JOUR 4 – Comment développer sa motivation – Méthode 1

JOUR 4 – Comment développer sa motivation – Méthode 1

Dans l’article d’hier, on a vu que la solution pour développer une motivation stable et durable dans votre vie est de développer un biais à l’action, c’est à dire de passer à l’action régulièrement jusqu’à en faire un automatisme, une seconde nature.

De cette manière, vous allez habituer votre corps et votre esprit à vous confronter à l’inconfort d’agir au quotidien. C’est ce qui vous permettra de devenir quelqu’un de naturellement motivé.

Cependant, au début, vous allez devoir passer à l’action pendant un certain temps SANS AVOIR LA MOTIVATION.

C’est ce vous permettra de lancer le cercle vertueux.

Pour cela, comme on l’a vu, vous allez utiliser des méthodes pour vous y aider.

Je vous en ai sélectionnées 10. Les meilleures.

Je vous en partagerai une par jour au cours des 10 prochains jours.

Si vous appliquez ces méthodes correctement, vous pouvez vous attendre à :

  • Passer à l’action en toutes circonstances, même les jours où votre motivation sera au plus bas
  • Ne plus jamais remettre au lendemain ce que vous devez faire
  • Surmonter les deux plus gros freins à l’action : la peur et la paresse
  • Développer une excellente discipline personnelle pour faire tout ce que vous avez à faire chaque jour
  • Lancer le cercle vertueux et développer votre biais à l’action (dont on a parlé précédemment)

Ne perdons donc pas plus de temps et commençons directement aujourd’hui par la première !

Let’s go !

METHODE N°1 – La règle des 5 secondes

C’est un principe très simple qui a été mis en avant par Mel Robbins, une conférencière américaine.

Le principe est le suivant : à l’instant où vous devez agir, vous devez vous lancer dans les 5 secondes qui suivent, mécaniquement, sans vous poser de questions.

Durant ce court laps de temps, votre mental n’a pas encore eu le temps de créer tous ses doutes, ruminations et excuses pour ne pas agir.

Vous agissez simplement à l’instinct, sans passer par le filtre de la réflexion. Il est ainsi beaucoup plus facile de vous lancer.

Une fois passé cette barrière des 5 secondes, votre mental commence à s’activer.

Vous commencez à réfléchir, à négocier avec vous-même, à évaluer les risques et à douter…

À partir de là, il devient beaucoup plus difficile d’agir et vous êtes plus enclin à remettre à plus tard.

Ce principe vous permet donc de court-circuiter les barrières que vous impose votre mental et de passer à l’action immédiatement lorsque c’est le moment.

Tout ce que vous devez faire, c’est de vous lancer en moins de 5 secondes.

Voici quelques exemples d’applications de ce principe :

  • À l’instant où votre réveil sonne le matin et que vous devez mettre en place votre routine matinale, vous avez 5 secondes pour commencer à vous lever (ne serait-ce que pour vous asseoir sur le bord de votre lit).
  • Au moment où vous voyez ce groupe de personnes en soirée à qui vous avez envie d’aller parler, vous avez 5 secondes pour faire le premier pas pour aller engager la conversation.
  • À l’instant où vous réalisez que vous n’êtes pas en train de faire votre séance de sport alors que vous le devriez, vous avez 5 secondes pour vous lever et commencer à mettre votre tenue pour y aller.
  • Au moment où vous vous rendez compte que vous êtes en train de scroller votre fil d’actualité sur Instagram plutôt que de travailler sur votre projet personnel, vous avez 5 secondes pour reposer votre téléphone et retourner sur votre projet.

Vous comprenez l’idée…

« C’est bon j’ai compris… Méthode suivante s’il vous plait ! »

Doucement.

Même si c’est un principe simple à comprendre théoriquement, dans la pratique, il n’est pas si facile à mettre en place.

En tant qu’êtres humains, on aime anticiper et prévoir les risques avant d’agir : c’est un réflexe de survie. On a besoin d’être rassurés.

Or, lorsqu’on passe à l’action en moins de 5 secondes, on n’a pas le temps d’anticiper tous les risques. On se lance sans filet.

Ce qui demande donc un certain lâcher prise de votre part. Vous devez accepter de ne pas pouvoir tout contrôler.

C’est comme quand vous arrivez en haut du plongeoir…

Vous vous arrêtez au bord et vous regardez en bas.

Vous vous mettez à réfléchir…

À évaluer la hauteur…

À imaginer les conséquences d’un saut qui se passerait mal…

Vous commencez alors à stresser :

Votre cœur se met à battre de plus en plus fort.

Une sensation de chaleur vous envahit le corps.

Votre respiration s’accélère.

Les minutes défilent mais vous n’y allez pas…

Les encouragements de vos amis n’y changent rien, vous restez bloqué en haut sans sauter.

À ce stade, vous avez déjà trop attendu.

Le niveau de stress que vous devez surmonter pour vous lancer est désormais beaucoup trop important.

Si vous le vouliez vraiment, vous pourriez le faire malgré tout…

Mais la marche à franchir pour vous lancer est désormais beaucoup plus grande que lorsque vous veniez d’arriver.

Vous finissez donc par faire machine arrière.

Cependant, si vous êtes un peu persévérant, vous y retournez un peu plus tard…

Et cette fois-ci, vous vous y prenez différemment :

Vous ne réfléchissez pas, vous mettez juste un pied devant l’autre et vous sautez immédiatement !

Le stress n’a donc pas le temps d’arriver.

Vous avez juste la petite montée d’adrénaline au moment de vous lancer, qu’on a toujours au moment d’agir (que certains trouvent même stimulante), mais qui n’a rien à avoir avec le stress qui vous paralysait à votre essai précédent.

Vous ressortez alors la tête de l’eau et c’est à ce moment que vous vous demandez pourquoi vous n’y êtes pas allé plus tôt !

Vous réalisez combien tous ces doutes, peurs et hésitations étaient irrationnels…

Dans votre vie de tous les jours, c’est exactement pareil.

Lorsque vous vous arrêtez au moment d’agir pour réfléchir, c’est là que la peur et la paresse apparaissent (la peur et la paresse étant les deux principaux obstacles pour passer à l’action).

En agissant en moins de 5 secondes, vous contournez donc ces deux problèmes.

Vous économisez du temps, de l’énergie et vous maximisez vos chances d’agir.

Vous devez apprendre à vous lancer sans fileT tout en ayant la confiance que vous pourrez vous ratrapper.

Commencez par le faire pour des petites choses pour développer cette confiance, puis montez progressivement.

Il n’y a rien de mieux pour développer le biais à l’action dont on parlait dans le précédent article que d’apprendre à se lancer spontannément, sans passer par tout le filtre de vos pensées (qui au contraire a tendance à vous paralyser).

Ça ne veut pas dire que vous ne devez pas réfléchir avant d’agir…

Mais vous devez apprendre à faire la différence entre le moment où vous planifiez vos actions, et le moment où vous les mettez en place.

Lorsque vous planifiez vos actions, c’est le moment de réfléchir. Vous prenez le temps d’évaluer les risques, de vous demander si l’action que vous vous apprêtez à mettre en place est vraiment la bonne action, si cette séance de sport que vous voulez planifiez à 18h est vraiment une bonne idée sachant que vous aurez la fatigue de votre journée de travail dans les dents…

Lorsque vient le moment d’exécuter l’action que vous avez planifiée en amont, c’est le moment de mettre votre cerveau sur « off » et de faire ce que vous avez décidé sans vous poser de questions. Comment un salarié en entreprise qui va exécuter ce que le patron a décidé de faire sans le remettre en question.

Vous pourrez ensuite vous demander à postériori si l’action que vous avez mise en place était vraiment la bonne et en tirer les leçons pour prendre une meilleure décision la fois suivante.

On se retrouve demain pour la deuxième méthode !

À demain !

– Sanjay STZ

JOUR 5 – COMMENT DéVELOPPER SA MOTIVATION – méthode 2

JOUR 5 – COMMENT DéVELOPPER SA MOTIVATION – méthode 2

Méthode 2 – LE BRIQUE PAR BRIQUE

Lorsqu’il avait 10 ans, l’acteur Will Smith a un jour reçu une leçon de vie de son père qui l’a bien marqué.

Alors qu’il rentrait des cours, son père vint le voir et lui donna une mission : construire un grand mur de brique devant le petit commerce que leur famille venait d’acquérir.

Au début, cette tâche lui parut insurmontable…

Le petit Will Smith se disait que c’est impossible, qu’il n’y arrivera jamais…

Le mur qu’il devait construire lui semblait bien trop grand : plus d’une dizaine de mètres de long, près de cinq mètres de haut…

Son père lui donna alors la leçon de vie :

« Ne pense pas au grand mur que je t’ai demandé de construire… Oublie ce idée. À partir de maintenant, tout ce que tu vas faire, c’est de poser chaque jour une brique du mieux que tu le peux. Concentre-toi uniquement sur ça ! »

Immédiatement, la tâche lui parut beaucoup plus simple.

« Une brique par jour ? Trop facile ! Je peux le faire ! » se dit-il.

Motivé, il allait donc chaque jour poser sa petite brique.

Petit à petit, le mur se construisait sans même qu’il s’en rende compte…

Jusqu’à ce qu’un an et demi plus tard, il arrive à la dernière brique.

Il avait construit son mur !

« À partir de maintenant, ne me dis plus jamais que tu n’es pas capable de faire quelque chose » lui dit son père.

C’est ensuite une approche qu’il a beaucoup réutilisée dans sa vie dans tous ses projets.

De votre côté, dans votre vie, vous devez faire la même chose.

Prenez vos grandes tâches et divisez-les en de petites tâches plus accessibles.

Lorsque vous n’arrivez pas à vous motiver pour passer à l’action, c’est souvent parce que vous êtes concentré sur la montagne à franchir plutôt que sur la prochaine petite action. Vous êtes donc découragé avant même d’avoir démarré.

Votre cerveau a toujours besoin d’être concentré sur quelque chose de concret et d’accessible pour pouvoir avancer. Lorsque la tâche que vous lui demandez est trop grande, il arrête d’y croire et vous perdez toute votre motivation.

Vous avez sans doute connu cette sensation où, en plein milieu d’un footing, vous pensez à toute la distance qu’il vous reste à courir…

Vous vous mettez alors à faire des calculs dans votre tête : « J’en suis au tier de mon parcours, je suis déjà à bout de souffle… Et il faut que je cours encore le double de ce que j’ai déjà couru. Je ne vais jamais voir le bout… »

Quand vous faites ça, vous vous sentez immédiatement découragé et vous perdez toute votre motivation.

C’est pourquoi, dans une situation comme celle-ci, la meilleure manière de tenir est de se concentrer sur les 10 prochains mètres à parcourir…

Puis les 10 prochains mètres…

Puis les 10 prochains mètres…

Et ainsi de suite, jusqu’à la destination finale.

Voici quelques exemples concrets d’applications de ce principe au quotidien.

Plutôt que de…

➔ Penser à obtenir votre diplôme de fin d’études haut la main, concentrez-vous sur votre prochaine session de révisions.

➔ Vouloir être embauché dans l’emploi de vos rêves, concentrez-vous dans un premier temps sur le fait de créer votre CV.

➔ Chercher à devenir à l’aise en toutes circonstances socialement, concentrez-vous sur le fait d’aller engager la conversation avec une personne que vous ne connaissez pas.

➔ Être concentré sur le fait de perdre 20 kilos et d’avoir le physique de vos rêves, concentrez-vous sur votre prochaine séance de sport.

➔ Vouloir parler couramment anglais, concentrez-vous sur le fait d’écouter 30 minutes par jour d’Anglais.

Vous comprenez l’idée.

On se retrouve demain pour la 3 ème méthode !

À demain !

– Sanjay STZ

JOUR 6 – DéVELOPPER VOTRE MOTIVATION – méthode 3

JOUR 6 – DéVELOPPER VOTRE MOTIVATION – méthode 3

Méthode 3 – La motivation extrinsèque

Imaginons une personne.

On va l’appeler Paul (faisons dans l’original).

Comme beaucoup de gens, Paul manque de motivation pour aller au travail le matin… Il n’aime pas ce qu’il fait.

Mais il y va quand même, pour l’argent. C’est ce qui paie les factures à la fin du mois.

Le week-end, il sort souvent dans des bars avec ses amis. Il boit à chaque fois trop d’alcool et finit par le regretter le lendemain. Au fond de lui, il n’a pas envie de boire plus de deux ou trois verres quand il sort. Mais il le fait pour faire plaisir à ses amis. Il cède à la pression sociale.

Mis à part ça, dans la vie de tous les jours, il fait de la musculation.

En réalité, il n’aime pas ça non plus. Soulever des poids n’a rien d’enthousiasmant pour lui.

Mais il le fait quand même et poste régulièrement des photos de son physique sur les réseaux. Selon lui, il le fait pour inspirer les autres et leur donner envie de se mettre au sport ! Mais au fond, même s’il ne se l’avoue pas, son but est de susciter une certaine forme d’admiration et obtenir la reconnaissance des autres. C’est ce qui le motive réellement à faire du sport.

Au final, Paul est très peu motivé par les activités en elles-mêmes qu’il pratique.

Il est avant tout motivé par des facteurs extérieurs : gagner de l’argent, la pression sociale de ses amis, obtenir la reconnaissance des autres…

En psychologie, on dit qu’il a une motivation extrinsèque.

En soi, c’est une forme de motivation efficace : elle vous permet effectivement d’agir.

Par exemple, lorsque vos parents vous menaçaient de vous priver de sorties si vous ne faisiez pas vos devoirs, vous les faisiez… (sous la contrainte, certes, mais vous les faisiez).

De la même manière, lorsque votre patron au travail vous met une date limite pour rendre un projet, vous terminez votre projet beaucoup plus rapidement que si vous n’aviez pas eu de date limite.

À partir du moment où vous mettez une récompense suffisamment grande si vous effectuez votre action, ou un prix à payer suffisamment fort si vous ne la faites pas, alors vous pouvez vous motiver à faire à peu près tout et n’importe quoi.

Cependant, dans une société basée essentiellement sur la motivation extrinsèque, il est facile de totalement négliger vos vraies motivations intérieures.

La motivation extrinsèque n’est pas un problème en soi (vous pouvez même l’utiliser à votre avantage comme on va le voir juste après), mais elle peut devenir problématique si elle n’est pas alignée avec vos motivations intérieures.

Certains vous diront que toute motivation qui vient de l’extérieur est mauvaise, qu’il ne faut pas y céder… Mais ils oublient une chose : il y a une réalité du terrain.

Vous ne pourrez pas faire abstraction de toutes les contraintes extérieures qui vous sont imposées : gagner de l’argent pour payer votre loyer et vos factures à la fin du mois, répondre aux besoins de votre famille, etc.

Puisque vous ne pouvez pas vous en débarrasser, autant donc l’utiliser à votre avantage !

Voici quelques manières de le faire :

Engagez-vous publiquement

C’est une méthode simple et efficace pour vous motiver à faire quelque chose.

Lorsque vous décidez de mettre en place un changement dans votre vie, de lancer un nouveau projet, un objectif à atteindre… Parlez-en aux gens autour de vous. C’est un bon moyen de vous mettre une pression positive qui vous motivera à agir.

Vous ne voudrez pas échouer devant tout le monde, ça vous apportera donc une motivation supplémentaire pour mettre en place tout ce qu’il est nécessaire de mettre en place pour réussir.

Ce principe joue sur notre besoin de reconnaissance sociale : en tant qu’êtres humains, on a tous naturellement envie d’être acceptés et validés par les autres.

Ce besoin de reconnaissance peut nous limiter de nombreuses manières, mais ici, l’engagement public est justement un moyen de le retourner à notre avantage !

Brûlez vos navires

Il y a plus de 2 000 ans, le roi de Sicile décida d’envahir l’Afrique du Nord avec ses troupes.

Arrivé sur le lieu de guerre, il fit brûler tous les navires.

Pourquoi ?

Pour supprimer toute échappatoire possible pour ses soldats.

À partir de là, leur seul moyen de survivre était de gagner la guerre qui les attendait.

L’effet psychologique qui en a résulté était très fort : ils ne faisaient aucun compromis et se battaient corps et âme pour sauver leur vie.

C’est un principe que vous pouvez réutiliser à votre échelle…

Pour ça, il suffit de supprimer tout plan B et de concentrer toute votre attention sur votre plan A.

Par exemple, si vous lancez un projet de business et voulez être certain de vous engager à 100%, vous pouvez vous mettre au chômage. Vous serez alors forcé de trouver un moyen de gagner de l’argent dans les 6 à 24 mois (durée du chômage).

Le fait de vous engager publiquement (cf. point précédent) est aussi une manière de brûler vos navires. Une fois que vous avez pris un engagement envers les autres, vous n’avez pas de retour en arrière possible. Les gens attendront de vous que vous fassiez ce que vous avez dit.

Notez que c’est une manière de se motiver qui est assez radicale et qui peut générer beaucoup de stress.

Cette approche n’est pas adaptée à tout le monde et à toutes les situations, et il faut l’utiliser avec attention.

En cas d’échec, les conséquences peuvent être difficiles à assumer.

Donnez 500€ à un ami…

…et faites lui promettre de vous les rendre seulement si vous faites ce que vous vous êtes engagé à faire !

C’est une manière sympa de vous mettre une pression positive pour passer à l’action.

Même si vous aimez bien vos amis, vous pensez sans doute que vos 500€ seraient mieux dans votre poche que dans la leur !

L’argent met donc un enjeu supplémentaire en augmentant le prix à payer (au sens littéral comme au sens figuré) si vous n’agissez pas.

Vous réfléchirez donc à deux fois avant de remettre à plus tard votre séance de sport, votre session de travail sur votre projet ou votre séance de révisions.

Conclusion

Vous avez découvert aujourd’hui différentes manières d’utiliser la motivation extrinsèque pour vous aider à passer à l’action.

Il ne faut pas oublier que cette forme de motivation, même si elle est efficace, n’est pas toujours idéale (surtout si vous l’utilisez pour vous forcer à faire des choses qui ne sont pas en phase avec vos motivations intérieures).

C’est pourquoi, demain, on parlera de l’autre forme de motivation : la motivation intrinsèque !

À demain 😉

– Sanjay STZ

JOUR 7 – DéVELOPPER VOTRE MOTIVATION – méthode 4

JOUR 7 – DéVELOPPER VOTRE MOTIVATION – méthode 4

Méthode 4 – LA MOTIVATION INTRINSÈQUE

Imaginons une personne. On va l’appeler Julie. (toujours dans l’original)

Julie, dans la vie, elle fait un travail qu’elle aime. Elle est architecte d’intérieur.

En choisissant ce métier, elle s’est créée un espace où elle peut exprimer sa créativité, qualité dont elle fait preuve depuis toute petite. Elle se sent très épanouie dans sa vie professionnelle.

Lorsqu’elle ne travaille pas, elle aime développer de nouvelles compétences…

Elle est notamment passionnée de danse. C’est une activité très plaisante pour elle puisqu’elle adore apprendre de nouveaux pas et se sentir progresser. Inutile pour elle de se forcer pour faire ses séances, elle est naturellement motivée.

Elle fait également un footing toutes les semaines avec sa meilleure amie.

Cette activité lui apporte aussi beaucoup de satisfaction, puisque ça lui permet de se vider l’esprit, se sentir bien et d’échanger avec sa copine.

Durant son temps libre, elle s’engage aussi dans une association pour aider les personnes défavorisées.

Elle a elle-même connu, par le passé, une situation difficile sur le plan financier et elle se reconnait chez les personnes qu’elle aide. C’est donc une activité qui a beaucoup de sens pour elle.

Au final, comme on le voit, Julie est motivée par des raisons intérieures :


Exprimer sa créativité dans son travail, se sentir progresser quand elle fait de la danse, se vider l’esprit et échanger avec sa copine quand elle fait son footing, faire quelque chose qui a du sens pour elle avec son association…

En psychologie, on dit qu’elle est motivée de manière intrinsèque.

Les avantages de la motivation intrinsèque

Tout d’abord, c’est une motivation qui est très stable dans le temps.

Contrairement à la motivation qui vient de facteurs extérieurs, on ne peut pas vous enlever votre source de motivation, puisqu’elle vient de l’intérieur.

Si vous êtes passionné par une activité, il y a de fortes chances pour que vous le soyez encore dans 10 ou 20 ans.

Alors que quand vous êtes motivé de l’extérieur, à l’instant où on vous enlève la carotte qui vous appâte ou le bâton qui vous force à avancer, vous n’avancez plus. (Par exemple, l’enfant qui fait ses devoirs sous la pression de ses parents, n’aura plus que très peu de motivation pour continuer de les faire à l’instant où la contrainte sera enlevée.)

La motivation venant de l’intérieur rend aussi le chemin plus plaisant.

Lorsque vous arriverez à un stade plus avancé de votre développement personnel, vous réaliserez que le chemin est au moins aussi sinon plus important que la destination.

Vous privilégiez donc les motivations venant de l’intérieur aux motivations venant de l’extérieur.

Les inconvénients de la motivation intrinsèque

C’est une motivation que vous avez de manière innée pour certaines activités ou que vous n’avez pas.

Contrairement à la motivation extrinsèque, elle ne se créée pas. Vous ne pouvez pas vous forcer à aimer quelque chose.

C’est une forme de motivation qui se trouve.

La société vous impose des contraintes extérieures : le besoin d’avoir un travail et de gagner de l’argent, de subvenir à vos besoins et à ceux de vos enfants si vous en avez, de payer les factures…

Cependant, personne ne se préoccupera de vos motivations intérieures.

C’est donc à vous de vous assurer que vos motivations intérieures soient en phase avec les contraintes extérieures qui vous sont imposées.

Il vous est par exemple imposé de faire un métier pour gagner de l’argent, mais vous avez le choix du métier que vous allez faire…

Vous avez peut-être des parents qui vous mettent une certaine pression pour que vous fassiez un cursus d’études en particulier, mais le choix final de vos études vous revient…

La société vous juge en fonction de votre apparence et votre style vestimentaire (pression extérieure), mais vous restez libre de vous habiller comme vous le voulez indépendamment du jugement et des critiques…

Même s’il y a un cadre qui vous est imposé, vous pouvez toujours essayer d’exprimer le plus possible vos motivations intrinsèques à l’intérieur de ce cadre.

Vous devrez peut-être affronter le jugement des autres, les critiques et moqueries.

Suivre vos motivations personnelles n’est pas un chemin facile.

Mais c’est le seul moyen de vivre votre vie comme vous le souhaitez vraiment plutôt que de vous conformer à ce que les autres attendent de vous.

Comment trouver ses motivations intrinsèques ?

Vous devez passer par une phase de recherches, qu’on pourrait diviser en deux étapes :

1. Réfléchissez aux activités qui vous motivent déjà naturellement.

Voici quelques questions pour vous guider :

  • Quelles activités faites-vous lorsque vous ne voyez pas le temps passer ?
  • Enfant, quelles étaient vos passions ?
  • Si vous pouviez continuer de toucher votre salaire actuel sans travailler, que feriez-vous de tout votre temps libre ?

Prenez du temps pour réfléchir en profondeur à ces questions.

Les réponses correspondent souvent à vos vraies motivations intérieures.

2. Essayez de nouvelles activités jusqu’à trouver ce que vous aimez

Pour certaines personnes, le simple travail de réflexion ne suffit pas à trouver leurs motivations intrinsèques. C’est peut-être votre cas.

Si vous êtes dans cette situation, c’est que vous manquez d’expérience. Vous n’avez pas encore expérimenté suffisamment d’activités pour savoir ce que vous aimez. Vous devez donc élargir votre palette.

Essayez de nouvelles activités durant votre temps libre…

Commencez par des petites choses :

➔ Commandez-vous une guitare à 50 euros sur internet et apprenez à jouer des mélodies de base en suivant des tutoriels sur YouTube…

➔ Louez un vélo l’espace d’une demi-journée et faites-vous une virée…

➔ Regarder des vidéos de vulgarisation philosophiques sur YouTube…

➔ Apprenez à jouer aux échecs…

➔ Faites une séance d’essai au club de boxe de votre quartier…

➔ Etc.

Vous comprenez l’idée : essayez le plus de choses possible.

Même les activités pour lesquelles vous avez un a priori négatif, faites au moins une séance d’essai. Nos a priori se révèlent souvent être faux.

Il est difficile d’essayer tous les sports & activités, de s’intéresser à tous les sujets de lecture, de se renseigner sur tous les métiers… et de ne pas trouver une activité qui nous plait au moins un peu plus que les autres.

Ne pas trouver ses motivations intrinsèques n’est jamais le problème…

Le vrai problème est d’avoir un répertoire d’expériences trop faible qui nous permet pas de savoir ce qu’on aime réellement.

Il ne tient donc qu’à vous d’expérimenter et de vous donner les moyens de les trouver.

Trouver un domaine qui vous correspond est un processus constant.

Beaucoup de gens pensent qu’ils pourraient trouver un projet pour lequel ils seraient tout le temps motivés, auraient une énergie de feu pour se lever tous les matins, et n’auraient plus jamais envie de remettre au lendemain les tâches qui doivent être faites.

En réalité, c’est un mythe. Il y a effectivement des domaines qui vous correspondent mieux que d’autres, mais même en trouvant le « bon » domaine, une fois passé la phase d’enthousiasme du départ (cette phase où vous êtes très motivé au début d’un projet) vous reviendrez à votre état de base et n’aurez pas beaucoup plus de motivation qu’à votre habitude.

Imaginez une échelle qui comprend des nombre entre 0 et 100.

À 0, vous n’avez absolument aucune motivation pour une activité. À 100, vous avez le niveau de motivation le plus élevé que vous pouvez atteindre.

Ne cherchez pas une activité qui est à 100 directement (vous passerez votre vie entière à chercher sans la trouver).

Si jusqu’à maintenant, l’activité qui vous intéressait le plus dans votre vie était à 30, alors cherchez une activité qui est à 40.

C’est votre première étape.

Une fois atteint ce stade, vous pourrez ensuite chercher une activité à 50.

Et ainsi de suite…

Vous comprenez l’idée.

En considérant les choses sous cet angle, l’exercice parait tout de suite plus simple, n’est-ce pas ?

Conclusion

On a vu aujourd’hui que la motivation intrinsèque est plus stable sur le long terme que la motivation extrinsèque, et vous permet d’apprécier davantage le chemin plutôt que la destination.

Pour trouver vos motivations intrinsèques, identifiez les activités qui vous passionnent naturellement plus que les autres dans votre vie actuelle, et concentrez-vous dessus.

Si vous n’en trouvez aucune, essayez le maximum de nouvelles activités possibles jusqu’à en trouver.

C’est à vous de vous donner les moyens de suivre vos motivations intérieures. Personne d’autre ne s’en préoccupera.

On se retrouve demain pour la 5ème méthode !

À demain !

– Sanjay

JOUR 8  DéVELOPPER VOTRE MOTIVATION – méthode 5

JOUR 8 DéVELOPPER VOTRE MOTIVATION – méthode 5

Méthode 5 – TROUVEZ VOTRE « POURQUOI »

Petite devinette : Quel est le point commun entre un ascenseur, une grue et un pont à bascule ?

Alors, une idée ?

Allez, c’est pas si difficile !

Toujours pas ?

Bon ok, je vous la donne : ce sont tous des systèmes à contre-poids.

Il y a une charge lourde à soulever d’un côté… Et de l’autre, une charge encore plus lourde qui agit en effet de levier.

Dans votre vie, c’est pareil

Quand vous souhaitez mettre en place des changements dans votre vie (qu’il s’agisse de vous construire ce corps en super forme, atteindre votre indépendance financière, développer cette confiance en vous en toutes situations que vous aimeriez tant avoir…), vous pouvez l’imaginer comme un système à contre-poids.

D’un côté, vous avez un poids à soulever.

Ce poids, il est lourd : vous devez vous discipliner jour après jour pour avancer sur votre projet, mettre de côté vos excuses, faire ce que vous avez décidé de faire que vous en ayez envie ou non sur le moment et surmonter une par une les difficultés, les échecs et les critiques que vous rencontrez sur le chemin.

De l’autre, vous avez un contre-poids pour le faire monter.

Ce contre-poids, c’est vos raisons d’agir. Le fait de savoir POURQUOI vous le faites.

Plus les changements que vous souhaiterez mettre en place dans votre vie seront importants, plus vous aurez besoin de fortes raisons d’agir pour contrebalancer.

La plupart des gens n’ont pas de VRAIES raisons d’agir…

Ils aimeraient bien avoir un corps en forme, une relation de couple épanouie, une carrière professionnelle à la hauteur de leurs attentes, réaliser des projets importants à leurs yeux…

Mais ce sont de simples préférences.

Ce n’est pas une nécessité pour eux.

Ils essaient de faire décoller un avion de 400 tonnes avec un moteur de Deux Chevaux.

Prenez donc le temps de vous poser en profondeur ces questions :

Quelles sont mes motivations profondes ?

Pourquoi ai-je VRAIMENT envie de réussir ?

Qu’est-ce qui me poussera à continuer quand j’aurai envie de tout lâcher ?

Si vous n’avez pas de réponses très claires à ces questions, vous n’aurez aucune raison de persévérer lorsque ce sera difficile…

Quelques exemples…

 Pour certains, le fait de devenir un model pour leurs enfants et leurs proches et les inspirer par leur état d’esprit, leurs actes au quotidien et leurs résultats est une forte raison qui les pousse à passer à l’action.

 Pour d’autres, c’est le fait de prouver à tous ceux qui n’ont pas cru en eux qu’ils avaient tort et de prendre une revanche sur le passé qui les motive à se lever le matin.

 Pour d’autres encore, c’est le fait de choisir un domaine (un sport, une activité artistique, une expertise intellectuelle…) et de creuser le plus loin possible dedans, de devenir l’un des meilleurs au monde et de laisser une trace de leur passage sur Terre de cette manière…

Il y a autant de raisons d’agir qu’il y a d’êtres humains sur Terre…

C’est donc à vous de trouver les vôtres, celles qui vous donnent personnellement envie de soulever des montagnes !

Notez qu’il n’y a pas de « mauvaises » raisons d’agir.

Par exemple, pour certains, le fait de prouver tort aux personnes qui n’ont pas cru en eux les motive énormément.

Or, vous pourriez vous dire « Non mais il ne faut pas essayer de prouver quoi que ce soit aux gens, parce que ça revient à vivre sa vie en fonction de l’avis des autres… »

Mais ici, il ne s’agit pas de faire des jugements de valeur. Si c’est quelque chose qui vous motive pour mettre en place les changements qui vous tiennent à cœur dans votre vie, alors pourquoi ne pas l’utiliser ?

C’est un outil comme un autre. Il s’agit d’être pragmatique et d’utiliser tout simplement ce qui marche pour vous.

On se retrouve demain pour la 6ème méthode.

À demain !

– Sanjay