Méthode 6 – Revenir au contrôle

Une étude a été faite sur un groupe d’étudiants à l’Université de Columbia à New York.

On leur a donné à chacun un puzzle à assembler.

Leur performance était évaluée et notée.

À la fin de l’exercice, certains ont bien réussi, d’autres moins.

Cependant, on leur a fait croire à tous qu’ils avaient très bien réussi, indépendamment de leur vrai résultat.

C’est à ce moment qu’ils ont été divisés en 2 groupes.

Pour le groupe 1, on leur a fait croire qu’ils ont réussi grâce à des qualités innées, qu’ils ont naturellement : leur intelligence, leurs facilités pour ce type d’exercices, leur capacité de raisonnement… (alors que ce n’était pas nécessairement vrai, l’important est qu’ils y croyaient).

Pour le groupe 2, à l’inverse, on leur a fait croire qu’ils ont réussi grâce aux efforts qu’ils ont fournis : leur implication dans l’exercice, leur persévérance, leur patience… (alors que ce n’était pas nécessairement vrai non plus)

À partir de là, on leur a donné un deuxième puzzle à résoudre, afin d’évaluer une nouvelle fois leurs capacités.

Les résultats ont été sans appel…

Les étudiants du groupe 2 ont obtenu, en moyenne, de bien meilleurs résultats qu’à la première session.

À l’inverse, ceux du groupe 1 ont obtenu, en moyenne, de bien moins bons résultats.

Pourquoi ?

La raison est simple : puisque les étudiants du groupe 2 étaient persuadés que c’étaient leurs efforts, leur implication et leur persévérance qui leur permettraient de réussir, alors ils fournissaient plus d’efforts, s’impliquaient davantage et persévéraient plus longtemps.

En revanche, les étudiants du groupe 1 fournissaient très peu d’efforts, puisqu’ils étaient convaincus de ne pas en avoir besoin ! Ils se reposaient sur leurs qualités innées comme leur intelligence ou leurs facilités de raisonnement.

(Bien sûr, c’est ici un résumé très simplifié de l’étude. Référence de l’étude originale : Effort vs ability by Claudia M. Mueller, Columbia University, 1998.)

Quelle leçon en tirer ?

La leçon à en tirer est que vous devez vous convaincre que ce sont vos efforts, bien plus que vos aptitudes innées, qui vous permettront d’obtenir les résultats que vous désirez dans la vie.

Prenons un exemple concret.

Imaginons quelqu’un qui manque de confiance en lui et qui n’est pas à l’aise avec les autres.

Il n’arrive pas à s’affirmer dans ses relations, a peu d’amis et n’arrive pas à se mettre en couple.

Quand il est avec d’autres personnes, il est souvent effacé et n’arrive pas à prendre sa place. Il a souvent peur du regard et du jugement des autres…

Son anxiété sociale le pousse à ressentir un stress démesuré dans des contextes banals du quotidien…

Le simple fait de croiser quelqu’un dans l’ascenseur, de converser avec de nouvelles personnes en soirée ou d’appeler pour prendre rendez-vous chez le médecin le fait stresser.

Cette anxiété sociale est un véritable poids pour lui au quotidien.

Il rêverait d’avoir une grande confiance en lui, d’être parfaitement à l’aise dans les différents contextes sociaux et de pouvoir s’affirmer facilement dans ses interactions.

À partir de là, imaginons deux cas de figure.

Dans le premier cas, il est convaincu de n’avoir aucun contrôle sur sa situation actuelle.

Il se dit que la confiance en soi est quelque chose d’inné et que le seul moyen de l’avoir est soit :

  • d’être né avec
  • d’avoir un physique avantageux
  • d’avoir eu une “bonne” éducation de la part de ses parents

Malheureusement, il n’a eu aucun des trois, et Il est persuadé de ne rien pouvoir faire pour s’en sortir.

Il est dans une posture d’impuissance.

Pour lui, avoir confiance en soi n’est qu’une question de chance.

Il n’a donc aucune motivation pour ne serait-ce qu’essayer de trouver des solutions.

Il n’en voit même pas l’intérêt.

À l’inverse, dans le deuxième cas de figure, il est convaincu d’avoir une part de contrôle sur sa situation actuelle.

Il comprend bien entendu que tout le monde n’a pas le même niveau de confiance en soi au départ…

Chacun, par sa génétique, ses expériences passées, son éducation et bien d’autres critères, arrive dans la vie avec plus ou moins de confiance en lui…

Mais il comprend qu’aujourd’hui, il n’a plus aucun contrôle sur ces éléments : il ne peut pas changer sa génétique, refaire son éducation ou changer ses expériences passées.

Il décide donc de ne pas se concentrer dessus, et de se concentrer à la place sur les choses sur lesquelles il a le plein contrôle : ses actions au quotidien, ses habitudes, son état d’esprit, son implication pour trouver des solutions, ses remises en question…

Il se persuade que même s’il manque beaucoup de confiance en lui au départ, il peut développer une grande confiance en lui à l’arrivée, s’il s’en donne les moyens.

Cette simple idée lui donne de l’espoir…

Puisqu’il est convaincu que la solution au problème se trouve dans ses actions, il est très motivé à agir :

  • Il fait des recherches sur internet, lit des livres, suit des formations sur le sujet, pour trouver des solutions
  • Il sort régulièrement de sa zone de confort pour devenir plus à l’aise dans les différents contextes sociaux
  • Il met en place des exercices de communication pour développer une par une les compétences sociales qui lui manquent
  • Il se fait accompagner par une personne spécialisée sur le sujet
  • Il change son état d’esprit pour être moins affecté par le regard des autres
  • Etc.

Il a compris que c’est lui qui décide, par ses actions, de son niveau de confiance en lui. Ce ne sont pas les circonstances.

A-t-il la garantie d’y arriver ?

Non.

Cependant, il maximise ses chances d’y arriver.

En étant persuadé que VOUS êtes responsable de vos résultats, vous mettez toutes les chances de votre côté d’y arriver.

Même si vous n’êtes pas sûr que vos actions seront suffisantes (dans 99% des cas, si vous donnez vraiment votre maximum, elles le seront), vous devez au moins être convaincu que s’il existe une solution, elle se trouve dans vos actions.

Vous ne devez pas espérer sur la chance, les circonstances favorables ou les autres pour obtenir ce que vous désirez dans la vie.

Vous avez toujours une influence sur ce qui vous arrive…

En voici quelques exemples…

➔ Si vous êtes en surpoids, ce n’est pas seulement parce que vous avez une mauvaise génétique… C’est aussi et surtout en raison de vos habitudes alimentaires et sportives.

➔ Si vous n’avez pas les finances que vous souhaitez, ce n’est pas seulement à cause du vilain système capitaliste qui vous prend tout votre argent, du milieu modeste dans lequel vous avez grandi ou d’autres critères sur lesquels vous n’avez pas de contrôle comme votre couleur de peau, votre sexe ou votre physique. C’est aussi en raison de vos choix professionnels.

(Je précise que mes propos ici sont dénués de toute idéologie politique. Le but est de développer le meilleur état d’esprit possible pour mettre en place des changements dans votre vie, pas de faire de la politique. Merci de penser avec votre cerveau, pas vos émotions.)

➔ Si vous n’arrivez pas à vous mettre en couple, ce n’est pas seulement parce que votre physique ne correspond pas aux normes de beauté de la société, que vous avez peu d’argent ou que vous êtes fait pour être un loser. C’est aussi en raison des opportunités que vous vous donnez (ou non) les moyens d’avoir sur le plan affectif.

Vous comprenez l’idée.

On va finir sur une métaphore, qui résume bien le concept…

Imaginez-vous sur un bateau en pleine mer.

Vous avez un cap à atteindre.

À partir de là, différents éléments peuvent influencer sur votre trajectoire : les courants, les vents, les tempêtes…

Ces éléments, vous n’avez pas d’influence dessus.

Et si vous n’y prenez pas garde, ils vont vous dévier de votre cap.

En revanche, il y a un élément qui domine tous les autres : le gouvernail que vous tenez entre vos mains.

Même si les aléas se déchaînent contre vous, vous gardez toujours le contrôle sur votre direction grâce à votre gouvernail.

Vous êtes aux commandes.

C’est exactement pareil dans la vie.

Même si les circonstances sont toutes contre vous, au bout du compte, vous gardez toujours le contrôle sur votre destination.

Le gouvernail est entre vos mains.

Si vous n’arrivez pas à la destination que vous souhaitez, ne blâmez donc pas les circonstances.

Prenez-en la responsabilité.

C’est la première étape de tout changement.

À partir du moment où vous reviendrez aux commandes, vous serez acteur de votre vie.

Vous gagnerez alors en motivation, et il sera beaucoup plus facile de vous créer la vie que vous souhaitez.

Conclusion

Ne comptez pas sur les autres, l’état, la société, la chance, vos qualités innées… pour avoir ce que vous voulez dans la vie. Vous n’avez pas de contrôle dessus.

Lâchez-prise sur les éléments sur lesquels vous n’avez pas de contrôle, et concentrez-vous sur les choses sur lesquelles vous avez de l’influence.

“L’expérience, ce n’est pas ce qui arrive à l’individu, mais ce que l’individu fait de ce qui lui arrive.”

– Aldus Huxley

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