Dans l’article d’hier, on a vu que la solution pour développer une motivation stable et durable dans votre vie est de développer un biais à l’action, c’est à dire de passer à l’action régulièrement jusqu’à en faire un automatisme, une seconde nature.

De cette manière, vous allez habituer votre corps et votre esprit à vous confronter à l’inconfort d’agir au quotidien. C’est ce qui vous permettra de devenir quelqu’un de naturellement motivé.

Cependant, au début, vous allez devoir passer à l’action pendant un certain temps SANS AVOIR LA MOTIVATION.

C’est ce vous permettra de lancer le cercle vertueux.

Pour cela, comme on l’a vu, vous allez utiliser des méthodes pour vous y aider.

Je vous en ai sélectionnées 10. Les meilleures.

Je vous en partagerai une par jour au cours des 10 prochains jours.

Si vous appliquez ces méthodes correctement, vous pouvez vous attendre à :

  • Passer à l’action en toutes circonstances, même les jours où votre motivation sera au plus bas
  • Ne plus jamais remettre au lendemain ce que vous devez faire
  • Surmonter les deux plus gros freins à l’action : la peur et la paresse
  • Développer une excellente discipline personnelle pour faire tout ce que vous avez à faire chaque jour
  • Lancer le cercle vertueux et développer votre biais à l’action (dont on a parlé précédemment)

Ne perdons donc pas plus de temps et commençons directement aujourd’hui par la première !

Let’s go !

METHODE N°1 – La règle des 5 secondes

C’est un principe très simple qui a été mis en avant par Mel Robbins, une conférencière américaine.

Le principe est le suivant : à l’instant où vous devez agir, vous devez vous lancer dans les 5 secondes qui suivent, mécaniquement, sans vous poser de questions.

Durant ce court laps de temps, votre mental n’a pas encore eu le temps de créer tous ses doutes, ruminations et excuses pour ne pas agir.

Vous agissez simplement à l’instinct, sans passer par le filtre de la réflexion. Il est ainsi beaucoup plus facile de vous lancer.

Une fois passé cette barrière des 5 secondes, votre mental commence à s’activer.

Vous commencez à réfléchir, à négocier avec vous-même, à évaluer les risques et à douter…

À partir de là, il devient beaucoup plus difficile d’agir et vous êtes plus enclin à remettre à plus tard.

Ce principe vous permet donc de court-circuiter les barrières que vous impose votre mental et de passer à l’action immédiatement lorsque c’est le moment.

Tout ce que vous devez faire, c’est de vous lancer en moins de 5 secondes.

Voici quelques exemples d’applications de ce principe :

  • À l’instant où votre réveil sonne le matin et que vous devez mettre en place votre routine matinale, vous avez 5 secondes pour commencer à vous lever (ne serait-ce que pour vous asseoir sur le bord de votre lit).
  • Au moment où vous voyez ce groupe de personnes en soirée à qui vous avez envie d’aller parler, vous avez 5 secondes pour faire le premier pas pour aller engager la conversation.
  • À l’instant où vous réalisez que vous n’êtes pas en train de faire votre séance de sport alors que vous le devriez, vous avez 5 secondes pour vous lever et commencer à mettre votre tenue pour y aller.
  • Au moment où vous vous rendez compte que vous êtes en train de scroller votre fil d’actualité sur Instagram plutôt que de travailler sur votre projet personnel, vous avez 5 secondes pour reposer votre téléphone et retourner sur votre projet.

Vous comprenez l’idée…

« C’est bon j’ai compris… Méthode suivante s’il vous plait ! »

Doucement.

Même si c’est un principe simple à comprendre théoriquement, dans la pratique, il n’est pas si facile à mettre en place.

En tant qu’êtres humains, on aime anticiper et prévoir les risques avant d’agir : c’est un réflexe de survie. On a besoin d’être rassurés.

Or, lorsqu’on passe à l’action en moins de 5 secondes, on n’a pas le temps d’anticiper tous les risques. On se lance sans filet.

Ce qui demande donc un certain lâcher prise de votre part. Vous devez accepter de ne pas pouvoir tout contrôler.

C’est comme quand vous arrivez en haut du plongeoir…

Vous vous arrêtez au bord et vous regardez en bas.

Vous vous mettez à réfléchir…

À évaluer la hauteur…

À imaginer les conséquences d’un saut qui se passerait mal…

Vous commencez alors à stresser :

Votre cœur se met à battre de plus en plus fort.

Une sensation de chaleur vous envahit le corps.

Votre respiration s’accélère.

Les minutes défilent mais vous n’y allez pas…

Les encouragements de vos amis n’y changent rien, vous restez bloqué en haut sans sauter.

À ce stade, vous avez déjà trop attendu.

Le niveau de stress que vous devez surmonter pour vous lancer est désormais beaucoup trop important.

Si vous le vouliez vraiment, vous pourriez le faire malgré tout…

Mais la marche à franchir pour vous lancer est désormais beaucoup plus grande que lorsque vous veniez d’arriver.

Vous finissez donc par faire machine arrière.

Cependant, si vous êtes un peu persévérant, vous y retournez un peu plus tard…

Et cette fois-ci, vous vous y prenez différemment :

Vous ne réfléchissez pas, vous mettez juste un pied devant l’autre et vous sautez immédiatement !

Le stress n’a donc pas le temps d’arriver.

Vous avez juste la petite montée d’adrénaline au moment de vous lancer, qu’on a toujours au moment d’agir (que certains trouvent même stimulante), mais qui n’a rien à avoir avec le stress qui vous paralysait à votre essai précédent.

Vous ressortez alors la tête de l’eau et c’est à ce moment que vous vous demandez pourquoi vous n’y êtes pas allé plus tôt !

Vous réalisez combien tous ces doutes, peurs et hésitations étaient irrationnels…

Dans votre vie de tous les jours, c’est exactement pareil.

Lorsque vous vous arrêtez au moment d’agir pour réfléchir, c’est là que la peur et la paresse apparaissent (la peur et la paresse étant les deux principaux obstacles pour passer à l’action).

En agissant en moins de 5 secondes, vous contournez donc ces deux problèmes.

Vous économisez du temps, de l’énergie et vous maximisez vos chances d’agir.

Vous devez apprendre à vous lancer sans file tout en ayant la confiance que vous pourrez vous ratrapper.

Commencez par le faire pour des petites choses pour développer cette confiance, puis montez progressivement.

Il n’y a rien de mieux pour développer le biais à l’action dont on parlait dans le précédent article que d’apprendre à se lancer spontannément, sans passer par tout le filtre de vos pensées (qui au contraire a tendance à vous paralyser).

Ça ne veut pas dire que vous ne devez pas réfléchir avant d’agir…

Mais vous devez apprendre à faire la différence entre le moment où vous planifiez vos actions, et le moment où vous les mettez en place.

Lorsque vous planifiez vos actions, c’est le moment de réfléchir. Vous prenez le temps d’évaluer les risques, de vous demander si l’action que vous vous apprêtez à mettre en place est vraiment la bonne action, si cette séance de sport que vous voulez planifiez à 18h est vraiment une bonne idée sachant que vous aurez la fatigue de votre journée de travail dans les dents…

Lorsque vient le moment d’exécuter l’action que vous avez planifiée en amont, c’est le moment de mettre votre cerveau sur « off » et de faire ce que vous avez décidé sans vous poser de questions. Comment un salarié en entreprise qui va exécuter ce que le patron a décidé de faire sans le remettre en question.

Vous pourez alors évaluer à postériori si l’action que vous avez mise en place était vraiment la bonne (vous vous rendrez d’ailleurs parfois compte que ce n’était pas le cas, mais vous pourrez l’utiliser comme une information pour prendre une meilleure décision la fois suivante au moment de planifier).

On se retrouve demain pour la deuxième méthode !

À demain !

– Sanjay STZ