Note importante : Cet article fait partie d'une série en plusieurs parties sur la motivation. Si vous n'avez pas lu les articles précédents, je vous invite à le faire avant de lire celui-ci.

Tous les articles de la série sont regroupés ici : https://deep-advices.com/serie-motivation/

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Précédemment, nous avons vu les 3 premiers fondamentaux à maîtriser pour suivre cette série sur la motivation.

Pour rappel, les voici :

1- Avoir un état d’esprit propice à recevoir les enseignements. Vous devez mettre de côté vos convictions et être ouvert aux informations qui vous sont partagées. (cf. Article 3)

2- Avoir une forte envie d’apprendre. Vous devez être déterminé dans votre démarche, et être totalement impliqué pour apprendre ces informations et les mettre en pratique. (cf. Article 3)

3- Utiliser les 4 niveaux de maîtrise pour atteindre le plus grand niveau de compétence possible vis-à-vis de ces enseignements. (cf. Article 4)

Et aujourd’hui, nous allons voir le 4ème fondamental : l’état d’esprit de responsabilité.

Pour vous l’introduire, j’aimerais vous raconter une histoire qui m’est arrivée il y a quelques années…

Histoire – Un conférencier peu conventionnel

Un jour, alors que j’avais 18 ans, je suis allé assister à une conférence (sur le développement personnel, vous l’imaginez bien).

Le conférencier nous a fait sa prestation, et à la fin il nous a parlé de son séminaire qui avait lieu 3 semaines plus tard. De mémoire, le prix pour y assister était de 600€, ce qui était largement hors budget pour moi.

Une fois l’événement terminé, je suis resté un peu plus longtemps dans la salle. J’échangeais avec un des participants en attendant de pouvoir poser une question au conférencier.

Dans le fil de la conversation, la personne avec qui j’échangeais m’a demandé si je comptais participer à ce séminaire.

Je lui ai répondu que j’aimerais bien, mais que je n’avais pas l’argent.

C’est là que le conférencier, situé non loin de nous, m’a entendu.

Il est intervenu

“C’est des conneries ça.”

Je l’ai regardé avec une mine interloquée. Oui, c’était bien à moi qu’il parlait !

Il a alors surenchéri de manière très sèche : “Quand tu dis que t’as pas d’argent, c’est n’importe quoi.”

Je suis resté scotché pendant quelques secondes. Je m’y attendais pas. Puis j’ai répliqué un triste : “Non mais j’ai vraiment pas les moyens pour venir au séminaire…”

Après tout, que savait-il de ma situation financière ? Comment pouvait-il savoir si j’avais l’argent ou pas ?

Il a alors enfoncé le clou : “Tu dis que t’as pas les moyens, mais tu vois ta veste ? Ça vaut de l’argent. Tu vois ton téléphone (que j’avais dans la main) ? Ça vaut de l’argent aussi. Donc de l’argent, t’en as. C’est juste toi qui choisis de l’investir dans certaines choses plutôt que d’autres. Si tu viens pas au séminaire, c’est pas parce que t’as pas d’argent, mais parce que tu choisis de ne pas venir. T’as le droit de ne pas venir, mais sache que c’est un choix que tu fais.”

Je portais effectivement une veste à 50€, et j’avais un téléphone à 100€ dans la main. Mais que voulait-il que je fasse ? Que je vienne à poil à sa conférence et que je fasse le choix de vivre sans téléphone, tout ça pour avoir l’argent de venir assister à son fichu séminaire ? Bon sang, j’avais l’impression de rêver les yeux ouverts !

J’ai alors décidé de lui en dire un peu plus sur ma situation pour qu’il comprenne…

J’ai été élevé par une mère seule et aux revenus modestes. J’étais étudiant en prépa maths, je travaillais plus de 80 heures par semaine sur mes cours et j’avais en aucun cas le temps pour faire un travail à côté… Je touchais juste 550€ de bourse par mois et c’est tout ce que j’avais pour payer mon loyer et ma nourriture… Et je venais de dépenser 50€ pour assister à une conférence d’un mec qui ne connait rien à ma situation, et qui vient me juger en me disant que je raconte des “conneries” quand je dis que je n’ai pas d’argent ! (bon ok, ça je lui ai pas dit)

Et alors que je croyais avoir tout entendu, il m’a sorti une nouvelle pépite :

“Mais l’argent ça se trouve partout ! Tu peux demander à tes proches de t’en prêter, faire un travail, rendre des services… Rien qu’en aidant les personnes âgées à traverser la rue par exemple, tu peux gagner de l’argent. C’est juste toi qui choisis de te dire que t’as pas d’argent, et avec cette mentalité c’est certain que t’en auras pas.”

Il voulait donc que je gagne 600€ en 3 semaines, en allant aider des personnes âgées à traverser la rue ?

À ce stade, je me demandais comment il était possible qu’un être humain puisse avoir un tel niveau de déconnexion avec la réalité !

Puis je suis parti.

Le comble, c’est que je suis rentré chez moi en fraudant le tram, parce que je n’avais pas l’argent pour payer mon abonnement !

Et sur le trajet du retour, je n’arrivais pas à me sortir de la tête cet échange.

Durant les jours et semaines qui s’en sont suivis, j’ai continué de repenser à tout ça.

Et aujourd’hui, vous savez ce que j’en pense ?

Eh bien…

Il avait raison.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, j’ai réalisé que cette personne me disait la vérité ce jour-là.

Toutes les raisons qui justifiaient que je n’avais pas d’argent étaient vraies dans une certaine mesure, mais ne devaient pas se transformer en excuses.

J’avais aussi fait des choix dans ma vie qui m’avaient conduit à cette situation financière. Mais je refusais de le voir…

J’avais par exemple fait le choix de faire des études très prenantes, qui laissaient peu de place pour un travail à côté. J’avais également fait le choix de parfois dépenser mon argent dans certaines choses plutôt que d’autres : habits, dépenses du quotidien, etc. Rien que le matin même de cette conférence, je m’étais acheté un croissant par exemple… Non pas que cette dépense soit mauvaise en soi, mais c’était un CHOIX. Si je le souhaitais, j’aurais pu l’investir différemment.

J’avais donc une part de responsabilité vis-à-vis de ma situation financière

Et si je voulais VRAIMENT trouver ces 600€ en 3 semaines, j’aurais pu m’en donner les moyens : j’aurais pu appeler tous les membres de ma famille pour demander à me prêter de l’argent, j’aurais pu trouver un arrangement pour faire un travail à côté de mes études en m’organisant mieux, j’aurais pu demander à faire décaler mon loyer… En bref, j’aurais pu au moins essayer de trouver activement des solutions. Si je ne participais pas à ce séminaire, c’était donc un choix de ma part, et non une situation que je subissais.

Mais je préférais me comporter en victime, en me persuadant que je ne l’avais pas choisi. Dans mon esprit, si je manquais d’argent, ce n’était en aucun cas de ma faute.

M’en rendre compte a été une grande réalisation pour moi…

Ce jour-là, j’ai compris que JE suis au contrôle de ma vie, et que je n’ai pas à subir les circonstances extérieures, sur lesquelles je n’ai pas d’influence.

J’ai réalisé que ma vie est faite de choix. J’en fais des milliers par jour, allant des plus banals aux plus importants, sans même m’en rendre compte. Et chaque choix entraîne des conséquences. Toute cause a un effet.

Et si une situation ne me plait pas, alors il ne tient qu’à moi de faire des choix différents pour la changer.

J’ai toujours une part de responsabilité vis-à-vis de ce qui m’arrive.

Je ne subis rien.

À partir de là, de nombreux changements s’en sont suivis dans ma vie :

  • Je n’étais pas satisfait de mon manque d’aisance et de confiance en moi sur le plan social : je l’ai changé.
  • Je n’étais pas satisfait de ma situation dans mes études puis sur le plan professionnel : je l’ai changée.
  • Je n’étais pas satisfait de mes habitudes en termes de santé : je les ai changées.
  • Je manquais énormément de motivation dans tout ce que je faisais : je l’ai changé.
  • J’ai voulu développer une expertise dans le développement personnel et la psychologie humaine : je l’ai développée (et je continue de le faire).
  • Etc.

Bien entendu, ça n’a pas toujours été facile. Au contraire, ça a été encore plus difficile qu’avant…

Mais j’ai repris le contrôle de ma vie. J’ai arrêté d’être victime des circonstances. (Et je n’ai pas fini d’y travailler bien entendu, c’est le travail de toute une vie.)

Cet état d’esprit, c’est ce qu’on appelle la responsabilité.

C’est un indispensable lorsqu’on souhaite entreprendre une transformation personnelle (quelle qu’elle soit), et c’est pourquoi j’en ai fait le 4 ème fondamental à maîtriser pour cette série sur la motivation.

Voyons donc plus en détail ce qu’est cet état d’esprit, et comment l’utiliser concrètement dans votre vie et notamment dans le cadre de cette série.

La responsabilité, qu’est-ce que c’est ?

C’est un état d’esprit qui consiste à assumer que VOUS êtes au contrôle de votre vie, et non les circonstances extérieures (sur lesquelles vous n’avez pas de contrôle), comme :

  • Votre éducation
  • Votre génétique
  • La chance
  • Votre couleur de peau
  • Le hasard
  • Le milieu social dans lequel vous avez grandi
  • Les autres
  • Etc.

Quelqu’un de responsable admet qu’il a provoqué, au moins en partie, toute chose qui lui arrive dans sa vie.

Il comprend que depuis sa naissance, il fait des choix (consciemment ou non), et que ce sont avant tout ces choix qui influencent son destin.

Lorsqu’il veut obtenir quelque chose dans la vie, il compte donc peu sur l’aide des autres ou les circonstances favorables. Il compte avant tout sur lui-même : ses actions, son implication, ses habitudes, ses compétences et ses choix du quotidien. Il crée sa propre chance.

Et lorsqu’il échoue, il l’assume pleinement. Il reconnait ses erreurs, ne se trouve pas d’excuses et ne remet pas la faute sur les autres.

À l’inverse, quelqu’un qui ne prend pas ses responsabilités a tendance à penser que sa vie est déterminée par des facteurs extérieurs, sur lesquels il n’a pas de contrôle.

Il se comporte la plupart du temps en victime, et a peu d’influence sur sa vie.

Lorsqu’il se retrouve dans situation ne lui plait pas, il blâme les autres, le manque de chance, une mauvaise éducation…

Il a toujours de bonnes raisons qui justifient son échec.

Cet état d’esprit, c’est celui dans lequel j’étais lors de ma rencontre avec ce conférencier dans mon histoire précédente.

Et c’est l’état d’esprit dans lequel sont la plupart des gens que vous croisez au quotidien…

Par exemple, on voit beaucoup de personnes qui ne sont pas satisfaites de leur situation sur le plan professionnel : elles font un travail qui ne leur plait pas et qui ne leur permet pas d’avoir les finances qu’elles désirent. Mais plutôt que d’en assumer la responsabilité, elles préfèrent justifier leur situation par des circonstances défavorables :

“Si j’en suis arrivé là, c’est parce que j’avais des difficultés à l’école et je n’ai pas pu faire d’études après le bac” (comme si les études étaient indispensables pour réussir)

“C’est la faute du gouvernement : il vole l’argent du peuple !” (mais oui le méchant)

“Il est impossible de trouver du travail de nos jours, tout est bouché…” (si c’était le cas, on aurait 70 millions de chômeurs en France)

“J’ai grandi dans un milieu social défavorisé, et on ne peut pas réussir quand on vient de ce milieu.” (comme si le milieu duquel on vient choisissait notre carrière à notre place)

“Ceux qui réussissent ont été pistonnés. Moi je n’ai pas eu cette chance…” (le piston c’est des relations, et les relations ça se développe)

Etc.

Bien entendu, toutes ces raisons que donne une personne pour justifier sa situation sont en général vraies dans une certaine mesure. Elles ne les inventent pas : certains ont effectivement plus de facilités que d’autres à l’école, le contexte politique favorise certains plus que d’autres, il est plus facile de trouver du travail dans certains domaines que d’autres, certains grandissent dans un milieu social plus aisé que d’autres, d’autres ont la chance d’être pistonnés par des proches…

Mais au final, toutes ces choses sont des PRIVILÈGES pour ceux qui les ont… Mais ne doivent en aucun cas devenir des EXCUSES pour ceux qui ne les ont pas.

Justifier son échec par les circonstances extérieures, une posture de facilité

Justifier son échec par les circonstances extérieures permet de totalement se déculpabiliser, et nier que notre situation est AUSSI due à certaines de nos actions, de notre implication, de nos habitudes, de nos compétences et de nos choix du quotidien.

Prendre ses responsabilités, c’est accepter l’idée qu’il y a des choses sur lesquelles on a du contrôle, et se concentrer essentiellement dessus pour influencer la situation à notre avantage.

Cependant, ce n’est pas non plus de vouloir tout contrôler. C’est aussi accepter qu’il y a des choses sur lesquelles on a pas d’influence, et lâcher prise dessus.

“Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé. Le courage de changer ce qui peut l’être. Mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.”

Marc Aurèle

Lorsque vous vous concentrez sur les choses que vous pouvez changer, vous adoptez une posture de meneur dans votre vie. Plutôt que d’être un simple passager qui suit le mouvement, vous revenez aux commandes de votre situation.

Vous savez que vous avez une influence sur vos échecs comme sur vos réussites, et vous gagnez en pouvoir. Vous pouvez donc agir pour vous créer la vie que vous désirez, indépendamment des circonstances.

Laissez-moi vous partager une métaphore qui l’illustre bien…

La métaphore du kayak

Imaginez deux personnes en kayak, en pleine mer.

Les deux veulent arriver à un point bien spécifique sur une île déserte.

Le temps est agité, il y a une forte houle.

L’une se sent responsable de sa direction. Mentalement, elle est persuadée qu’indépendamment du courant, du vent et des aléas, rien ne l’empêchera d’arriver à son cap. Elle est convaincue qu’il ne tient qu’à elle de faire le nécessaire pour y parvenir. Même si ce n’est pas facile, elle pagaie du mieux qu’elle le peut, et cela lui permet de garder le contrôle et maximiser ses chances d’y arriver.

À l’inverse, l’autre a une mentalité différente : elle est persuadée de n’avoir aucun contrôle sur sa direction, et se laisse porter par le courant en espérant que celui-ci l’emmène à bon port. Mentalement, elle se dit : “À quoi bon faire des efforts, puisque dans tous les cas c’est le courant qui choisit mon cap ?”. Elle se sent impuissante face à la situation, et subit les circonstances.

Au final, laquelle des deux a le plus de chances d’arriver à sa destination selon vous ?

Bien entendu, c’est la première.

En prenant vos responsabilités, vous maximisez vos chances d’arriver à votre destination. Plutôt que de laisser le hasard choisir pour vous, vous prenez les rênes et exercez un certain contrôle sur votre direction.

Bien entendu, cela ne vous garantit par d’y parvenir à chaque fois. Mais ça en augmente les probabilités.

La responsabilité : principe utilisé dans le sport de haut niveau

Étant passionné de psychologie de la performance, j’ai étudié la manière dont les sportifs de haut niveau sont accompagnés sur le plan mental.

Ce ne fut pas une surprise lorsque j’ai réalisé que la responsabilité était l’un des principes fondamentaux qui leur étaient enseignés.

Lors d’une préparation à une compétition, les sportifs apprennent à se concentrer uniquement sur les choses sur lesquels ils ont du contrôle, et lâcher prise sur les choses sur lesquelles ils n’en ont pas.

Par exemple, lorsqu’un joueur de tennis se fait accompagner sur le plan mental, il apprend que lors d’un match il a le plein contrôle sur :

  • Le fait de délivrer la meilleure performance possible avec ses capacités du moment
  • Sa préparation avant l’événement
  • Ses rituels entre les points
  • Sa respiration (pour gérer le stress)
  • Sa manière de se parler à lui-même mentalement
  • Ce qu’il visualise dans son esprit
  • Etc.

En revanche, il n’a pas le plein contrôle sur :

  • Les réactions du public
  • La performance de son adversaire
  • Les blessures qu’il peut avoir pendant le match
  • Les décisions de l’arbitre
  • Les points joués précédemment
  • Le fait de gagner le match à la fin (puisque ça dépend aussi de la performance de son adversaire)
  • Etc.

Il apprend donc à se concentrer uniquement sur les actions de la première liste, et à lâcher prise sur les facteurs de la seconde liste. Ça lui permet de toujours avoir des actions concrètes auxquelles se raccrocher, et d’optimiser sa performance le plus possible.

Ce basique est un pilier dans la préparation mentale des sportifs, quel que soit le sport…

Il ne s’agit pas d’un simple concept, mais un véritable état d’esprit qui s’applique à tous les domaines.

Voyons son impact sur la motivation.

La responsabilité : un fondamental pour ce travail sur la motivation.

Bien souvent, lorsqu’une personne manque de motivation, c’est parce qu’elle est convaincue (consciemment ou non) qu’elle n’a pas de contrôle sur sa situation. Elle se sent impuissante, et est persuadée que ses actions n’ont pas ou peu d’impact.

Par exemple, c’était mon cas dans l’histoire que je vous ai racontée précédemment.

J’étais convaincu de ne pas avoir de contrôle sur ma situation financière…

J’entretenais un discours du type :

Si j’ai pas d’argent…

…C’est parce que j’ai été élevé par une mère qui n’avait pas beaucoup d’argent.

…C’est parce que mes études sont trop prenantes, et je n’ai pas le temps de faire un travail à côté.

Etc.

Et forcément, je ne pouvais pas avoir de motivation pour gagner plus d’argent, puisque je pensais que ça ne dépendait pas de moi.

Mais à l’instant où j’ai réalisé que c’était mes choix, bien plus que les circonstances, qui étaient responsables de ma situation financière, alors j’ai retrouvé de la motivation : j’ai compris qu’il ne tenait qu’à moi de faire ce qui était nécessaire pour en gagner plus.

Lorsque vous réalisez que vous avez de l’influence sur votre situation, vous gagnez donc en motivation.

Une étude a d’ailleurs été faite à ce propos.

Etude : Cette chercheuse a fait une découverte surprenante

Cette étude a été faite à l’Université de Columbia aux États-Unis par une chercheuse du nom de Claudia M. Mueller. Je vous partage ici une version vulgarisée de cette étude, par soucis de simplification. Si vous souhaitez consulter la version originale, vous pouvez le faire ici (en anglais) : https://pdfs.semanticscholar.org/25ab/297c17a87c8a0f79e109be531fe9c7da97b8.pdf

Cette chercheuse a organisé une série d’études regroupant en tout et pour tout 412 élèves, à qui elle a demandé de résoudre des puzzles. Les enfants âgés de 10 à 12 ans se sont attelés à la tâche, et se sont vu évalués sur leurs capacités.

Certains étaient évidemment meilleurs que d’autres, mais au moment de leur révéler leurs résultats, on leur a fait croire à tous qu’ils s’en étaient très bien sortis. De plus, une remarque a été ajoutée à chaque élève.

C’est là qu’ils ont été divisés en 2 groupes :

  1. Pour le 1er groupe, on leur a dit qu’ils avaient réussi grâce à des qualités comme leur intelligence, un talent naturel, des facilités pour ce genre d’exercices… (autrement dit, des qualité sur lesquelles ils n’avaient pas de contrôle).
  2. À l’inverse, pour le 2ème groupe, on leur a dit qu’ils avaient réussi grâce à des qualités comme leurs efforts, leur implication, leur concentration pendant l’exercice… (des qualités sur lesquelles ils avaient du contrôle)

Ensuite, les élèves ont eu une nouvelle session de puzzles à résoudre, et ont été évalués une nouvelle fois.

Et c’est là que les résultats ont été intéressants : les étudiants du 1er groupe avaient tendance à être bien moins motivés dans la résolution des puzzles lors de cette deuxième session. Ils se reposaient beaucoup plus sur leurs capacités naturelles, innées, sur lesquelles ils n’avaient pas d’influence. Ils étaient donc moins impliqués, faisaient moins d’efforts et ont naturellement obtenu de bien moins bons résultats.

À l’inverse, les étudiants du 2ème groupe avaient tendance à être bien plus motivés dans la résolution des puzzles la deuxième fois. Ils étaient convaincus que leur réussite dépendait de leurs efforts, de leur implication et de leur concentration ; ils faisaient donc naturellement plus d’efforts, étaient plus impliqués et concentrés. Au final, leurs résultats étaient bien meilleurs.

La leçon à tirer de cette étude

Lorsque vous êtes persuadé que votre réussite dépend de choses sur lesquelles vous avez du contrôle, alors vous gagnez en motivation.

Vous développez ce que les psychologues appellent un “locus interne”.

Ce terme quelque peu technique signifie simplement que votre point de référence est à l’intérieur de vous. Ce dernier contraste avec le “locus externe”, qui signifie que votre point de référence est à l’extérieur de vous.

Pour faire simple :

Locus interne = vous avez le contrôle.

Locus externe = l’extérieur a le contrôle.

Et en développant votre locus interne, vous développez votre capacité d’agir. Vous savez que vos résultats dépendent de vous, et de vos actions. Vous avez donc tendance à vous impliquer davantage pour obtenir les résultats que vous désirez.

Être en locus interne et avoir le contrôle

Vous devez chercher à revenir au contrôle de toutes les situations de votre vie :

  • De votre situation sur le plan professionnel
  • De vos finances
  • De vos relations amicales, sentimentales et familiales
  • De votre forme physique
  • De votre santé
  • De vos habitudes
  • De votre bien-être
  • De votre état d’esprit
  • Des compétences que vous choisissez ou non de développer
  • Et d’une manière générale de tous les résultats que vous obtenez dans votre vie…

Cela ne signifie évidemment pas que vous cherchez à atteindre le plus haut niveau de réussite possible dans tous ces domaines. Cela signifie simplement que vous ne laissez pas l’extérieur choisir pour vous.

Par exemple, si on pousse l’idée jusqu’au bout : vous avez le droit d’être en surpoids, de peser 150 kilos, de manger des pizzas toute la journée et ne jamais faire de sport si vous le voulez (ce n’est pas un comportement que j’encouragerais, mais vous avez le droit). Peut-être que votre forme physique n’est pas votre priorité pour le moment…

Cependant, ça doit être un choix de votre part (locus interne), et vous devez pleinement en assumer les conséquences : potentiels problèmes de santé, moins d’énergie au quotidien, regard des autres différent…

Si vous assumez pleinement ces conséquences, alors personne ne peut vous dire quoi que ce soit.

En revanche, c’est différent d’une personne dans cette même situation, mais qui la subit en se disant par exemple : “J’aimerais bien perdre du poids mais j’y arriverai jamais, avec ma génétique c’est impossible, j’ai déjà essayé un régime et ça ne marche pas…”. Dans ce cas, la personne aimerait changer, mais elle est persuadée qu’elle ne peut pas en raison de facteurs externes (sa génétique, les régimes qui ne marchent pas, etc.). Elle se retrouve donc dans une posture d’impuissance, où son surpoids n’est pas un choix mais une situation qu’elle endure (locus externe).

De votre côté, vous ne devez jamais vous retrouver dans ce deuxième cas.

Lorsqu’une situation ne vous plait pas, vous devez toujours faire l’une de ces deux choses :

  • Soit apprendre à accepter pleinement la situation telle qu’elle est et sans vous plaindre (comme la première personne dans cet exemple).
  • Soit changer la situation directement : Votre surpoids ne vous plait pas ? Vous le changez. Vos finances ne vous plaisent pas ? Vous les changez. Vos relations ne vous plaisent pas ? Vous les changez. Vous comprenez l’idée.

Mais en aucun cas vous devez subir une situation qui ne vous correspond pas…

Vous devez apprendre à vous construire une vie de choix.

C’est une mentalité qui est difficile à adopter, puisqu’elle ne vous offre plus d’excuses derrière lesquelles vous cacher : si vous échouez, c’est de votre responsabilité.

Mais c’est aussi la mentalité nécessaire pour vous créer la vie que vous désirez.

Comment cela s’applique-t-il à cette série sur la motivation ?

Tout d’abord, comprenez que vos résultats dans le cadre de cette série dépendent en très grande partie de vous.

La motivation n’est pas innée. Elle ne dépend pas non plus de votre éducation, des personnes autour de vous ou du temps qu’il fait… Elle dépend de vous, et en particulier de votre implication pour la développer.

C’est une compétence que tout le monde peut acquérir, indépendamment de son point de départ.

Bien entendu, certains partent d’un peu plus loin que d’autres, mais il n’y a aucune excuse : en appliquant les bonnes méthodes, vous avez la garantie de pouvoir la développer.

Le problème, c’est que lorsque les gens suivent une formation ou une série (comme celle-ci), ils ont tendance à remettre toute la responsabilité de leurs résultats sur le formateur. C’est un état d’esprit qui leur plait tout simplement parce qu’ils espèrent que les solutions viennent de l’autre, plutôt que d’eux-mêmes.

Ils font donc très peu d’efforts, obtiennent peu de résultats, et viennent se plaindre que “l’enseignant n’était pas bon” ou que “les méthodes partagées n’étaient pas bonnes”.

Mais ils oublient bien souvent que leurs résultats dépendent très peu de l’enseignant et de ses méthodes, mais avant tout de leur niveau d’implication pour appliquer ces méthodes.

Il est plus important d’être un bon apprenti, que de trouver un bon formateur.

Un bon apprenti sera capable, à partir d’un minimum d’informations, de passer énormément à l’action et d’obtenir d’excellents résultats.

En revanche, un mauvais apprenti pourra lire des dizaines de livres, passer des années à se former, il n’appliquera que très peu les enseignements en question et obtiendra de faibles résultats.

Bien entendu, mon propos n’est pas de nier l’importance de trouver un bon formateur. Si le formateur est mauvais, il sera difficile d’obtenir des résultats. Mais dans une série comme celle-ci, dans laquelle vous avez la garantie d’avoir d’excellentes méthodes, la responsabilité est avant tout entre les mains de l’apprenti. Autrement dit, entre vos mains.

Et ne serait-ce qu’avec ces 4 fondamentaux, vous avez déjà de l’excellent matériel sur lequel travailler. De votre côté, si vous vous donnez les moyens d’atteindre un haut niveau de maîtrise de ces derniers, alors vous pouvez déjà avoir de très bons résultats : vous acquerrez un état d’esprit bien différent de celui de la plupart des gens, et vous aurez des bases solides pour ensuite entreprendre une transformation personnelle plus avancée.

Vous avez déjà les connaissances qu’il vous faut entre les mains. Maintenant, c’est à vous de faire le choix de revenir sur ces fondamentaux, et d’en faire de véritables règles de vie qui régissent tous vos comportements du quotidien.

Je ne peux pas le faire à votre place. C’est de votre responsabilité de le faire.

Les 3 manières de suivre cette série

Imaginons 3 personnes qui suivent cette série. L’une qui ne prend pas du tout ses responsabilités, une autre qui les prend moyennement, et une autre qui les prend très bien.

Voyons ensemble ce qui les différencie.

1 – La personne qui ne prend pas ses responsabilités

Elle compte uniquement sur mes enseignements pour lui changer la vie.

Elle lit la série une seule fois et de manière très peu impliquée, en sautant régulièrement des articles.

Aussi, elle a une lecture très passive, comme si elle lisait un roman. Elle ne prend pas de notes, et reste à un niveau de compréhension très superficiel des méthodes partagées.

Elle ne met d’ailleurs en application aucune de ces méthodes, et a cette idée (assez folle) que les informations à elles seules lui permettront d’obtenir les résultats qu’elle désire. Bien entendu, cette personne n’aura aucun résultat.

Et finalement, elle finira par blâmer les enseignements pour justifier ce manque de résultats (mais en aucun son manque d’implication).

2 – La personne qui prend moyennement ses responsabilités

Elle a compris que ses actions ont un impact sur ses résultats, mais elle compte encore beaucoup sur les enseignements pour changer sa vie.

Elle est en recherche permanente de “secrets” ou de “nouvelles méthodes” pour obtenir les résultats qu’elle désire.

Pourquoi ?

Parce qu’elle a cette idée dans son esprit (et à laquelle elle croit pertinemment) que ce sont avant tout les “secrets” ou les “nouvelles méthodes” qui lui permettront de changer de vie, plutôt qu’elle-même. Elle attend que la solution vienne de l’extérieur.

Elle est cependant un peu plus engagée dans sa démarche que la première personne, mais elle manque de régularité et d’implication. Elle passe à l’action seulement de temps en temps, quand elle en a envie. Elle a une attitude de loisir, et manque de sérieux dans sa démarche.

Elle se trouve beaucoup d’excuses pour justifier qu’elle n’y arrive pas, et à la moindre difficulté, elle a tendance à se décourager.

Tout cela la conduit à avoir des résultats limités.

3 – La personne qui prend très bien ses responsabilités

Elle ne compte que sur elle-même pour changer sa vie, et non sur les enseignements.

Elle comprend que c’est elle qui est au contrôle de ses résultats. Elle ne blâme rien ni personne, et ne se trouve aucune excuse lorsqu’elle n’obtient pas les résultats qu’elle désire.

Bien entendu, il lui arrive de rencontrer des difficultés, comme tout le monde. Mais elle accepte ces difficultés, et concentre toute son attention sur ce qu’elle peut faire pour avancer, avec les cartes qu’elle a en main.

Elle a arrêté de croire que la solution viendra de nouvelles méthodes, secrets, stratégies… Ça ne l’intéresse plus. Elle sait que rien d’extérieur à elle ne lui apportera la solution. Elle préfère être en locus interne : elle compte avant tout sur elle-même.

Une fois qu’elle a trouvé des enseignements prouvés et qui tiennent la route pour obtenir les résultats qu’elle désire, elle est prête de son côté à faire sa part du travail. Elle revient régulièrement sur les informations partagées, jusqu’à les maîtriser parfaitement.

Elle cherche à être la meilleure apprentie possible, pour tirer le meilleur parti des méthodes qui sont mises à sa disposition.

Elle est capable de passer à l’action des dizaines et des dizaines d’heures pour mettre en pratique un simple enseignement, parce que son but est d’atteindre le niveau de maîtrise le plus élevé possible.

Au final, elle obtiendra d’excellent résultats, et pourra être fière d’elle-même.

Comme vous pouvez le voir avec ces 3 exemples, plus la personne prend ses responsabilités :

  • Moins elle compte sur les enseignements
  • Plus elle compte sur elle-même
  • Plus elle est impliquée pour obtenir les résultats qu’elle désire
  • Plus elle est fière d’elle-même à la fin

Bien entendu, de votre côté, vous devez essayer de vous rapprocher le plus possible de l’attitude de la 3ème personne, celle qui prend très bien ses responsabilités.

Développer votre motivation est un choix

Durant cette série, vous avez le choix :

  • De votre niveau d’implication pour lire les articles de la série
  • Du nombre de fois que vous allez relire ces articles, pour développer le plus grand niveau de maîtrise possible
  • De votre niveau d’engagement dans ce processus
  • Des choix que vous allez faire suite à cette série
  • Des changements concrets que vous allez mettre en place grâce à ce que vous aurez appris
  • De votre régularité et engagement pour appliquer les méthodes enseignées

Toutes ces choses sont sous votre contrôle. Et en fonction des choix que vous allez faire, vous n’allez pas obtenir les mêmes résultats en termes de motivation.

C’est donc à vous de décider : quels résultats désirez-vous obtenir ?

Vous seul avez la réponse.

Ici, l’idée est d’apprendre à faire ce choix de manière consciente.

Vous avez le droit de ne pas lire tous les articles, et de ne pas vous impliquer autant qu’il le faudrait pour appliquer les méthodes enseignées.

Cependant, vous devez être prêt de votre côté à assumer ces choix de votre côté…

Si vous choisissez de ne rien changer, alors dans quelques années, votre vie sera très certainement toujours la même.

En revanche, si vous choisissez de développer votre motivation (puis d’utiliser cette motivation pour mettre en place les changements que vous désirez dans votre vie), alors c’est une vie totalement différente qui s’offre à vous.

Vous avez donc conscience que vos choix auront de grandes conséquences pour la suite, dans un sens comme dans l’autre.

À vous de faire les choix qui vous semblent justes pour vous.

Conclusion

Nous avons vu dans cet article le 4ème et dernier fondamental : l’état d’esprit de responsabilité.

Maintenant que vous avez pris connaissance de ces 4 fondamentaux, nous allons pouvoir passer à la suite.

Vous allez enfin bientôt pouvoir découvrir le processus exact à utiliser pour développer votre motivation.

Dans le prochain article, nous allons commencer par voir le cercle vicieux dans lequel sont enfermés la plupart des gens (et dans lequel vous êtes très certainement enfermé également, sans même vous en rendre compte). Celui-ci les plonge dans un état de découragement et de manque de motivation constant, et les empêche de mettre en place les changements qu’ils désirent dans leur vie.

Puis, nous allons voir comment sortir de ce cercle vicieux, et mettre en place un cercle vertueux qui va vous permettre de développer une grande motivation, jusqu’à en faire un automatisme.

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