talent, je parlerai de l’ensemble des aptitudes innées que vous avez dans une certaine activité.

Par exemple, lorsque vous étiez à l’école, il y avait forcément des matières dans lesquelles vous étiez naturellement meilleur que d’autres. Dans ces matières, vous aviez déjà un certain niveau de base, sans rien faire. Et pour une même quantité d’efforts, vous appreniez plus vite que les autres. C’est ça, le talent.

Et c’est à ne pas confondre avec la compétence, qui correspond à une aptitude que vous avez développée (par le travail, l’entraînement, la répétition…).

Par exemple, au lycée, il y avait une élève dans ma classe qui travaillait beaucoup, et qui avait de bonnes notes (en fait, elle était tout le temps première de la classe). La plupart des gens pensaient qu’elle était naturellement douée (qu’elle avait du talent), alors qu’en réalité, elle passait juste la majorité de son temps libre en dehors des cours à réviser, et c’est ce qui lui permettait d’avoir ces résultats.

C’est très important de faire la distinction entre les deux, parce qu’on va beaucoup jouer sur ces deux notions dans cet article.

Bien. Maintenant cette précision faite, passons sans plus attendre aux 3 grands niveaux de compréhension du talent. L’idée, c’est que vous identifiez à quel niveau vous êtes, pour pouvoir passer au(x) niveau(x) suivant(s).

Allez, c’est parti !

Niveau 1 – “Le talent joue un rôle majeur dans la réussite”

C’est l’état d’esprit dont je viens de parler dans l’introduction avec l’exemple de mon amie, et dans lequel sont la majorité des gens.

À ce niveau, vous pensez que la réussite dans un domaine est essentiellement due au talent. Vous regardez ceux qui réussissent, et vous vous dites : “Ces personnes ont des facultés innées que seuls certains ont la chance d’avoir et que d’autres non pas.”

Pour vous, le travail, l’implication et l’entraînement ne jouent qu’un rôle mineur dans la réussite.

Par exemple, lorsque vous voyez un artiste réaliser une magnifique prestation sur scène (un chanteur par exemple), vous vous dites qu’il est naturellement doué.

Selon vous, peu de personnes pourraient reproduire une telle prestation, puisque pour y arriver, il faut avoir la chance d’avoir un talent inné.

Le problème à ce niveau, c’est que dans la majorité des cas, vous êtes persuadé de ne pas avoir ce talent.

Vous vous dites donc : “À quoi bon essayer, puisque dans tous les cas je n’ai pas ce qu’il faut pour y arriver ?”

Vous vous mettez une limitation avant même de vous lancer. Avant même d’avoir essayé, vous avez déjà abandonné.

Et cet état d’esprit, c’est bien souvent un état d’esprit de confort que vous avez développé pour éviter d’avoir à fournir les efforts, le travail et l’implication nécessaires pour progresser.

Lorsque vous n’avez pas le niveau que vous souhaitez dans un domaine, il est plus facile de vous dire que c’est dû au manque de talent. Cela sous-entend que vous ne pouvez rien y faire, et que la seule raison pour laquelle vous n’avez pas les résultats que vous souhaitez, c’est à cause de ce critère inné sur lequel vous n’avez pas de contrôle.

Le problème, c’est que si vous gardez cette mentalité, vous n’allez jamais progresser.

Vous allez toujours vous résigner à votre situation actuelle, sans jamais vous donner les moyens de développer les compétences et les aptitudes que vous désirez.

Si vous voulez progresser dans votre vie, vous devez donc absolument lâcher cette mentalité.

Vous allez alors passer au niveau 2.

Niveau 2 – “Le talent n’existe pas, tout ce qui compte c’est le travail”

À cette étape, vous comprenez que l’idée du talent inné est toxique, et qu’elle vous empêche de progresser.

Vous arrêtez donc d’y croire, et désormais, vous comprenez qu’il y a des choses sous votre contrôle que vous pouvez faire pour vous améliorer.

Vous intégrez à la place des valeurs de travail, de discipline, de détermination, d’engagement et de dépassement de soi.

Et vous êtes convaincu que si vous mettez les efforts nécessaires, vous pouvez tout atteindre… Et que rien n’est impossible.

Par exemple, si vous souhaitez obtenir de meilleurs résultats dans vos études, vous savez qu’il ne tient qu’à vous de fournir le travail nécessaire pour y arriver.

Si vous désirez atteindre le haut niveau dans un sport, vous savez que par l’entraînement, la discipline et le dépassement de soi, vous pouvez y arriver aussi.

Si vous avez envie d’apprendre une nouvelle langue, pareil.

Si vous souhaitez vous lancer dans l’entrepreneuriat, de même.

Etc.

Vous sentez qu’en vous entraînant suffisamment (et de la bonne manière), tous vos objectifs sont possibles.

Ce nouvel état d’esprit vous permet de reprendre une posture de leader dans votre vie, et d’arrêter de subir votre situation.

Vous n’êtes plus à la merci des aptitudes innées que vous avez eu la chance d’avoir ou pas, et vous reprenez le contrôle de votre vie.

Désormais, selon vous, tout le monde est sur un pied d’égalité… Et c’est celui qui travaille le plus et le mieux qui arrive à obtenir les meilleurs résultats.

L’idée du talent inné sonne dorénavant comme une excuse que seuls ceux qui n’ont pas envie de fournir les efforts nécessaires pour progresser se trouvent.

Pour vous, si on prenait 2 personnes qui veulent apprendre une discipline (à jouer de la guitare par exemple), et que les deux suivent exactement le même entraînement, avec la même intensité, mais que l’une pratique 2 heures par jour, alors que l’autre pratique 4 heures par jour, alors celle qui pratique 4 heures par jour progressera toujours plus vite que celle qui pratique 2 heures.

Dans votre vision des choses, les grands athlètes (comme Roger Federer, Michael Phelps, Michael Jordan, Conor McGregor…) n’ont aucun talent particulier. La seule chose qui les distingue de la plupart des gens est qu’ils ont travaillé plus que les autres.

Selon vous, tout le monde pourrait atteindre leur niveau. Mais très le font, parce que 99,9999% des gens ne sont pas prêts à fournir la quantité de travail nécessaire pour y arriver.

D’ailleurs, certains de ces grands sportifs le disent eux-mêmes :

Par exemple, il y a cette citation désormais bien connue de McGregor (ex double champion en arts martiaux mixtes), qui dit : “Il n’y a pas de talent ici, c’est du travail acharné. C’est une obsession. Le talent n’existe pas, nous sommes toujours égaux en tant qu’êtres humains. Tu peux devenir qui tu veux, si t’y mets le temps et les efforts. T’atteindras le sommet, et c’est tout. Je ne suis pas talentueux, je suis obsédé.”

Et il n’est pas un cas à part, de nombreux autres athlètes de haut niveau semblent partager cette même vision des choses…

Et si vous vous intéressez un minimum au développement personnel, vous avez d’ailleurs sans doute pu remarquer que c’est un état d’esprit qui est également très mis en avant dans ce milieu.

Le fait est que la plupart des gens sont au niveau 1, dans une posture où ils subissent leur vie, et ont besoin d’entendre ce type de discours responsabilisant.

C’est ce qui va leur permettre de revenir au contrôle de leur vie et mettre en place les changements qu’ils désirent.

Et de votre côté, si vous vous êtes un minimum avancé dans votre développement personnel, vous êtes certainement déjà arrivé à ce niveau 2.

Et c’est déjà une excellente première étape.

Il vaut 100 fois mieux être à ce niveau 2 (quitte à être un peu trop extrême dans la mentalité “le talent n’existe pas, seul le travail compte”), plutôt que d’être au niveau 1, et rester bloqué dans une mentalité du type “Je ne peux pas réussir parce que je n’ai pas le talent”.

Cependant, à un niveau un peu plus avancé, vous vous rendrez compte que ce niveau 2 a aussi ses limites.

C’est là que vous passerez au niveau 3.

Niveau 3 : “Le talent occupe une place dans la réussite, mais ne doit pas être utilisé comme une limitation”.

Parfois, vous rencontrerez des personnes qui fournissent beaucoup moins d’efforts que vous, et qui obtiennent pourtant plus de résultats.

Et si vous gardez cette idée que seuls votre travail, vos efforts et votre implication feront la différence, alors vous risquez de très vite vous décourager. Puisque même en étant à votre maximum personnel, vous aurez toujours l’impression qu’il vous manque quelque chose par rapport à ces personnes.

Et plus vous vous rapprocherez du très haut niveau dans votre domaine (où tout le monde travail/s’entraîne plus ou moins à son maximum, à quelque chose près), plus cette différence se fera ressentir.

À ce stade, vous prendrez alors conscience que le talent existe et joue une part dans la réussite, au même titre que d’autres critères.

Et vous l’accepterez pour ce qu’il est, ni plus ni moins.

Je lisais récemment un livre biographique sur McGregor, qui n’a pas été écrit par lui, mais par quelqu’un qui est allé interviewer bon nombre de personnes qui l’ont connu étant plus jeune.

Et l’un de ses anciens entraîneurs de boxe le disait : lorsque les élèves “lambdas” apprenaient une nouvelle technique, ils mettaient plusieurs jours avant de bien la maîtriser. Ils devaient la répéter encore et encore pour y arriver. Pour McGregor, il ne lui fallait que quelques minutes. À quantité de travail égale, il progressait beaucoup plus rapidement que les autres. Il avait un talent naturel certain.

Pourquoi ce même McGregor disait-il alors qu’il n’avait pas de talent, et que sa réussite était uniquement due à son travail acharné ?

Et bien, les grands sportifs n’ont pas toujours conscience de leur talent, puisque c’est quelque chose qu’ils ont naturellement, de manière innée. Cependant, ils ont beaucoup plus conscience du travail qu’ils fournissent (souvent énorme). Il est beaucoup plus facile pour eux de réaliser les efforts fournis, que leur talent inné.

Ne vous méprenez pas : pour devenir l’un des meilleurs au monde dans un domaine, le travail acharné est nécessaire. Cependant, il n’est pas suffisant. Le talent inné joue aussi un rôle, au même titre que de nombreux autres critères.

Et de votre côté, vous devez en avoir conscience sans pour autant vous laisser décourager par cette idée.

Et justement, c’est ce qui fait la différence entre le niveau 3 et le niveau 1 : au niveau 3, vous n’avez pas cet esprit de résignation associé à cette idée de talent inné, comme vous pouvez l’avoir au niveau 1.

Ici, vous comprenez que tout le monde peut atteindre un très bon niveau dans un domaine. Même si vous êtes très mauvais au départ et que vous n’avez aucun talent inné, par le travail, l’entraînement et les efforts, vous pouvez devenir très bon. Et ce, quel que soit le domaine.

Vous ne vous mettez pas de limitations. Vous savez que s’il vous manque une compétence, vous pouvez la développer.

Par exemple, vous savez que si vous voulez atteindre un très bon niveau dans un sport ou un art, vous pouvez le faire.

Vous savez que si vous voulez faire un cursus d’études qui vous plait vraiment, vous pouvez y arriver.

Vous êtes convaincu que si vous voulez apprendre une nouvelle langue, vous pouvez le faire, même l’anglais était votre point faible tout au long de votre scolarité.

Votre manque de compétences ou de connaissances n’est plus un obstacle pour vous.

Cependant, vous gardez une vision réaliste des choses (ce qui ne veut pas dire pessimiste, attention) : vous comprenez que le talent joue aussi un rôle dans la réussite, et que certains progresseront peut-être mieux que vous pour moins d’efforts.

Et justement, puisque vous en avez conscience, vous n’êtes plus découragé par cette idée.

Vous avez désormais une mentalité qui vous permet de rester motivé et de continuer de donner le meilleur de vous, même si vous n’avez pas la garantie d’avoir le talent pour devenir le meilleur des meilleurs dans votre domaine.

Vous arrêtez de valoriser les résultats, et vous valorisez à la place l’implication.

Vous êtes beaucoup plus admiratif de quelqu’un qui part de loin et qui arrive à atteindre un bon niveau en s’impliquant à 100%, que de quelqu’un qui s’implique à moitié mais qui est très bon naturellement.

À ce stade, vous arrêtez également de vous comparer aux autres. Vous n’êtes plus en compétition avec eux puisque vous comprenez que vous ne jouez pas avec les mêmes armes. Vous êtes seulement en compétition avec vous-même. Votre but est d’atteindre le maximum de votre potentiel personnel, avec les cartes que vous avez en main.

En atteignant le maximum de votre potentiel, vous atteindrez peut-être l’élite mondiale dans votre domaine. Ou peut-être pas. Au final, ça a relativement peu d’importance pour vous, puisque vous restez concentré essentiellement sur les choses qui sont sous votre contrôle : donner le meilleur de vous, travailler, vous entraîner, vous remettre en question, mettre en place les bonnes habitudes, apprendre de vos erreurs, développer le meilleur état d’esprit possible, etc.

De plus, vous n’utilisez jamais le manque de talent comme une excuse. Vous avez conscience que même si le talent existe, lorsque quelqu’un réussit mieux que vous, ça ne veut pas nécessairement dire qu’il a plus de talent. Parfois ce sera le cas, parfois ça ne le sera pas. Vous ne pourrez jamais vraiment le savoir. Et donc vous ne tombez pas dans le piège de justifier votre manque de résultats par le manque de talent à la moindre occasion. Il y a toujours des choses sur lesquelles vous pouvez agir pour vous améliorer, et vous vous concentrez dessus.

En résumé : vous reconnaissez le talent pour ce qu’il est, ni plus ni moins. Vous ne l’utilisez pas comme une limitation. Vous vous concentrez sur le fait de donner le meilleur de vous, indépendamment de votre talent de base.

Conclusion

Vous avez découvert dans cet article les 3 grands états d’esprit au sujet du talent. À vous d’identifier à quel niveau vous êtes actuellement, pour passer au niveau suivant.

Cherchez à être au moins au niveau 2, c’est déjà une très bonne première étape. Cela vous permettra de revenir au contrôle de votre vie, plutôt que de la subir.

Comme vous avez pu le voir, le niveau 3 est à l’équilibre entre les deux premiers, où vous prenez le talent pour ce qu’il est, sans pour autant en faire une limitation.

Vous devez toujours chercher à exprimer le maximum de votre potentiel personnel, sans vous comparer aux autres (exception faite si c’est une comparaison saine, qui vous pousse à vous améliorer et donner le meilleur de vous).

Accordez toujours plus de valeur à votre niveau d’implication qu’à vos résultats, parce que votre niveau d’implication ne dépend que de vous. Vos résultats non (d’autres critères rentrent aussi en jeu, – entre autres – le talent).

Je conclurai cet article par une citation qui résume bien l’état d’esprit de ce niveau 3 :

“Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être, mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.”

Marc-Aurèle

Laissez-moi un commentaire ci-dessous pour me dire auquel de ces 3 niveaux vous êtes actuellement ! Je suis curieux de savoir.

À très vite !

– Sanjay